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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

"Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". "Tout le monde il est ami" a été et est le prétexte pour associer Picasso et Giacometti au Musée Picasso, Braque et Laurens au Musée de l'Annonciade à Saint-Tropez, Derain, Balthus et Giacometti au Musée d'Art Moderne. Entre ces peintres il y a eu des rencontres, des liens artistiques, des partages d'ateliers, des relations communes, parfois de l'admiration, mais les liens de pure amitié sont-ils toujours certains ?

Je retrouve, au Musée d'Art Moderne, Derain, Balthus et Giacometti.

Giacometti et Balthus se rencontrent dans les années 1925 à la "Grande Chaumière", Giacometti a 24 ans (il est né à Borgonovo rattaché à Sampa en Suisse), Balthus à 17 ans (Pseudonyme de Balthasar Klossowski, né à Paris en 1908). En 1933, ils font la connaissance de Derain (né à Chatou en 1880), déjà célèbre, de vingt ans leur ainé.

La justification de la réunion de ces trois artistes  tient principalement à la proximité des sujets qu'ils ont abordés : le portrait, la nature morte, les ateliers, le rêve. Ils ont eu également des modèles communs, Laure de Noailles, Sonia Mossé, Isabel Nicholas. Ils se sont tous trois intéressés aux maîtres anciens, ont copié leurs œuvres. Pierre Colle a été leur marchand, Pierre Matisse (le fils d'Henri), installé à New-York, leur a procuré une ouverture internationale.

Ce genre de rapprochement pourrait se faire pour beaucoup d'autres artistes. Il y a toutefois un lien particulier entre ces trois-là : leur peinture est empreinte d'un certain réalisme à contre-courant de leur époque marquée par le cubisme et le surréalisme qu'ils ont parfois abordés mais dont ils se sont rapidement détachés.

Les trois artistes ont travaillé pour le théâtre. Derain de 1919 à 1953 participe à une vingtaine de créations, décors et costumes. L'Enlèvement au Sérail de Mozart en 1951 et Le Barbier de Séville de Rossini en 1953 seront ses dernières réalisations. En 1935, Balthus collabore à la création des Cenci d'Antonin Artaud et à l'Etat de siège de Camus, mis en scène par Jean Louis Barrault. Giacometti conçoit le décor minimaliste d'En attendant Godot.

Une découverte : les illustrations de Balthus pour le livre "Les hauts du Hurlevent".

Une exposition assez captivante et le bonheur de voir les œuvres de Giacometti. J'ai un attachement de longue date pour lui. La fragilité qui apparait dans ses sculptures et la recherche, dans ses portraits, non pas de l'apparence mais de l'âme, me touche profondément. J'y retrouve aussi la solitude, ne sommes-nous pas au fond toujours seuls, seuls dans notre tête, seuls face à la mort ? Giacometti redoutait cette mort la nuit dans le noir, il dormait le jour. La fragilité avouée de cet homme beau et fort aide à accepter ses propres peurs.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Derain, L'Artiste et sa famille 1920-21 - Balthus, Le Roi des chats 1925  - Giacometti Autoportrait 1920 -  

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Derain Le Massacre des Innocents d'après Brueghel 1947 -  Balthus, La Légende de la Sainte Croix d'après Piero Della Francesca 1926 - Giacometti - Le Christ et la Samaritaine d'après Rembrandt non daté.

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

DERAIN - Les baigneuses 1908. Comment ne pas penser à Cézanne et à ses Grandes Baigneuses de 1865.

GIACOMETTI - La femme qui marche

La Rue - 1933 - est le premier tableau grand format de Balthus (MOMA New-York). "Ce tableau étonnant pourrait marquer le stade intermédiaire entre l'évasion  dans le rêve et le retour, par l'étape du somnambulisme, à la réalité de demain" Antonin Artaud

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

En 1934 Giacometti sculpte "Une tête cubiste", et en 1936 "La petite tête de Diego"

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Trois natures mortes

Chez Derain le repas est solide, ce qui semble fruit ou légume est de la même matière que le pot ou le bol. Pour Balthus la lumière irradie sur les objets de verre, mais la fourchette pique, le couteau tue et le marteau brise. La pomme de Giacometti est toute petite, posée sur une grande table, perdue dans l'espace linéaire, avec pour seule compagnon aux formes arrondies, un petit bouton de tiroir. 

DERAIN - La table garnie vers 1922

DERAIN - La table garnie vers 1922

BALTHUS - Nature morte - 1937

BALTHUS - Nature morte - 1937

GIACOMETTI - Nature morte avec une pomme - 1937

GIACOMETTI - Nature morte avec une pomme - 1937

DERAIN - La Nièce du Peintre  - 1931

De loin, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une toile de Balthus en raison de la pose et de la raideur d'automate que l'on retrouve dans "Les Enfants Hubert et Thérèse Blanchard" de Balthus de 1937

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

GIACOMETTI, Tête d'Isabel 1938 -  DERAIN, Portrait d'Isabel 1936

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

DERAIN, Nu assis à la draperie verte 1930/1935 - BALTHUS, La jeune fille à la chemise blanche 1955 - GIACOMETTI, Aïka 1959

La Jeune fille à la chemise blanche de Balthus est le portrait de Frédérique Tisson à 17 ans dont la mère avait épousé, après la guerre, Pierre Klossowski, frère de Balthus. Frédérique Tisson a vécu pendant huit ans avec Balthus à partir de 1954.

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Aïka - Détail

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

 Vidéo dans laquelle AÎKA parle de Giacometti - cliquez sur la flèche centrale pour démarrer la vidéo.

  Balthus - Illustration pour "Les Hauts du Hurlevent" 1933

Costumes dessinés par DERAIN

GIACOMETTI - Arbre pour le décor d'En attendant Godot

Exposition jusqu'au 27 Octobre 2017

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

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Publié le par voir-ou-revoir

Je m'ennuie un peu de vous chers lecteurs,  j'ose espérer qu'il en est de même pour vous. Pardonnez ce long silence. Les publications reprendront dans le courant du mois d'août et à partir de septembre elles retrouveront un rythme normal.

En attendant je vous souhaite un très bon été, des découvertes, du repos et du soleil

Amicalement

Michèle

VACANCES
VACANCES
VACANCES

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Publié le par voir-ou-revoir

J’entre pour la seconde fois à la Fondation Custodia. J’avais oublié, peut-être parce qu’il est lié à un mauvais souvenir, ce Musée du 121 rue de Lille dans le VIIe arrondissement de Paris où j’étais allée il y a quelques années. Mon amie Anne-Marie, passionnée d’art et visiteuse assidue des expositions parisiennes, l’a rappelé à mon souvenir en m’indiquant les expositions qui se tenaient actuellement au sous-sol et au 1er étage de l’Hôtel Levis-Mirepoix.

