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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 16:13

Il y aurait tant à dire sur Antoni Gaudi que je ne peux que vous conseiller, si vous voulez connaître sa vie et son oeuvre, le livre de Joan Bergo I Masso et Marc Llimargas chez Flamarion.

Brièvement, Antoni Gaudi est né en 1852. Son père était chaudronnier dans la partie la plus complexe, la fabrication d'alambic, parmi ses ancêtres cinq chaudronniers et deux marteleurs de cuivre. Dès le lycée il manifesta des dons artistiques, a vingt deux ans il intégra l'école d'architecture, ses parents qui étaient de condition modeste vendirent une partie de leurs biens pour financer ses études à Barcelone et Gaudi travaillait déjà chez l'architecte Francisco de P del Villar qui s'était aperçu de ses dons exceptionnels. Avec cet apprentissage précoce il fut opérationnel beaucoup plus tôt.

Gaudi possédait une intelligence hors du commun et une imagination prodigieuse qui lui permettait de retenir les formes mais aussi de visualiser l'espace sans effort. Il attribuait ce don à l'héritage de son père et de ses ancêtres, la chaudronnerie est un métier qui oblige à résoudre les formes directement dans l'espace.

Le point de départ de sa carrière fut sa rencontre avec Don Eusebi Güell qui s'avéra un mécène à la hauteur de génie de l'artiste.

Le parc Güell fut conçu pour créer un parc colonie. La propriété s'étendait sur quinze hectares qui furent découpés en soixante triangles égaux. Au milieu de chaque propriété d'une ou deux parcelles il devait y avoir une maison avec un jardin attenant (ce qui donnait quarante maisons). Les clients se faisant rares on ne bâtit que deux maisons, celle de Gaudi et celle de l'avocat Trias.

La composition de cette cité jardin aristocratique s'articule autour de l'esplanade à la manière d'un théatre grec.

L'architecture et la décoration sont truffés de symboles : alchimie, franc-maçonnerie, mythologie, médecine, occultisme.

En haut des escaliers la colonnade est un espace imposant, temple du soleil et de la lune, du jour et de la nuit, de quatre vingt six grosses colonnes qui supportent la place aux bancs ondulés de 86 mètres de long.

Quand il pleut l'eau dévale les pentes abruptes, la place devient une immense flaque. La colonnade ne tiendrait pas longtemps à supporter le poids. Gaudi mit au point un système prodigieux, l'eau est filtrée, elle traverse une couche de pierres et de sable qui ne laisse pas passer la terre, puis elle est reueillie par le haut de colonnes et coule le long du fut intérieur, dans l'énorme citerne. On retrouve l'architecture des voutes de la citerne dans l'écurie du Palau Güell.

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l'entrée
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parc-guell4.jpgLes deux animaux symboliques de l'escalier : la tête de serpent cornu recouverte de céramique vitrée de couleur bronze et la salamandre des alchimistes, représentation animale et vivante du feu.
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parc-guell5.jpgLa colonnade, au dessus on aperçoit le dos du banc ondulé
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gaudi-parc-guell-resize.jpgle banc ondulé 
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Il n'y a pas que le grand banc qui ondule, tout le parc n'est fait que d'ondulations d'allées et de viaducs.
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La maison de Gaudi au milieu de la colline
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et tout en haut la maison blanche de l'avocat Triasparc-guell-17.jpg


Cette visite du parc fut un enchantement.
Dans le prochain article je parlerai de la Sagrada Familia et de Gaudi croyant.

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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:27

    Temps gris pour partir de l'aéroport Charles de Gaulle mais une visibilité suffisante pour aperçevoir le 0 que forme le Stade de France devenu minuscule.    

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     Grande et belle capitale de la Catalunya. Barcelone est une ville double, d'un côté le Barrri Gotic et Ribera avec ses rues Moyenageuses, de l'autre l'Eixample, ses artères rectilignes et ses blocs d'habitation carrés.

