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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

"LE POUVOIR DES FLEURS"

A la fin du XVIIIe siècle, l'étude de la botanique entre dans une ère nouvelle avec les expéditions maritimes en Amérique, en Australie, en Afrique etc... d'où l'on rapporte des milliers de variétés de plantes dites "exotiques". Certaines ne survivent pas longtemps dans les serres, ou se conservent mal dans un herbier où le spécimen récolté est séché et accompagné du nom attribué par le botaniste ainsi que les date et lieu de récolte.

Des peintres s'attellent alors à la constitution de recueils sur papier vélin. Ce support traditionnel de l'illustration botanique est un parchemin très fin et très blanc obtenu à partir d'une peau de veau mort-né ou de veau de lait.

Au lavis à l'encre, à l'aquarelle ou bien gravé, les dessins exécutés sont extrêmement précis et consignent des détails comme le bouton, le pistil, les graines.

Le "Jardin royal des plantes médicinales" créé en 1635 devient le 10 Juin 1793 "Muséum national d'histoire naturelle" et principal centre mondial de recherche et d'enseignement de l'histoire naturelle. C'est dans cette institution que Pierre-Joseph Redouté en 1822 succédera à Van Spaendonck, comme maître de dessin. Sa première leçon publique en 1824 dans la galerie de Buffon attirera cent vingt personnes.

Mais revenons en arrière pour connaître mieux Pierre-Joseph Redouté.

 Ci-dessous - Portrait de Redouté 1808-1809 peint par son ami François Pascal Simon Gérard, baron. Tous deux disposaient d'un atelier au Louvre

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Né en 1759, dans une famille de peintres, il est formé à la peinture de décors et à l'art du portrait. En 1783 il quitte les Ardennes belges pour rejoindre son frère aîné à Paris. Deux ans plus tard il est un habitué du Jardin royal. Il y rencontre Gérard Van Spaendonck qui lui enseigne la peinture des fleurs à l'aquarelle et Charles-Louis l'Héritier de Brutelle, passionné de classification des plantes, qui lui fait participer à l'illustration de trois recueils. Il s'en suivra beaucoup d'autres dont le plus célèbre, Les Liliacées, publié en huit tomes de 1802 à 1816 qui répertorient quatre cent quatre-vingt six iris, amaryllis, glaïeuls, orchidées, aquarellés dans les serres du Muséum, à la Malmaison et chez des horticulteurs réputés.

 Ci-dessous - Amaryllis de Joséphine - planche 40 du tome VII 1813, ouvrage sur papier 55,2 x 45 cm 

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Ci-dessous une vidéo de quelques magnifiques planches de Redouté. Si vous le souhaitez, mettre le son.

Deux sont des "gravures au pointillé". Elles sont gravées avec un instrument appelé "roulette" qui permet de juxtaposer très finement les points incisés dans la plaque de métal. Imprimé cela donne l'illusion du dessin.

Sous le règne de Louis XVI, Redouté était peintre et dessinateur du cabinet de la reine Marie-Antoinette. Après la révolution il devient "Peintre des fleurs de l'impératrice", il reçoit une pension annuelle de 18.000 Fr. Avec l'effondrement de l'empire et la disparition de Joséphine, Redouté connaît des difficultés financières, ses ressources proviennent alors essentiellement de la vente de  ses tableaux de bouquets.  

Ci-dessous 1822 - Redouté - Tableau de fleurs - Gouache sur vélin - exposé au Salon et acheté par le roi Louis XVIII

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 Ci-dessous -1835 - Redouté - Oreilles d'ours et Camélia - Aquarelle sur vélin - Les primevères ont des feuilles dont la texture évoque les oreilles d'ours

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Ci-dessous - Bouquet de fleurs - aquarelle sur vélin

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Ci-dessous - Papaver somniferum - 1839 - Gouache sur vélin

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Ci-dessous - Offrande à Bacchus 1834 - Gouache sur vélin

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Au XIXe siècle, la fleur envahit les objets du quotidien, porcelaine (Redouté vend cinquante et une études de fleurs à la manufacture de Sèvres), tissus d'ameublement, papiers peints, vêtements, mais se sont surtout les femmes qui œuvrent. Redouté à formé de nombreuses artistes dont Aline Corbin qui ouvrira à son tour un atelier.