Derrière ce premier bâtiment, séparé par une petite cour, se tient l’Hôtel Turgot, bâtiment du XVIIIe siècle. Il renferme la collection Frits Lugt, un ensemble de 30.000 gravures, 7000 dessins, 220 peintures et 40.000 lettres d’artistes (une des plus importantes collections au monde), les lettres françaises du XIXe étant les plus nombreuses. Au 4ème étage, la bibliothèque de la Fondation, spécialisée en histoire de l’art en France, comprend 130.000 Volumes.

Ponctuellement la Fondation présente des expositions temporaires. Actuellement on peut voir :

  • Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt. Y sont réunis des tableaux (souvent des images) des grands artistes hollandais du Siècle d’Or avec leur dessin préparatoire. Il était interdit de photographier cette exposition riche d’une centaine de dessins dont quelques Rembrandt, et des œuvres d’Esaias Van de Velde, d’Adriaen van Ostade , de Jacob van Ruisdael et beaucoup de noms qui me sont étrangers. On peut y voir aussi de très beaux carnets d’esquisses.

  • La quête de la ligne. Cent feuilles retracent l’histoire du dessin en Allemagne, du début du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe, objet de la collection de l’historien d’art Hinrich Sieveking.

Je vous propose de voir les œuvres de cette « quête de la ligne » qui m’ont interpellée. Photographier les dessins permet de les étudier de plus près, surtout s'ils sont petits et estompés par le temps et d’agrandir des parties presque invisibles à l’œil nu.

Cette exposition ne nous met pas face à des maîtres très connus (tout au moins pour moi), ce qui ne retire rien à la qualité des œuvres. Le plaisir est aussi dans la quiétude et le bonheur de se retrouver quasiment seule dans les salles.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Wilhelm von Kobell - 1766-1853 - "Etudes de troncs d'arbres dans une forêt de feuillus", vers 1800 - aquarelle, pinceau et encore gris-brun sur une esquisse à la mine de plomb sur plusieurs feuilles de papier - 303x286mm

Wilhelm von Kobell - 1766-1853 - "Etudes de troncs d'arbres dans une forêt de feuillus", vers 1800 - aquarelle, pinceau et encore gris-brun sur une esquisse à la mine de plomb sur plusieurs feuilles de papier - 303x286mm

Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau - 1737-1806 - "Trois garçons à la cueillette de pommes" vers 1765 - sanguine sur papier 208x170mm

Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau - 1737-1806 - "Trois garçons à la cueillette de pommes" vers 1765 - sanguine sur papier 208x170mm

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Johann Heinrich Wilhelm Tischbein (1751-1829)

Illustration pour Le Roman de Renart : "Renart conduit au gibet" - aquarelle, plume et encre noire sur papier 240x380mm

Comme Tischbein, Goethe s'intéressait à l'antropomorphisme, qui attribue aux animaux les caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine. Goethe publie son poème épique (Le Roman de Renart) en 1794. En 1810, Tischbein rédige un poème épique sur le même sujet et crée les illustrations.

Tischbein - "Paysage de lacs au Schleswig-Holstein, avec des vestiges préhistoriques" 1808 - plume, encre brun-noir et aquarelle, sur papier 203x330mm

Tischbein - "Paysage de lacs au Schleswig-Holstein, avec des vestiges préhistoriques" 1808 - plume, encre brun-noir et aquarelle, sur papier 203x330mm

Franz Kobell - 1749-1822 - "Petite chute d'eau de la rivière Isar" vers 1820 - Pinceau et encres grise et brune sur papier - 163x208 mm

Franz Kobell - 1749-1822 - "Petite chute d'eau de la rivière Isar" vers 1820 - Pinceau et encres grise et brune sur papier - 163x208 mm

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Johann Georg von Dillis - 1759-1841 "La Forêt près de Berg au bord du lac Starnberger See" vers 1798 - Mine de plomb, pierre noire, plume et encre grise et aquarelle, sur papier 317x270mm

Alors qu'à la fin du XVIIIe siècle, les artistes allemands s'éprennent du lavis monochrome, Dillis privilégie la difficile technique de l'aquarelle y associant mine de plomb,   pierre noire et encre.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Christian Ernst Bernhard Morgenstern - 1805-1867 "Vue du domaine de Sieveking à Hamm, près de Hambourg" , vers 1835 - Mine de plomb, rehauts de blanc sur papier jaunâtre-ocre - 349x396mm.

Ce paysage que j'aime tout particulièrement a été acheté en 1829 par un grand mécène, le Dr Karl Sieveking. Il réunissait dans sa maison de nombreux artistes locaux. Une partie de l'ancien domaine Sieveking constitue aujourd'hui le parc public "Hammer Park" de Hambourg.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Ernst Fries - 1801-1833 - "Vue de Pagiano" 1825 - Pinceau et encres grise et brune sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 298x375mm.

La douceur et la transparence de ce lavis sont remarquables. Le dessin a sans doute été exécuté sur place lors d'un séjour du peintre en Toscane. Pagiano est un petit village au bord de l'Arno à quelques kilomètres de Florence.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Ces très beaux et fins portraits à la mine de plomb sont de :

Wilhelm Hensel - 1794-1861 :

- "Portrait de la ballerine Emilie Hoguet-Vestris" 1822 Mine de plomb sur papier 179x144mm

- "Portrait de la ballerine Stanis Lemière " 1822 - Mine de plomb sur papier 177x144mm

Gustav Heinrich Naeke - 1786-1835 - "Portrait du peintre Heinrich Reinbold" 1820 - Mine de plomb sur papier 146x94mm

Erwin Speckter - 1806-1835 "Portrait d'une jeune femme d'Albano - vers 1831 - Mine de plomb sur papier 156x133 - On retrouve ce dessin dans la vue de son atelier (voir ci-dessous)

 

                                   

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Erwin Speckter - "Bernhard Neber et Erwin Speckter dans leur atelier à Rome" 1831 - Aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 192x249mm

Mes lecteurs qui sont peintres doivent, comme moi, s'interroger sur l'habillement des deux amis. Il fait sans doute froid ,  comme l'atteste le poêle, mais tout de même... peindre en redingote et en haut de forme ne doit pas faciliter le geste.

Adrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mmAdrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mm

Adrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mm

Ernst Ferdinand Oehme - "Paysage fluvial dans le brouillard du matin" 1840 - aquarelle sur papier - 140x204

Ernst Ferdinand Oehme - "Paysage fluvial dans le brouillard du matin" 1840 - aquarelle sur papier - 140x204

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Victor Paul Mohn - 1842-1911 - "Bosquet de chênes dans le forêt de Serpentara, près d'Olevano" - 1866

Aquarelle, plume et encres brune et grise sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 318x474mm.

Mohn appartient à la dernière génération des peintres romantiques. Il fut l'élève de Richter. Il part en Italie avec deux autres élèves et marchent dans les traces de leur maître. Ils continuent de travailler, d'après nature, à la mine de plomb et à l'aquarelle, alors que les esquisses à l'huile sont devenues à la mode.

 

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Dans ce très beau dessin de François, baron Gérard, de 1810, représentant "Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie", fils de Joséphine,  la ligne est omniprésente. Le visage seul est aquarellé. L'agrandissement nous permet de voir la finesse et l'extraordinaire précision des petites touches de ce portrait d'environ 25mm de haut.

Aquarelle et mine de plomb sur papier 208x161 mm,

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

 Anton van Dyck (1599-1641). "Un chevalier tombant de son cheval cabré", plume et encre brune sur papier - 100x87mm

Anton van Dyck était assistant de Rubens et ce dessin, probablement de cette période montre l'ambition du peintre à traiter les scènes de batailles d'une façon aussi éclatantes que celles de son maître. D'une grande vigueur et spontanéité, fait de lignes plus ou moins appuyées et d'un modelé en hachures, cette esquisse termine de façon éclatante l'exposition.

La quête de la ligne - Trois siècles de dessin en Allemagne - à voir jusqu'au 7 Mai 2017.

photos MP

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Jeudi. Je décide d'aller voir l'exposition Vermeer au Louvre : un monde fou. Ma carte "pass" n'est pas suffisante, il faut aller au guichet chercher une contremarque pour un horaire précis. Je renonce .J'aurais eu plaisir à retrouver certaines œuvres que j'ai vues au Musée Mauritshuis de la Haye et qui m'avaient impressionnées, mais pas dans ces conditions d'attente et d'impossibilité de s'approcher des tableaux, souvent très petits. Et puis on peut voir et revoir "La dentellière" aussi longtemps que désiré, au 2ème étage de l'aile Richelieu...là où le public se fait rare. Vermeer sera pour un autre jour peut-être.. 

 

 

VERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cmVERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cm

VERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cm

Je me rabats sur "Collection Leiden" que j'avais également l'intention de voir. L'exposition  se trouve justement au deuxième étage, donc probablement moins de monde.

Je monte, en soufflant un peu, les longs escaliers de l'Aile Sully  mais la récompense est à l'arrivée. Comme supposé, très peu de visiteurs... le bonheur !

Dans deux salles et un petit couloir obscur pour les petits formats   sont accrochés une trentaine de peintures et de dessins des plus grands peintres du "Siècle d'or".

Thomas Kaplan et son épouse, Daphné Recanati ont donné à leur collection le nom de Leiden, en référence à la ville de Leyde (Leiden aux Pays Bas), là où est né Rembrandt.

Entre 2003 et 2006 ils achètent onze Rembrandt, un Vermeer et la seule peinture de Carel Fabriatius en collection privée

En 2009 ils acquièrent "Eliézer et Rebecca au puits" de Ferdinand Bol et apprennent qu'ils ont remportés l'enchère sur le Louvre. "Nous avons comme politique de ne jamais nous mettre en compétition avec un musée" précise Tomas Kaplan. Cette œuvre, prêtée au Louvre depuis 2010, vient d'être officiellement donnée à l'occasion de cette exposition "...une manière de remercier le Louvre et la France".

Dans la collection Leiden, les élèves de Rembrandt sont tous présents, Gerrit Dou, Ferdinand Bol, Carel Fabritius, Govaert Flinck, Nicolaes Maes ...

Cette exposition est un enchantement. Les dix œuvres de Rembrandt s'imposent,   un coup de cœur pour le petit "Portrait d'un vieil homme" et une très belle ébauche récemment attribuée au Maître. Tous les tableaux des plus grands peintres hollandais qui entourent Rembrandt  sont des chefs-d'œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à me détacher de "l'Autoportrait" de Jan Lievens et de son "Garçon à la cape" . 

A voir jusqu'au 22 MAI 2017

 

REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau
REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneauREMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau

REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau

REMBRANDT - "Portrait d'un viel homme" - peut-être un Rabbin - vers 1643 huile sur panneau - 22x18,4cm

REMBRANDT - "Portrait d'un viel homme" - peut-être un Rabbin - vers 1643 huile sur panneau - 22x18,4cm

REMBRANDT - "Etude d'une femme à la coiffe blanche" vers 1640 - huile sur panneau - 47,3 x 39 cm

REMBRANDT - "Etude d'une femme à la coiffe blanche" vers 1640 - huile sur panneau - 47,3 x 39 cm

REMBRANDT - "Minerve" vers 1635 - huile sur toile 136x116cm

REMBRANDT - "Minerve" vers 1635 - huile sur toile 136x116cm

détail - photo MP

détail - photo MP

REMBRANTD - "Portrait d'Arthenie Crepal"- 1635 - 83,5x67,6cm

REMBRANTD - "Portrait d'Arthenie Crepal"- 1635 - 83,5x67,6cm

REMBRANDT - "Ebauche"

REMBRANDT - "Ebauche"

Jan LIEVENS - "Garçon à la cape et au turban" Portrait du prince Rupert de Palatinat - vers 1631 - huile sur panneau 66,7x51,8cm

Jan LIEVENS - "Garçon à la cape et au turban" Portrait du prince Rupert de Palatinat - vers 1631 - huile sur panneau 66,7x51,8cm

Jan LIEVENS - Autoportrait - huile sur panneau - 42x37cm

Jan LIEVENS - Autoportrait - huile sur panneau - 42x37cm

Gérard DOU - "Un Ermite" vers 1665-1670 - huile sur panneau 18x12,7cm

Gérard DOU - "Un Ermite" vers 1665-1670 - huile sur panneau 18x12,7cm

Hendrick ler Brugghen - "Allegorie de la Foi" - vers 1626 - huile sur toile 72,3x56,3cm

Hendrick ler Brugghen - "Allegorie de la Foi" - vers 1626 - huile sur toile 72,3x56,3cm

Jan Steen - Banquet d'Antoine et Cléopâtre - huile sur toile 82,1x107,8cm

Jan Steen - Banquet d'Antoine et Cléopâtre - huile sur toile 82,1x107,8cm

Carel Fabriatius - "Agar et l'ange" - vers 1645 - 156x136cm - photo MP

Carel Fabriatius - "Agar et l'ange" - vers 1645 - 156x136cm - photo MP

détail - photo MP

détail - photo MP

Vous pouvez revoir l'article sur "Le chardonneret" de Carel Fabritius en cliquant : http://www.voir-ou-revoir.com/search/carel%20fabritius/ ) .