    L'EIXAMPLE vu du ciel

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  L'eixample , ville nouvelle abrite la Sagrada Familia (ci-dessous au bout de la carrer de Mallorca)

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 la Casa Battlo et la Casa Mila (Perdrera) - voir article sur Gaudi.

    LA VIEILLE VILLE ET LES RAMBLAS

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Les ramblas- avenue emblématique de Barcelone faite d'une succession de Rambla (St Joseph, les Flors,Caputxins etc..)SAM 0966

La rambla del Caputxins est bordées par la Plaça Reial (ou l'on trouve les premiers ouvrages de Gaudi : les lampadaires)     SAM_0970-copie-1.jpg

et le Palau Güel également oeuvre de Gaudi (voir article sur Gaudi)        

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      LE BARRI GOTIC

    La cathédrale

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  L'arc néogothique qui enjambe la carrer del Bisbe 026-copie-1

LA RIBERA
Le Palau de la Musica Catalana - construit entre 1905 et 1908 par Lluis Domènech i Montaner, sert de salle de concert

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Le musée Picasso (voir article sur Picasso à Barcelone)            035

 Barcelone s'ouvre sur son grand port, celui de plaisance commence en bas des remblas avec deux grandes places, la Plaça del Portal de la Pau ou se dresse le monument à Christophe Colomb érigé pour l'exposition universelle de 1888, et la Plaça d'Antonio Lopez.    

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  LES COLLINES ENVIRONNANTES
A l'ombre du Tibidabo - Le parc Güell (voir l'article sur Gaudi)

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 et de l'autre côté de Barcelone, la colline de Montjuic d'où l'on a une vue superbe sur la ville et sur le port.

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  Ce n'est qu'un petit aperçu de Barcelone, Barcelone qui m'a séduite par ses palais, son architecture, son espace et aussi son soleil, il faisait en ce mois de janvier plus de 20° l'après midi et c'est avec un dernier regard sur la mer que l'on repart vers Paris.

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 19:26

 Un temps merveilleux pour cette visite à Orsay. Sur mon billet d'entrée une petite photo d'un tableau de Van gogh. Il y a quarante ans j'allais voir ce même 13 janvier une exposition Van Gogh au Musée de l'Orangerie (exposition qui s'est tenue de dec 71 à avril 72). Ce souvenir est vivant. Cette visite fut suivie de beaucoup d'autres, musées, expositions, à Paris, en Province et quelquefois à l'étranger. Combien ? sans doute au moins 500. Je conserve dans de grands albums une ou deux cartes postales de toutes ces visites depuis 1972.

L'exposition qui se terminait  " Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde" m'a déçue, meubles, objets, vêtements, dans des salles , à mon goût, trop sombres.  Quelques très belles oeuvres tout de même dont les Whistler. Dois-je avouer pour le reste des collections que je suis un peu "saturée" des impressionnistes et que les tableaux qui sont mis en avant, isolés sur de grands panneaux sont les plus connus et les plus galvaudés.

Le Musée d'Orsay a été inauguré en 1986 - les oeuvres étaient auparavant au "Jeu de Paume" (la gare elle date de 1898). Initié par Georges Pompidou, continué sous Jacques Chirac, l'achèvement a été imposé par François Mitterand (malgré les réticences de Jack Lang Ministre de la Culture).

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 08:32

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Qui ne connaît "Le penseur", "Les bourgeois de Calais", "Le baiser" et bien d'autres sculptures de Rodin. Mes visites au Musée Rodin, mon admiration pour le sculpteur et le dessinateur ne me laissait pas présager l'étonnement et l'engouement que j'aurais devant les 300 aquarelles de la très belle exposition "Saisie du Modèle".

Rodin sculpteur multipliait les épreuves en plâtre à partir de ses modelages en terre crue, cela lui permettait de les reprendre, les retoucher, les morceler. Sa production était essentiellement en plâtre et en marbre rayonnants de blancheur. Du Musée privé que Rodin avait aménagé à Meudon, Rainer Maria Rilke écrivait : "tout est blanc ; on erre parmi tous ces plâtres éblouissants au coeur du pavillon lumineux comme dans la neige".