Aline Corbin - Jeté de fleurs - photo Web

Ci-dessous - Marie Alexandrine Olimpe Arson - Cactus en fleurs - Aquarelle sur vélin

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Pierre-Joseph Redouté décède en 1840, il sera surnommé le "Raphaël des fleurs": ... il les appelait les étoiles de la Terre ; à force de les voir, les admirer, de les aimer, il en savait les noms, les parfums, les mœurs, les tristesses, les joies, les amours .... (Jule Janin)

 Dans l'exposition, d'autres peintres entourent Redouté :

Ci-dessous - François Pascal Simon Gérard, Baron - Flore caressés par Zéphyr - 1802 - Huile sur toile - 169x105cm - Musée de Grenoble

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Ci-dessous - Simon Saint Jean, La Jardinière 1837 165x129cm - Lyon Musée des Beaux-Arts

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Que dire de plus ? J'ai été enthousiasmée par cette exposition : elle m'a emmenée dans un monde délicat et rafraichissant, tout en finesse, elle a ranimé une passion pour les herbiers et les fleurs (j'ai travaillé ponctuellement sur ce sujet en gravure, à la gouache et au pastel).

Avant que l'automne s'installe définitivement, vous avez jusqu'au 29 octobre pour aller respirer le parfum des fleurs de Pierre-Joseph Redouté, et vous laissez charmer par le ravissant petit jardin du musée.

cliquez sur les photos pour les agrandir

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Musée de la Vie Romantique -  16 rue Chaptal 75009 PARIS -

mardi au dimanche 10h 18h

 

 

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Publié dans : #Expositions à Paris

 "L'aboutissement de l'art c'est la figure" Cézanne

C'est une grande rétrospective des portraits et autoportraits réalisés par Cézanne, qui s'achèvera dimanche, au Musée d'Orsay. L'autre seule exposition exclusivement consacrée à ses portraits avait eu lieu en 1910 à la galerie parisienne de Vollard.

Lorsque l'on pense à Cézanne on visualise des pommes, des paysages verdoyants, des ciels bleus et, inévitablement, la célèbre "Montagne Sainte Victoire" qu'il a représenté près de 80 fois. Des portraits, nous en connaissons tous quelques-uns, surtout ceux de la collection permanente d'Orsay : celui agressif d'Achille Emperaire, son ami, ceux de Gustave Geffroy et "La Femme à la cafetière" (à la vue de ces deux tableaux, Geoffroy, critique d'art, avait présagé l'importance qu'aurait Cézanne dans l'histoire de l'art du XIXe siècle), quelques autoportraits, mais je n'avais jamais entrevu la place importante que tenaient les portraits dans l'œuvre de Cézanne.

Dans leur presque totalité, les soixante tableaux que présente le Musée d'Orsay proviennent de musées étrangers ou de collections particulières, c'est donc une belle découverte.

Cézanne a peint près de 200 portraits, dont 26 autoportraits. Alors que le portrait repose, à l'époque, sur la notion traditionnelle de la ressemblance ou de la personnalité, Cézanne envisage la toile dans son ensemble, figure et décor s'entremêlent au moyen de la couleur : avons nous devant nous un portrait ou une nature morte ?

La matière de ses tableaux est tantôt fluide, tantôt dense et empâtée. Au début des années 1870, Cézanne sculpte le relief du visage avec de larges touches, en fin de décennie il adopte la méthode constructive avec des touches plus fines. Tout au cours de sa vie, et selon son humeur du moment, ses tableaux serons empreints de luminosité ou s'assombriront considérablement.