TABLEAU OFFERT AU LOUVRE - Ferdinand Bol - Eliézer et Rebecca au puits - vers 1645/1646 - huile sur toile 171x171cm

TABLEAU OFFERT AU LOUVRE - Ferdinand Bol - Eliézer et Rebecca au puits - vers 1645/1646 - huile sur toile 171x171cm

détail

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Publié dans : #Expositions à Paris
Autoportrait à la palette - 1865-1866 109x71cm - Chicago

Autoportrait à la palette - 1865-1866 109x71cm - Chicago

Frédéric Bazille est né le 6 décembre 1841. Il est issu d'une vieille famille d'orfèvres et de négociants, membres de l'Eglise réformée. Son père, propriétaire terrien et viticulteur est un notable. Bazille passe son enfance entre l'hôtel situé Grand-Rue à Montpellier et la résidence d'été de la famille, le domaine de Méric (devenu, de nos jours, un parc public). La bâtisse rose est située en hauteur, et la pente du parc descend jusqu'à la rivière Lez. "Méric, un greffon de Florence enté en Languedoc est un lieu magique" (F.B.Michel - biographie de Bazille)

 

Résidence de Méric

Résidence de Méric

En 1859, après avoir passé le baccalauréat, Bazille envisage de se consacrer à la peinture. Il entreprend cependant des études de médecine, carrière voulue par ses parents, tout en peignant pendant son temps libre et en suivant des cours de peinture et de dessin dans l'atelier du sculpteur Joseph Baussan.

En 1862, ses parents acceptent qu'il poursuive ses études à Paris, mais Bazille conserve la volonté d'être peintre. Il fréquente l'atelier de Charles Gleyre. Il y rencontre Monet, Sisley et Renoir. Monet sera un guide que Bazille hébergera et aidera beaucoup financièrement.

En 1854, il échoue à sa deuxième année de médecine, son père accepte finalement qu'il se consacre à la peinture.

Bazille est un hôte assidu du salon de sa cousine Mme Lejosne. Il y retrouve Baudelaire, Verlaine, Barbey d'Aurevilly, Braquemond, Manet. Cette élite, opposée à Napoléon III, voue un culte à Victor Hugo, l'exilé, et est hostile à l'académisme.

Il se lie d'amitié avec Pissarro, Fantin-Latour, Nadar (il sera présent à l'envol du "Géant"-voir article http://www.voir-ou-revoir.com/search/nadar/), Zola, Degas et Cézanne qu'il réunira au petit café Guerbois des Batignolles à quelques pas de l'atelier de Manet.

Ci-dessus - L'Atelier de la rue de Visconti - 1867 - Huile sur toile, 65x48cm, Richmond

L'atelier est un lieu essentiel pour les peintres : on s'y rencontre pour observer les progrès des uns et des autres, s'encourager, engager des débats esthétiques, y diner ensemble. C'est aussi un sujet de peinture lorsque l'on ne peut pas s'offrir des modèles ou sortir peindre en plein air.

Ci-dessous :

Atelier de la rue de la Condamine - 1869/1870 -  huile sur toile 98x128,5cm - Paris Musée d'Orsay.

Edmond Maître est au piano, Emile Zola parle à Renoir qui peint, et la grande silhouette de Bazille est de la touche de Manet.

Frédéric BAZILLE au Musée d'Orsay - Février 2017

En 1865, Bazille quitte son petit local de la rue de Vaugirard pour s'installer avec Monet dans un atelier 6, rue de Fürstenberg, face à l'atelier de Delacroix. De leur fenêtre les deux amis peuvent voir la pièce ou peint le maître. Ils y recevront Courbet venu encourager Monet qui peint "Le Déjeuner sur l'herbe". Bazille déménagera plusieurs fois durant les huit années passées à Paris. En 1966, rue Godot-de-Mauroy, puis rue de Visconti, aux Batignolles, et en avril 1870 rue des Beaux-Arts.

Bazille aime la vie parisienne, le théâtre, les concerts. Il partage sa passion pour la littérature, la poésie et le piano avec Edmond Maître avec lequel il entretiendra une amitié profonde. Mais il aime aussi se ressourcer au grand air et fait de nombreuses escapades à Honfleur avec Monet, à Chailly, à Barbizon, à Aigues-Mortes et retourne régulièrement tous les étés à Méric, site essentiel dans l'œuvre de Bazille.

Ci-dessus -  Paysage à Chailly - 1865 - huile sur toile 81x100cm - Chicago

Les remparts d'Aigues-Mortes - 1867 - Huile sur toile 46x75cm - Montpellier Musée Fabre

Les remparts d'Aigues-Mortes - 1867 - Huile sur toile 46x75cm - Montpellier Musée Fabre

Entre 1863 et 1870, Bazille peint plus d'une cinquantaine d'œuvres de tout genre : portraits, paysages, natures mortes (à cette époque genre important, modeste et peu couteux), nus (surtout masculins).

 

Négresse aux pivoines - 1870 - huile sur toile 60x75cm - Montpellier Musée Fabre

Négresse aux pivoines - 1870 - huile sur toile 60x75cm - Montpellier Musée Fabre

Portrait de Pierre Auguste Renoir - vers 1868-1869 - huile sur toile 61x50cm - Montpellier Musée Fabre - dépôt du Musée des beaux arts d'Alger

Portrait de Pierre Auguste Renoir - vers 1868-1869 - huile sur toile 61x50cm - Montpellier Musée Fabre - dépôt du Musée des beaux arts d'Alger

La Robe rose - 1864 - 147x110cm - Paris Musée d'Orsay

La Robe rose - 1864 - 147x110cm - Paris Musée d'Orsay

Ruth et Booz - 1870 - huile sur toile 138x202xm - Montpellier  Musée Fabre

Ruth et Booz - 1870 - huile sur toile 138x202xm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte au héron - 1867 huile sur toile 98x78cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte au héron - 1867 huile sur toile 98x78cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte aux poissons - 1866 - huile sur toile 47x39cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte aux poissons - 1866 - huile sur toile 47x39cm - Montpellier Musée Fabre

Jeune Homme nu couché sur l'herbe - vers 1867 - huile sur toile - 147x139 - Montpellier Musée Fabre

Jeune Homme nu couché sur l'herbe - vers 1867 - huile sur toile - 147x139 - Montpellier Musée Fabre

Le Pêcheur à l'épervier - 1868 - huile sur toile 188x87cm - Remagen

Le Pêcheur à l'épervier - 1868 - huile sur toile 188x87cm - Remagen

Bazille meurt tragiquement le 28 Novembre 1870, au cours de la guerre franco-prussienne. Avec la fougue de la jeunesse il s'est engagé dans le 3ème régiment de Zouaves. Sergent major nouvellement promu, il reçoit une balle dans le bras et une dans le ventre lors de l'assaut de Beaune-la-Rolande (Loiret).