Rodin grand amoureux de l'architecture du Moyen Age, (auteur d'ouvrages sur les cathédrales - Les Cathédrales de France - La Cathédrale de Reims) avait des difficultés à accepter l'idée de la polychromie. 

Son univers était blanc. Rodin et la couleur sont moins connus. 

Au début des années 1890, Rodin commence une série de dessins de petits formats   avec le seul thème  de la femme nue plus ou moins couverte de voiles. Les modèles ne restent pas statiques, Rodin veut saisir le mouvement : "Soyez en colère, rêvez, priez, pleurez, dansez, c'est à moi de saisir et de retenir la ligne qui me parait vraie".

Puis le format grandit et Rodin dessine sans quitter le modèle des yeux. Ces dessins quelquefois calqués aboutissent à un tracé épuré rehaussé d'un lavis d'aquarelle qui vient recouvrir les traits du crayon. Sur certains dessins la couleur fait presque totalement disparaître le nu il faut s'approcher de très près pour en voir toute la subtilité.

 Rodin découpe aussi  ses aquarelles de nus et les utilise en collage. Le corps alors surgit du papier telle une sculpture (on pense à Matisse qui exposera pour la première fois en 1896)

Certaines aquarelles de sa série "Erotique" rappellent Egon Schiele né en 1890.

A l'occasion de la visite du Roi du Cambodge en 1906, Rodin exécute toute une série sur les danseurs. Fasciné il les suivra jusqu'à Marseille où se tient l'exposition coloniale pour les dessiner encore.

Aucun accessoire, fauteuil, chaise ou autre n'est joint au modèle, la femme est toujours isolée  dans l'espace qu'elle soit immobile, troublante ou en mouvement.

Les 300 merveilleuses aquarelles exposées jusqu'au 1er avril 2012 sont issues des 7000 dessins conservés au Musée.

Auguste Rodin est né en 1840 à Paris décède en le 17 novembre 1917.

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 08:42

 

Lettre ouverte à Madame Cecile Reims,  
Je suis allée hier au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme.  
J'avais déjà, en 2008 à la Halle St Pierre, pu admirer  vos œuvres exposées en même temps que celles de Fred Deux, je n'avais pas oublié cette visite.  
J'ai été fascinée par votre travail à la fois si puissant et si délicat. Dans le silence de la crypte, nous n'étions que deux personnes,  j'ai pu m'imprégner de votre vision de l'humanité. J'aurais détesté qu'il y ait foule, groupes, guides, comme dans tant d'autres expositions, même si cela est le signe d'une "gloire universelle" mais parfois si surfaite. J'étais heureuse d'être seule avec vous :  la gravure est un monde intime, secret ; graver au burin peut se pratiquer sur un coin de table en se penchant  sur la plaque brillante comme on se penche sur un être aimé.   
 Je ne pourrai malheureusement jamais vous dire de vive voix  le bonheur que vous m'avez apporté, même si ce bonheur contribue à me faire prendre conscience de mes imperfections, du chemin qu'il me resterait à faire pour n'arriver que bien en dessous de votre talent.  
Au retour de cette visite je me suis jetée sur cet outil moderne, si éloigné du burin ancestral, internet, pour trouver des traces de vous. J'ai pu voir des petits extraits du film de Matthieu Chatellier, entrer dans votre monde, et quel bonheur encore de  vous voir travailler, de partager un petit bout de votre vie. 
Merci Madame, infiniment merci, sans ces moments de bonheur là la vie n'aurait pas de sens. Michèle Pellevillain

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 La grande muraille - 2003 - burin - 17x22cm

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La forteresse de paille 2007 - burin et pointe sèche 18x13 cm

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  L'herbier charnel - burin 2002-2003

 

 

EXTRAITS DU FILM DE MATTHIEN CHATELLIER :   

http://www.dailymotion.com/video/xhx7g0_voir-ce-que-devient-l-ombre_shortfilms    

 http://vimeo.com/14548887    

 http://vimeo.com/14548069    

Exposition jusqu'au 5 février 2012 -

 

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