Cézanne n'est pas un peintre mondain, il peint ceux qui ont la patience de supporter les longues séances de poses : ses amis très proches, les domestiques de la maison, lui-même et bien sûr Hortense Friquet, sa compagne, dont il fait 29 portraits  entre 1872 et 1892(sujet qu'il a le plus peint si l'on excepte la montagne Sainte Victoire !). Il déteste être observé lorsqu'il travaille derrière son chevalet, ce qui est difficilement compatible avec la présence d'un modèle, modèle qui ne doit ni bouger ni parler, au risque d'agacer le peintre au caractère quelques peu irascible : "Il faut vous tenir comme une pomme. Est-ce que cela remue une pomme ?" (propos rapportés par Vollard). Dans un accès de colère, bien avant Fontana, il lacéra  un portrait . 

Lorsque le couple agité que forment Cézanne et Hortense, avant et après leur mariage en 1886 (il l'a rencontrée en 1869) n'est pas en phase de séparation, Hortense est toujours disponible pour poser. Il n'en fait pas un modèle de beauté et, s'il apparaît moins destructeur que Picasso envers ses femmes, on peut percevoir ses sentiments dans la représentation d'Hortense, principalement dans le quotidien en tenue d'intérieur. Cézanne exécute des séries : "Madame Cézanne en robe bleue", "Madame Cézanne en robe rouge".

Auparavant, en 1866-1867, il avait réalisé une longue série de portraits de son oncle Dominique, en larges touches et sans accorder la priorité à la ressemblance, le visage est déformé, sculpté plutôt que peint. C'est "une peinture de maçon" dira son ami et poète Valabrègue.

Dans les dernières années de sa vie, après sa série sur les "Paysans", l'ultime série s'attachera au "Jardinier Vallier", l'aquarelle et le portrait sur fond noir de 1906 étant considérées comme ses dernières œuvres.

Cliquez sur les images pour les agrandir - photos provenance diverses

Autoportraits

en haut

à gauche 1862-1864   à droite 1866

en bas

à gauche 1875            à 1878-1880

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Autoportraits

en haut

à gauche 1879-1880  à droite 1882

en bas

à gauche 1886           à droite 1898-1906

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Portraits de l'oncle Dominique - 1866-1867

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Portraits d'Hortense

en haut

gauche  Madame Cézanne en jupe rayée 1877 

à droite    Madame Cézanne en robe rayée 1883-1885

au centre

à gauche     Madame Cézanne 1886-1887

à droite     Madame Cézanne 1886-1887

en bas

à gauche   Madame Cézanne 1886-1887

à droite    Madame Cézanne au fauteuil jaune 1888-1889

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Achille Emperaire

Portraits - 1867-1870

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Portraits de paysans

en haut

à gauche  Joueur de cartes - étude 1890-1892

à droite      Homme à la pipe - 1891-1896

en bas

à gauche   Jeune fille à la poupée - 1895

à droite      Paysan assis - 1900-1904

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017
Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

La femme à la cafetière - vers 1895

et Gustave Geffroy - 1895-1896

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Le Jardinier Vallier - 1905-1906

Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017Cézanne - Portraits - Musée d'Orsay - septembre 2017

Je vous conseille le catalogue exceptionnel - Cézanne PORTRAITS - Gallimard 39 euros

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Publié dans : #Autres

Lors de mon précédent article, j'ai proposé à mes lecteurs  de participer au jeu mis en ligne par le Musée Cernuschi : "Créer votre propre foule". Je remercie vivement celles et ceux qui ont accepter, en cette période de vacances, de jouer en toute simplicité.

Il n'est pas trop tard pour vous "amuser", le jeu est toujours en ligne sur le site du Musée.

http://www.expoleeungno.paris.fr/Dashboard

 

PARTICIPANTS

dans l'ordre d'arrivée des mails

 

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite
LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite
LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite
LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Denise CHAZAL

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Dominique DESORGES http://www.desorges.com

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite
LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite
LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Jean Pierre MIGNOT http://mignot.plasticien.monsite-orange.fr

                                 http://artrencontre.over-blog.com/

 

 

 

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Catherine JONES

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Jean Marie BROCHARD http://jyaimeb.fr

                                        http://artrencontre.over-blog.com/

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

RUFUS

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Michèle PELLEVILLAIN http://pellevillain.com

                                       http://artrencontre.over-blog.com/

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Liliane PETIAUX

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

Bernadette WIENER http://www.wiener-b.com

LEE UNGNO - "l'homme des foules" Musée Cernuschi -  août 2017 - suite

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Publié le par voir-ou-revoir
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Derrière les grilles dorées de la courte Avenue Vélasquez qui mène au Parc Monceau se dissimule, depuis 1898, le Musée des Arts de l'Asie de la Ville de Paris qui abrite la collection léguée par Henri Cernuschi.