La quasi-totalité de son œuvre est rapatriée chez ses parents, où personne ne la voit durant près de trente ans. Nous devons à Manet et au critique Roger Marx la redécouverte de Bazille. A l'Exposition Universelle de 1900, Roger Marx fait le bilan d'un siècle de peinture française et introduit avec les impressionnistes qui sont devenus célèbres, l'oublié Bazille. La "Vue du village" et "La Toilette" sont présentés dans la salle des précurseurs du mouvement

La Vue du Village - 1868 - Huile sur toile - 137x85cm - Montpellier Musée Fabre

La Vue du Village - 1868 - Huile sur toile - 137x85cm - Montpellier Musée Fabre

La Toilette - 1870, huile sur toile 130x128cm - Montpellier Musée Fabre

La Toilette - 1870, huile sur toile 130x128cm - Montpellier Musée Fabre

Marc Bazille, frère de Frédéric, propose pour une somme symbolique "La Réunion de famille" aux musées nationaux. En 1910, une première grande rétrospective est organisée dans le cadre du Salon d'Automne.

 

La Réunion de famille - 1867-1868 - huile sur toile 152x230cm - Paris Musée d'Orsay

La Réunion de famille - 1867-1868 - huile sur toile 152x230cm - Paris Musée d'Orsay

Bazille n'aura vendu aucun tableau de son vivant, d'ailleurs il n'avait nullement besoin d'argent, ses parents lui versaient une rente mensuelle mais il devait rendre des comptes. Mécène pour ses amis, il acheta notamment à Monet "Les Femmes au jardin".

En 1870 il émergeait à peine sur la scène artistique, le Salon lui ouvrait ses portes : "Je suis lancé, écrivait-il à son frère Marc, et tout ce que j'exposerai dorénavant sera regardé". Bazille n'a pas eu la chance de vivre le plein épanouissement de l'impressionnisme.

C'est une très belle exposition qui, au travers des œuvres de Bazille en résonance avec celles de ses amis et contemporains, met en évidence la recherche de cette génération sur la peinture en plein air et particulièrement selon Bazille "comment peintre une figure au soleil"

Pierre Auguste RENOIR - Bazille peignant à son chevalet - 1867

Pierre Auguste RENOIR - Bazille peignant à son chevalet - 1867

Claude MONET - Portrait de Bazille à la ferme Saint-Siméon -  1864

Claude MONET - Portrait de Bazille à la ferme Saint-Siméon - 1864

PREMIERE EXPOSITION SUR BAZILLE ORGANISEE PAR LES MUSEES NATIONAUX

Jusqu'au 5 Mars 2017 - Musée d'Orsay PARIS

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Publié dans : #Expos Associations

J'ai le bonheur de participer depuis quelques mois au Collectif de l'Association "ART RENCONTRE" à Eaubonne. Une ambiance chaleureuse et des relations amicales entre les membres font que ce Collectif peut mener à bien des projets "ambitieux". Le dernier projet concerne l'exposition qui se tiendra du 30 janvier au 30 mars 2017 à l'Espace Lino Ventura de Garges-lès-Gonesse dans le Val d'Oise : "Il suffit de passer le pont".

Une passerelle (pont) en cagettes de bois, réalisée par les artistes, s'élance du hall d'accueil et rejoint le premier étage où des œuvres sont exposées : peintures, gravures, photographies, installations et vidéos.

La mise en place de cette exposition a demandé une forte implication des membres du Collectif et du courage pour l'installer. Un grand merci à la Présidente, Mireille DENIS-MALHERBE qui accorde confiance et liberté aux artistes.

En savoir plus sur l'Association : http://artrencontre.over-blog.com/

Voir ci-dessous la vidéo de l'installation et les renseignements pour vous rendre à l'exposition.

 

Espace Lino Ventura - Avenue du Général de Gaulle

95140 GARGES-Lès-GONESSE

espacelinoventura@villedegarges.com

Renseignements expositions : 01 34 53 31 06

 

L'ASSOCIATION ART RENCONTRE à Garges-lès-Gonesse - Val d'Oise - Janvier 2017
L'ASSOCIATION ART RENCONTRE à Garges-lès-Gonesse - Val d'Oise - Janvier 2017

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La danse au Musée

Décidemment j'aime bien cette "Petite Galerie" du Louvre et ses expositions intimistes. Elle présente toujours peu d'œuvres et elle nous donne des explications claires dans des scénographies toujours innovantes.

"Le corps en mouvement" évoque le défi posé aux artistes pour donner existence au mouvement à partir des différents matériaux et techniques. Le problème à résoudre n'est pas le même pour les peintres qui travaillent en deux dimensions et pour les sculpteurs ou les modeleurs qui doivent animer la matière. La difficulté est de capter un mouvement rapide comme courir, marcher, danser.

Dans cette exposition on découvre les réponses apportées par les artistes, de l'antiquité jusqu'au début du XXe. Mon coup de cœur : les petites sculptures antiques.

La visite se poursuivait dans les salles de sculptures et dans la cour de Marly, pour admirer entre autres, des œuvres de Guillaume Ier Coustou, Nicolas Coustou, Pierre Lepautre etc...

Cliquez sur les images pour les agrandir


 

Antoine Barye - Cavalier grec attaqué par un serpent - plâtre modèle original - 1840

Antoine Barye - Cavalier grec attaqué par un serpent - plâtre modèle original - 1840

Agostino di Duccio - La Vierge et l'Enfant entre deux anges - Marbre, rehauts d'or - vers 1460Agostino di Duccio - La Vierge et l'Enfant entre deux anges - Marbre, rehauts d'or - vers 1460

Agostino di Duccio - La Vierge et l'Enfant entre deux anges - Marbre, rehauts d'or - vers 1460

Jean de Bologne dit Giambologna - Mercure volant - Bronze 1574. Défi lancé à l'équilibre en sculpture. Mercure repose sur la tête du dieu des vents Eole.
Jean de Bologne dit Giambologna - Mercure volant - Bronze 1574. Défi lancé à l'équilibre en sculpture. Mercure repose sur la tête du dieu des vents Eole.Jean de Bologne dit Giambologna - Mercure volant - Bronze 1574. Défi lancé à l'équilibre en sculpture. Mercure repose sur la tête du dieu des vents Eole.