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Beaucoup moins fréquenté que son homologue, le Musée National des Arts Asiatiques Guimet, ce qui est loin de me déplaire, il possède une riche collection permanente (dont je me promets de vous proposer quelques œuvres dans un prochain article), et actuellement présente une exposition du peintre coréen Lee Ungno (1904 Hongseong-1989 Paris).

 

Lee Ungno s'adonne très tôt à la peinture et connait ses premiers succès en 1920.

Lors de son séjour au japon de 1937 à 1945, il cherche à se rapprocher de la peinture occidentale avec le style de peinture à l'encre.

Paysage désolé - 1942

Paysage désolé - 1942

Dans les années 1950, il oscille entre figuration et abstraction. Il s'attache à la calligraphie, joue sur les déformations des caractères chinois qui deviennent de simples éléments picturaux.

En 1959, il séjourne en Allemagne de l'Ouest et découvre les reliefs et les matières des toiles occidentales, puis poursuit ses recherches en France où il s'installe définitivement.

En 1962, l'exposition à la Galerie Paul Facchetti (rue de Lille à Paris, fermée en 1979) est un tournant et une parenthèse dans la carrière de Lee Ungno. Il se consacre d'abord aux collages, puis les collages se déchirent et sont encrés au pinceau.

1962 - Composition

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Composition - 1963 - Collage - Encre et couleurs sur papier -

En 1964 il fonde l'Académie orientale de peinture de Paris, dirigée par le Directeur du Musée Cernuschi, Vadime Elisseeff. Pierre Soulages, Hans Hartung, ainsi que des peintres d'Extrême-Orient y participent activement. L'enseignement n'est pas formel et les élèves doivent élaborer une expression personnelle et contemporaine fondée sur une vision subjective du monde physique.

Lee Ungno est arrêté en 1967 lors d'un voyage en Corée du Sud. Accusé d'espionnage au profit de la Corée du Nord, il est incarcéré durant deux ans et demi. Les œuvres qu'il parvient à créer en prison seront la source des "foules" réalisées dans les années 1970. Après le soulèvement populaire de Gwangju (Corée du sud 1980), il utilisera des formats de plus en plus grands pour rendre l'ampleur des masses humaines et signifier le cri du peuple face à la violence et à la dictature.

 

Cliquer sur les images pour les agrandir

1968 - Composition couleurs sur papier ,  Composition encre sur papier

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Une visite passionnante, des œuvres dont j'avais du mal à me détacher, fascinée par les traces d'encre noire dessinant les bambous, les oiseaux, les poissons, et les foules de petits personnages dont chacun garde son unicité grâce aux vibrations du pinceau.

Dans ses dernières années Lee Ungno fut peintre militant pour la démocratie et la paix. C'est ce sentiment de paix que l'on ressent en traversant les salles et que l'on conserve à l'esprit longtemps après avoir quitté le Musée.

Exposition jusqu'au 19 Novembre 2017

Encre et couleurs sur papier : 1959 - Poissons séchés, 1972 Poissons, 1976 Crabes

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

1977 - Eucalyptus - encre et couleurs sur papier ; 1977 - Calligraphie ; 1977 - Singes

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

1979 - Composition couleurs sur papier ; 1979 - Composition ; 1980 -  Paysage ; 1981 - Paysage

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

BAMBOUS - 1986

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

FOULE

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

FOULE  : 1983, 1985, deux de 1987, 

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

FOULE -  1984 - Bronze Monnaie de Paris

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

FOULES - 1988 et détail

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

FOULE - 1989

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Après cette visite, les allées du Parc Monceau étaient propices à la méditation. 

LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017
LEE UNGNO - Musée Cernuschi - Août 2017

Pour terminer, le Musée a mis en ligne un logiciel pour créez votre propre foule. Je vous propose d'y jouer et de me faire parvenir votre "Foule" avec votre nom ou un pseudonyme. Tous les envois seront mis sur mon blog dans un prochain article. A me faire parvenir avant le 20 août sur le mail suivant : voir-ou-revoir-lafoule@orange.fr

J'attends avec impatience vos sympathiques retours.

 

Ma Foule

Ma Foule

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

"Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". "Tout le monde il est ami" a été et est le prétexte pour associer Picasso et Giacometti au Musée Picasso, Braque et Laurens au Musée de l'Annonciade à Saint-Tropez, Derain, Balthus et Giacometti au Musée d'Art Moderne. Entre ces peintres il y a eu des rencontres, des liens artistiques, des partages d'ateliers, des relations communes, parfois de l'admiration, mais les liens de pure amitié sont-ils toujours certains ?

Je retrouve, au Musée d'Art Moderne, Derain, Balthus et Giacometti.

Giacometti et Balthus se rencontrent dans les années 1925 à la "Grande Chaumière", Giacometti a 24 ans (il est né à Borgonovo rattaché à Sampa en Suisse), Balthus à 17 ans (Pseudonyme de Balthasar Klossowski, né à Paris en 1908). En 1933, ils font la connaissance de Derain (né à Chatou en 1880), déjà célèbre, de vingt ans leur ainé.

La justification de la réunion de ces trois artistes  tient principalement à la proximité des sujets qu'ils ont abordés : le portrait, la nature morte, les ateliers, le rêve. Ils ont eu également des modèles communs, Laure de Noailles, Sonia Mossé, Isabel Nicholas. Ils se sont tous trois intéressés aux maîtres anciens, ont copié leurs œuvres. Pierre Colle a été leur marchand, Pierre Matisse (le fils d'Henri), installé à New-York, leur a procuré une ouverture internationale.

Ce genre de rapprochement pourrait se faire pour beaucoup d'autres artistes. Il y a toutefois un lien particulier entre ces trois-là : leur peinture est empreinte d'un certain réalisme à contre-courant de leur époque marquée par le cubisme et le surréalisme qu'ils ont parfois abordés mais dont ils se sont rapidement détachés.

Les trois artistes ont travaillé pour le théâtre. Derain de 1919 à 1953 participe à une vingtaine de créations, décors et costumes. L'Enlèvement au Sérail de Mozart en 1951 et Le Barbier de Séville de Rossini en 1953 seront ses dernières réalisations. En 1935, Balthus collabore à la création des Cenci d'Antonin Artaud et à l'Etat de siège de Camus, mis en scène par Jean Louis Barrault. Giacometti conçoit le décor minimaliste d'En attendant Godot.

Une découverte : les illustrations de Balthus pour le livre "Les hauts du Hurlevent".

Une exposition assez captivante et le bonheur de voir les œuvres de Giacometti. J'ai un attachement de longue date pour lui. La fragilité qui apparait dans ses sculptures et la recherche, dans ses portraits, non pas de l'apparence mais de l'âme, me touche profondément. J'y retrouve aussi la solitude, ne sommes-nous pas au fond toujours seuls, seuls dans notre tête, seuls face à la mort ? Giacometti redoutait cette mort la nuit dans le noir, il dormait le jour. La fragilité avouée de cet homme beau et fort aide à accepter ses propres peurs.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Derain, L'Artiste et sa famille 1920-21 - Balthus, Le Roi des chats 1925  - Giacometti Autoportrait 1920 -  

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Derain Le Massacre des Innocents d'après Brueghel 1947 -  Balthus, La Légende de la Sainte Croix d'après Piero Della Francesca 1926 - Giacometti - Le Christ et la Samaritaine d'après Rembrandt non daté.

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

DERAIN - Les baigneuses 1908. Comment ne pas penser à Cézanne et à ses Grandes Baigneuses de 1865.

GIACOMETTI - La femme qui marche

La Rue - 1933 - est le premier tableau grand format de Balthus (MOMA New-York). "Ce tableau étonnant pourrait marquer le stade intermédiaire entre l'évasion  dans le rêve et le retour, par l'étape du somnambulisme, à la réalité de demain" Antonin Artaud

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

En 1934 Giacometti sculpte "Une tête cubiste", et en 1936 "La petite tête de Diego"

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Trois natures mortes

Chez Derain le repas est solide, ce qui semble fruit ou légume est de la même matière que le pot ou le bol. Pour Balthus la lumière irradie sur les objets de verre, mais la fourchette pique, le couteau tue et le marteau brise. La pomme de Giacometti est toute petite, posée sur une grande table, perdue dans l'espace linéaire, avec pour seule compagnon aux formes arrondies, un petit bouton de tiroir. 

DERAIN - La table garnie vers 1922

DERAIN - La table garnie vers 1922

BALTHUS - Nature morte - 1937

BALTHUS - Nature morte - 1937

GIACOMETTI - Nature morte avec une pomme - 1937

GIACOMETTI - Nature morte avec une pomme - 1937

DERAIN - La Nièce du Peintre  - 1931

De loin, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une toile de Balthus en raison de la pose et de la raideur d'automate que l'on retrouve dans "Les Enfants Hubert et Thérèse Blanchard" de Balthus de 1937

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

GIACOMETTI, Tête d'Isabel 1938 -  DERAIN, Portrait d'Isabel 1936

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

DERAIN, Nu assis à la draperie verte 1930/1935 - BALTHUS, La jeune fille à la chemise blanche 1955 - GIACOMETTI, Aïka 1959

La Jeune fille à la chemise blanche de Balthus est le portrait de Frédérique Tisson à 17 ans dont la mère avait épousé, après la guerre, Pierre Klossowski, frère de Balthus. Frédérique Tisson a vécu pendant huit ans avec Balthus à partir de 1954.

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

Aïka - Détail

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

 Vidéo dans laquelle AÎKA parle de Giacometti - cliquez sur la flèche centrale pour démarrer la vidéo.

  Balthus - Illustration pour "Les Hauts du Hurlevent" 1933

Costumes dessinés par DERAIN

GIACOMETTI - Arbre pour le décor d'En attendant Godot

Exposition jusqu'au 27 Octobre 2017

DERAIN, BALTHUS, GIACOMETTI - MAM PARIS - Juillet 2017

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Je m'ennuie un peu de vous chers lecteurs,  j'ose espérer qu'il en est de même pour vous. Pardonnez ce long silence. Les publications reprendront dans le courant du mois d'août et à partir de septembre elles retrouveront un rythme normal.

En attendant je vous souhaite un très bon été, des découvertes, du repos et du soleil

Amicalement

Michèle

VACANCES
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J’entre pour la seconde fois à la Fondation Custodia. J’avais oublié, peut-être parce qu’il est lié à un mauvais souvenir, ce Musée du 121 rue de Lille dans le VIIe arrondissement de Paris où j’étais allée il y a quelques années. Mon amie Anne-Marie, passionnée d’art et visiteuse assidue des expositions parisiennes, l’a rappelé à mon souvenir en m’indiquant les expositions qui se tenaient actuellement au sous-sol et au 1er étage de l’Hôtel Levis-Mirepoix.

Derrière ce premier bâtiment, séparé par une petite cour, se tient l’Hôtel Turgot, bâtiment du XVIIIe siècle. Il renferme la collection Frits Lugt, un ensemble de 30.000 gravures, 7000 dessins, 220 peintures et 40.000 lettres d’artistes (une des plus importantes collections au monde), les lettres françaises du XIXe étant les plus nombreuses. Au 4ème étage, la bibliothèque de la Fondation, spécialisée en histoire de l’art en France, comprend 130.000 Volumes.

Ponctuellement la Fondation présente des expositions temporaires. Actuellement on peut voir :

  • Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt. Y sont réunis des tableaux (souvent des images) des grands artistes hollandais du Siècle d’Or avec leur dessin préparatoire. Il était interdit de photographier cette exposition riche d’une centaine de dessins dont quelques Rembrandt, et des œuvres d’Esaias Van de Velde, d’Adriaen van Ostade , de Jacob van Ruisdael et beaucoup de noms qui me sont étrangers. On peut y voir aussi de très beaux carnets d’esquisses.