Jean de Bologne dit Giambologna - Mercure volant - Bronze 1574. Défi lancé à l'équilibre en sculpture. Mercure repose sur la tête du dieu des vents Eole.

Alexandre Calder - Lanceur de poids - 1929

Alexandre Calder - Lanceur de poids - 1929

Nicolas André Monsiau - Le Lion de Florence - 1801 - Huile sur toileNicolas André Monsiau - Le Lion de Florence - 1801 - Huile sur toile

Nicolas André Monsiau - Le Lion de Florence - 1801 - Huile sur toile

Figurine Féminine - Crète - 14è siècle  avant JC.

Figurine Féminine - Crète - 14è siècle avant JC.

Giovanni Battista Tiepolo - Apollon et Daphnée - 1743 - huile sur toile
Giovanni Battista Tiepolo - Apollon et Daphnée - 1743 - huile sur toile

Giovanni Battista Tiepolo - Apollon et Daphnée - 1743 - huile sur toile

Pierre François Berruer - Terpsichore - Muse de la danse - esquisse pour la grand théâtre de Bordeaux - terre cuite 1778

Pierre François Berruer - Terpsichore - Muse de la danse - esquisse pour la grand théâtre de Bordeaux - terre cuite 1778

Acrobate - Tarente - Italie actuelle - vers 300/275 avant JC

Acrobate - Tarente - Italie actuelle - vers 300/275 avant JC

Danseuses accompagnées d'Eros jouant du tambourin - Terre cuite - Athènes vers 350/300 avant JC

Danseuses accompagnées d'Eros jouant du tambourin - Terre cuite - Athènes vers 350/300 avant JC

Danseuse aux crotales - Corinthe - 325/280 avant JC - terre cuite

Danseuse aux crotales - Corinthe - 325/280 avant JC - terre cuite

Auguste Rodin - Mouvement de danse - 1911

Auguste Rodin - Mouvement de danse - 1911

Guillaume Ier Coustou - Hippomène ; Pierre Lepautre - Atalante ; Nicolas Coustou - Apollon poursuivant Daphné
Guillaume Ier Coustou - Hippomène ; Pierre Lepautre - Atalante ; Nicolas Coustou - Apollon poursuivant Daphné
Guillaume Ier Coustou - Hippomène ; Pierre Lepautre - Atalante ; Nicolas Coustou - Apollon poursuivant Daphné

Guillaume Ier Coustou - Hippomène ; Pierre Lepautre - Atalante ; Nicolas Coustou - Apollon poursuivant Daphné

Depuis quarante ans je fréquente le Louvre, presque un anniversaire. Durant mes études, j'y ai été copiste, j'ai vu de nombreuses expositions et visité beaucoup de salles, mais je suis loin d'avoir vu et loin de connaître toutes les richesses de ce musée cher à mon cœur. Ainsi c'était peut-être aujourd'hui la 400ème fois que  j'entrais au Louvre, et pourtant j'ai découvert une œuvre que je n'avais pas remarquée jusque-là : une "Vierge de douleur" dont le magnifique drapé évoque les mouvements de son âme. Elle complétait ma visite et l'achevait en beauté.

 jusqu’au 3 juillet 2017 – Petite Galerie – Aile Richelieu

CORPS EN MOUVEMENT - Musée du Louvre - Janvier 2017
Germain Pilon - Vierge de douleur - terre cuite polychrome et gypse. Modèle original de la statue de marbre pour la chapelle funéraire d'Henri II à Saint Denis (aujourd'hui dans l'église Saint Paul Saint Louis à Paris)Germain Pilon - Vierge de douleur - terre cuite polychrome et gypse. Modèle original de la statue de marbre pour la chapelle funéraire d'Henri II à Saint Denis (aujourd'hui dans l'église Saint Paul Saint Louis à Paris)

Germain Pilon - Vierge de douleur - terre cuite polychrome et gypse. Modèle original de la statue de marbre pour la chapelle funéraire d'Henri II à Saint Denis (aujourd'hui dans l'église Saint Paul Saint Louis à Paris)

CORPS EN MOUVEMENT - Musée du Louvre - Janvier 2017

INFORMATION

"IL SUFFIT DE PASSER LE PONT"

Les artistes de l'Association ART RENCONTRE, dont je fais partie,  investissent le Centre Culturel Lino Ventura à Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise) du 30 janvier au 30 mars 2017.

Si vous êtes de cette région ne manquez pas d'aller voir ce travail collectif . L'une des grandes installations, Le "Pont",  présenté l'an dernier à l'Hôtel de Mézières à Eaubonne avait obtenu un grand succès.

Pour plus d'information, cliquez sur le lien ci-dessous.

http://artrencontre.over-blog.com/2017/01/le-collectif-a-garges-les-gonesse.html

CORPS EN MOUVEMENT - Musée du Louvre - Janvier 2017
CORPS EN MOUVEMENT - Musée du Louvre - Janvier 2017

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BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017

Amour, santé, bonheur, créativité....

 

sincèrement et amicalement

                                                                         Michèle 

photo MP

photo MP

Nous croissons comme les arbres ;

Nous croissons non pas à un seul endroit

Mais partout ;

Non pas dans une direction,

Mais tout autant vers le haut,

Vers le dehors que vers le dedans

Et vers le bas.

Notre force opère à  la fois dans le tronc,

Dans les branches et dans les racines.

Il ne nous appartient plus

De faire quelque chose séparément,

Ni d'être quelque chose de séparé.

***

Friedrich Nietzsche

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Publié dans : #Expositions à Paris

COLLECTION TESSIN

Actuellement au Louvre, rotonde Sully, et jusqu'au 16 janvier 2017, se tient une très belle exposition de la collection de Carl Gustaf de Tessin, Grand maréchal de la cour de Suède et architecte renommé.

Lors de son troisième séjour à Paris, le comte de Tessin assuma les fonctions d'ambassadeur de Suède (sans en avoir le titre). Il vécut à la cour de Louis XV de 1739 à 1741. Durant ces trois années, courant les ateliers d'artistes, les boutiques et les ventes aux enchères, il se constitua une riche collection de peintures et de dessins. Il fut notamment le principal acheteur de la grande vente Crozat de 1741 (de Tessin aurait acheté 2057 dessins).

Il devint l'ami de François Boucher qui réalisa pour lui le "Triomphe de Vénus".

Sa boulimie d'achats d'œuvres et son énorme train de vie l'obligèrent à vendre une partie de sa collection au roi de Suède, Frédéric Ier qui en fit cadeau à la reine Louise-Ulrique.

Le Louvre présente une centaine d'œuvres parmi les 9000 conservées au  Nationalmuseum de Stockholm http://www.nationalmuseum.se/

Cette exposition a été peu médiatisée, on la visite tranquillement. J'ai particulièrement aimé les nombreux et admirables dessins exposés que j'ai pu regarder longuement et photographier sans gêner ni être gênée.

cliquez sur les images pour les agrandir 

François BOUCHER (1703-1770) La Naissance de Vénus 1740
François BOUCHER (1703-1770) La Naissance de Vénus 1740François BOUCHER (1703-1770) La Naissance de Vénus 1740
François BOUCHER (1703-1770) La Naissance de Vénus 1740

François BOUCHER (1703-1770) La Naissance de Vénus 1740

Jean RESTOUT -(1692-1768) Portrait de Jean Bernard Restout à 4 ans - 1736

Jean RESTOUT -(1692-1768) Portrait de Jean Bernard Restout à 4 ans - 1736

Antoine WATTEAU (1684-1721) Feuille d'étude vers 1716 - sanguine

Antoine WATTEAU (1684-1721) Feuille d'étude vers 1716 - sanguine

François BOUCHER - Vers 1734 : Deux petits mendiants - Deux jeunes paysannes ; vers 1737 : Jeune fille assise tenant un éventail
François BOUCHER - Vers 1734 : Deux petits mendiants - Deux jeunes paysannes ; vers 1737 : Jeune fille assise tenant un éventailFrançois BOUCHER - Vers 1734 : Deux petits mendiants - Deux jeunes paysannes ; vers 1737 : Jeune fille assise tenant un éventail

François BOUCHER - Vers 1734 : Deux petits mendiants - Deux jeunes paysannes ; vers 1737 : Jeune fille assise tenant un éventail

J'ai fait la découverte d'un dessin très intéressant qui serait le dessin préparatoire au "Portrait d'un vieillard et jeune garçon" de Ghirlandaio qui se trouve au Louvre. Il s'agit du dessin d'un défunt sur son lit de mort commandé par les descendants.

Domenico Bigordi dit il Ghirlandaio (1449-1494) - Vers 1490 "Tête de viel homme"

Domenico Bigordi dit il Ghirlandaio (1449-1494) - Vers 1490 "Tête de viel homme"

TITIEN (1488-1576) - Scène de bataille - vers 1536 - plume et encre brune

TITIEN (1488-1576) - Scène de bataille - vers 1536 - plume et encre brune

 

 

 

 

 

 

Pierre Paul RUBENS (1577-1640) - Le Nain du comte d'Arundel - vers 1620 - Sanguine, pierre noire, encre brune, rehaut de craie

REMBRANDT (1606-1669) Buste de veillard - vers 1630

REMBRANDT (1606-1669) Buste de veillard - vers 1630

Jacques CALLOT (1592-1635) La tentation de Saint Antoine - vers 1635 - Pierre noire, encre brune, rehaut de blancJacques CALLOT (1592-1635) La tentation de Saint Antoine - vers 1635 - Pierre noire, encre brune, rehaut de blanc

Jacques CALLOT (1592-1635) La tentation de Saint Antoine - vers 1635 - Pierre noire, encre brune, rehaut de blanc

Albrecht DURER (1471-1528) Portrait de femme aux cheveux tressés - Pierre noire et fusain

Albrecht DURER (1471-1528) Portrait de femme aux cheveux tressés - Pierre noire et fusain

Mathis Gothart Nithart dit Grûnewald (1475/1480-1528) - Tête de vieillard - vers 1515 - Fusain

Mathis Gothart Nithart dit Grûnewald (1475/1480-1528) - Tête de vieillard - vers 1515 - Fusain

Lucas Van Leyden (1494-1533) Portrait d'homme - 1521 - Fusain et pierre noire

Lucas Van Leyden (1494-1533) Portrait d'homme - 1521 - Fusain et pierre noire

Charles de la Fosse (1636-1716) - Tête de Jeune fille de profil - 1682 - Pierre noire, sanguine, pastel

Charles de la Fosse (1636-1716) - Tête de Jeune fille de profil - 1682 - Pierre noire, sanguine, pastel

Claude Mellan (1596-1688) - Cardinal de Richelieu - 1642 - quelques mois avant sa mort en décembre 1642

Claude Mellan (1596-1688) - Cardinal de Richelieu - 1642 - quelques mois avant sa mort en décembre 1642

A la fin de l'exposition un remarquable petit tableau (huile sur bois), environ 15x10 cm représente un "Paysan âgé lisant une feuille de papier. Ces petites peintures étaient en vogue au XVIIe siècle.

Entourage d'Adrian van Ostade - vers 1650

Entourage d'Adrian van Ostade - vers 1650

L'exposition se termine par ce petit tableau (huile sur cuivre) à double face de Martin Van Meytens. Ce qui apparaît comme une image pieuse cache en réalité un exemple de pornographie. Il ne reste de ces tableaux, nombreux au XVIIIe siècle, que quelques rares témoins aujourd'hui.

Tessin conservait ce tableau dans son cabinet de toilette.

Martin Van Meytens - peintre suédois (1695-1770) - Nonne agenouillée en train de lire - 1731Martin Van Meytens - peintre suédois (1695-1770) - Nonne agenouillée en train de lire - 1731

Martin Van Meytens - peintre suédois (1695-1770) - Nonne agenouillée en train de lire - 1731

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Cette exposition, très dense, situe et montre l’importance de la peinture dans l’histoire politique et culturelle du Mexique. Elle traite de nombreux sujets : la révolution mexicaine, la lutte des classes, la place tenue par les femmes dans cette lutte, mais aussi l’importance des échanges artistiques avec la France (à travers le cubisme et le surréalisme), l’épanouissement de l’art mexicain aux Etats-Unis, et bien d’autres.