  • La quête de la ligne. Cent feuilles retracent l’histoire du dessin en Allemagne, du début du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe, objet de la collection de l’historien d’art Hinrich Sieveking.

Je vous propose de voir les œuvres de cette « quête de la ligne » qui m’ont interpellée. Photographier les dessins permet de les étudier de plus près, surtout s'ils sont petits et estompés par le temps et d’agrandir des parties presque invisibles à l’œil nu.

Cette exposition ne nous met pas face à des maîtres très connus (tout au moins pour moi), ce qui ne retire rien à la qualité des œuvres. Le plaisir est aussi dans la quiétude et le bonheur de se retrouver quasiment seule dans les salles.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Wilhelm von Kobell - 1766-1853 - "Etudes de troncs d'arbres dans une forêt de feuillus", vers 1800 - aquarelle, pinceau et encore gris-brun sur une esquisse à la mine de plomb sur plusieurs feuilles de papier - 303x286mm

Wilhelm von Kobell - 1766-1853 - "Etudes de troncs d'arbres dans une forêt de feuillus", vers 1800 - aquarelle, pinceau et encore gris-brun sur une esquisse à la mine de plomb sur plusieurs feuilles de papier - 303x286mm

Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau - 1737-1806 - "Trois garçons à la cueillette de pommes" vers 1765 - sanguine sur papier 208x170mm

Johann Eleazar Zeissig, dit Schenau - 1737-1806 - "Trois garçons à la cueillette de pommes" vers 1765 - sanguine sur papier 208x170mm

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Johann Heinrich Wilhelm Tischbein (1751-1829)

Illustration pour Le Roman de Renart : "Renart conduit au gibet" - aquarelle, plume et encre noire sur papier 240x380mm

Comme Tischbein, Goethe s'intéressait à l'antropomorphisme, qui attribue aux animaux les caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine. Goethe publie son poème épique (Le Roman de Renart) en 1794. En 1810, Tischbein rédige un poème épique sur le même sujet et crée les illustrations.

Tischbein - "Paysage de lacs au Schleswig-Holstein, avec des vestiges préhistoriques" 1808 - plume, encre brun-noir et aquarelle, sur papier 203x330mm

Tischbein - "Paysage de lacs au Schleswig-Holstein, avec des vestiges préhistoriques" 1808 - plume, encre brun-noir et aquarelle, sur papier 203x330mm

Franz Kobell - 1749-1822 - "Petite chute d'eau de la rivière Isar" vers 1820 - Pinceau et encres grise et brune sur papier - 163x208 mm

Franz Kobell - 1749-1822 - "Petite chute d'eau de la rivière Isar" vers 1820 - Pinceau et encres grise et brune sur papier - 163x208 mm

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Johann Georg von Dillis - 1759-1841 "La Forêt près de Berg au bord du lac Starnberger See" vers 1798 - Mine de plomb, pierre noire, plume et encre grise et aquarelle, sur papier 317x270mm

Alors qu'à la fin du XVIIIe siècle, les artistes allemands s'éprennent du lavis monochrome, Dillis privilégie la difficile technique de l'aquarelle y associant mine de plomb,   pierre noire et encre.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Christian Ernst Bernhard Morgenstern - 1805-1867 "Vue du domaine de Sieveking à Hamm, près de Hambourg" , vers 1835 - Mine de plomb, rehauts de blanc sur papier jaunâtre-ocre - 349x396mm.

Ce paysage que j'aime tout particulièrement a été acheté en 1829 par un grand mécène, le Dr Karl Sieveking. Il réunissait dans sa maison de nombreux artistes locaux. Une partie de l'ancien domaine Sieveking constitue aujourd'hui le parc public "Hammer Park" de Hambourg.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Ernst Fries - 1801-1833 - "Vue de Pagiano" 1825 - Pinceau et encres grise et brune sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 298x375mm.