Ce sujet m’apparaissait très difficile à traiter d’une façon concise. Je craignais de me noyer dans les détails de l’histoire, de l’idéologie, des traditions. Les grands artistes qui se sont imposés durant cette période, Diego Rivera, José Clemente Orozco, David Alfaro Siqueiros, et Frida Kahlo,   sont venus à mon secours en me « permettant » de m’appuyer sur un résumé de leur biographie et sur quelques-unes de leurs œuvres présentées (les photos sont permises).

Cette exposition est certes très intéressante, mais elle ne m’a pas fait vibrer. J’ai regretté de ne pas voir davantage de tableaux de Diego Rivera et de Frida Kahlo (je n’avais pas pu voir l’exposition qui lui était consacrée à l’Orangerie des Tuileries). Pour combler ce vide j’ai visualisé encore une fois le très beau film de Julie Taymor « Frida » (sorti en 2002) que je vous conseille vivement de regarder.

 

DIEGO RIVERA

Diego Rivera est né en 1886 à Guanajuato. Entré à l’Ecole nationale des beaux-arts de San Carlos à douze ans, il obtient son diplôme en 1905.

Grâce à une bourse d’Etat il part étudier en Europe. A son retour au Mexique ses premières expositions lui apportent un vif succès (la femme du président Diaz lui achète, en particulier, six tableaux).

En 1911, fuyant la guerre civile, Diego part pour Paris. Installé à Montparnasse, tout près de La Ruche, il mène une vie de bohème. Il découvre le cubisme, fréquente « la communauté » russe : Soutine, Zadkine, Lipchitz …

De retour au Mexique en 1920, il exécute sa première peinture murale. Artiste engagé, ses œuvres traitent la guerre civile et la révolution. Très vite il commence ses premières fresques, et c’est avec lui et autour de lui que se crée le Muralisme (mouvement purement mexicain auquel se joindront des artistes étrangers).

En 1929 il est exclu du parti communiste. La même année il épouse Frida Kahlo engagée dans le parti communiste depuis 1928.

En 1933 Diego Rivera réalise une fresque pour le Rockefeller Center de New York, « L’Homme au carrefour », elle sera détruite par son commanditaire avant même son achèvement (le peintre avait choisi d’y faire figurer Lénine).

 

L'homme au carrefour - 486x1145cm - Mexico Palais des Beaux Arts. Version réalisée à Mexico d'après une photographie de la fresque du Rockefeller Center détruite en 1934

L'homme au carrefour - 486x1145cm - Mexico Palais des Beaux Arts. Version réalisée à Mexico d'après une photographie de la fresque du Rockefeller Center détruite en 1934

En 1938 Diego Rivera accueille, quelques temps chez lui, Léon Trotski.   

Diego Rivera et Frida Kahlo forment un couple emblématique du monde de l’art mexicain.

Diego Rivera s’éteint à Mexico en 1957, trois ans après sa femme.

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JOSE CLEMENTE OROZCO (1883-1949)

Orozco participe pour la première fois à une manifestation artistique importante en 1910.

Comme Rivera, Orozco rallie les artistes mexicains pour lesquels la révolution politique entraîne un changement d’esthétique, qui doit rendre compte du progrès social. Au cours de la révolution il exécute de nombreuses caricatures pour la revue Vanguardia. Plus tard, il se consacre à la décoration peinte de l’Ecole nationale préparatoire avec Siqueiros et Rivera.

En 1925 et 1929, il expose à Paris et au début des années trente il jouit d’une renommée internationale.

Entre 1940 et 1949, Ortozco exécute des compositions imposantes qui témoignent de sa maîtrise technique.

1926 - Les femmes de soldats

1926 - Les femmes de soldats

1931 - Les morts

1931 - Les morts

DAVID ALFARO SIQUEIROS (1896-1974)

Siqueiros a toujours mené de front la pratique picturale et la pratique politique. A dix-huit ans, il s’engage dans la révolution de Zapata en lutte contre la dictature de Huerta.

Vers 1918, il se rend en Europe avec une bourse du gouvernement mexicain. A Paris, il rencontre Diego Rivera avec lequel il va élaborer les lignes maîtresses d’un renouveau de la peinture qui devra être désormais « héroïque et populaire ».

Vers 1922 Siqueiros réalise ses premières décorations murales, genre auquel il s’adonnera jusqu’à la fin de sa vie. Très vite il aura rejoint, avec Orozco le groupe de Rivera, des Muralistes.

En 1936, il participe à la guerre d’Espagne. En 1939 il s’exile à la suite de son implication dans une tentative d’assassinat de Trotski. Emprisonné plusieurs fois au cours des années trente, il est à nouveau arrêté en 1960 et libéré en 1965. Dans la dernière partie de sa vie, il se consacre à la recherche de nouveaux matériaux qu’il intègre à ses peintures murales.

Membre du parti communiste mexicain jusqu’à son décès, Siqueiros reçoit le prix Lénine pour la paix en 1966.

Autoportrait - Le Grand Colonel
Autoportrait - Le Grand Colonel

Autoportrait - Le Grand Colonel

1947 - Notre image actuelle - Pyroxilyne sur celotex et fibre de verre
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FRIDA KAHLO

Frida Kahlo est née le 6 juillet 1907 à Coyoacan.   Très jeune elle a le désir d’étudier, d’être libre, de voyager. A 8 ans elle est atteinte par la poliomyélite, son pied droit restera déformé.

Elle commence de brillantes études et s’intéresse à la politique. Le 17 septembre 1925, de retour de son école d’art, son bus percute un tram. Frida est gravement blessée aux jambes et aux vertèbres. Elle subit de nombreuses interventions chirurgicales et doit rester alitée, coincée dans un corset. Elle fait installer une glace au plafond de sa chambre et peint dans son lit de nombreux autoportraits.

En 1928, elle rencontre Diego Rivera, ils tombent tout de suite amoureux et se marient un an plus tard. Leur vie conjugale est chaotique, ils ont des liaisons extra-conjugales, ils divorcent puis se remarient en 1940.

En 1938, Frida Kahlo expose à la galerie Julien Levy à New-York et obtient un grand succès.

En 1939, elle expose ses œuvres à Paris, y rencontre de nombreux peintres surréalistes.

Ses douleurs au dos deviennent de plus en plus intolérables, elle subit sept opérations successives de la colonne vertébrale. Handicapée, en fauteuil roulant elle continue de peindre et de militer.

Au printemps 1953, malgré l’interdiction de son médecin, elle est transportée sur son lit d’hôpital à  sa tant désirée première exposition au Mexique.

En août elle est amputée de la jambe droite.

Elle s’éteint le 13 juillet 1954.

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AUTRES OEUVRES PRESENTEES

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Photos et montage diaporama - M.Pellevillain

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