La douceur et la transparence de ce lavis sont remarquables. Le dessin a sans doute été exécuté sur place lors d'un séjour du peintre en Toscane. Pagiano est un petit village au bord de l'Arno à quelques kilomètres de Florence.

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Ces très beaux et fins portraits à la mine de plomb sont de :

Wilhelm Hensel - 1794-1861 :

- "Portrait de la ballerine Emilie Hoguet-Vestris" 1822 Mine de plomb sur papier 179x144mm

- "Portrait de la ballerine Stanis Lemière " 1822 - Mine de plomb sur papier 177x144mm

Gustav Heinrich Naeke - 1786-1835 - "Portrait du peintre Heinrich Reinbold" 1820 - Mine de plomb sur papier 146x94mm

Erwin Speckter - 1806-1835 "Portrait d'une jeune femme d'Albano - vers 1831 - Mine de plomb sur papier 156x133 - On retrouve ce dessin dans la vue de son atelier (voir ci-dessous)

 

                                   

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Erwin Speckter - "Bernhard Neber et Erwin Speckter dans leur atelier à Rome" 1831 - Aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 192x249mm

Mes lecteurs qui sont peintres doivent, comme moi, s'interroger sur l'habillement des deux amis. Il fait sans doute froid ,  comme l'atteste le poêle, mais tout de même... peindre en redingote et en haut de forme ne doit pas faciliter le geste.

Adrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mmAdrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mm

Adrian Ludwig Richter - 1803-1884 - "Paysans traversant un gué" vers 1847 - Plume et encres brune et rouge, aquarelle sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 122x193mm

Ernst Ferdinand Oehme - "Paysage fluvial dans le brouillard du matin" 1840 - aquarelle sur papier - 140x204

Ernst Ferdinand Oehme - "Paysage fluvial dans le brouillard du matin" 1840 - aquarelle sur papier - 140x204

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Victor Paul Mohn - 1842-1911 - "Bosquet de chênes dans le forêt de Serpentara, près d'Olevano" - 1866

Aquarelle, plume et encres brune et grise sur une esquisse à la mine de plomb sur papier - 318x474mm.

Mohn appartient à la dernière génération des peintres romantiques. Il fut l'élève de Richter. Il part en Italie avec deux autres élèves et marchent dans les traces de leur maître. Ils continuent de travailler, d'après nature, à la mine de plomb et à l'aquarelle, alors que les esquisses à l'huile sont devenues à la mode.

 

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017
"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

Dans ce très beau dessin de François, baron Gérard, de 1810, représentant "Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie", fils de Joséphine,  la ligne est omniprésente. Le visage seul est aquarellé. L'agrandissement nous permet de voir la finesse et l'extraordinaire précision des petites touches de ce portrait d'environ 25mm de haut.

Aquarelle et mine de plomb sur papier 208x161 mm,

"La quête de la ligne" - Fondation Custodia - Avril 2017

 Anton van Dyck (1599-1641). "Un chevalier tombant de son cheval cabré", plume et encre brune sur papier - 100x87mm

Anton van Dyck était assistant de Rubens et ce dessin, probablement de cette période montre l'ambition du peintre à traiter les scènes de batailles d'une façon aussi éclatantes que celles de son maître. D'une grande vigueur et spontanéité, fait de lignes plus ou moins appuyées et d'un modelé en hachures, cette esquisse termine de façon éclatante l'exposition.

La quête de la ligne - Trois siècles de dessin en Allemagne - à voir jusqu'au 7 Mai 2017.

photos MP

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Jeudi. Je décide d'aller voir l'exposition Vermeer au Louvre : un monde fou. Ma carte "pass" n'est pas suffisante, il faut aller au guichet chercher une contremarque pour un horaire précis. Je renonce .J'aurais eu plaisir à retrouver certaines œuvres que j'ai vues au Musée Mauritshuis de la Haye et qui m'avaient impressionnées, mais pas dans ces conditions d'attente et d'impossibilité de s'approcher des tableaux, souvent très petits. Et puis on peut voir et revoir "La dentellière" aussi longtemps que désiré, au 2ème étage de l'aile Richelieu...là où le public se fait rare. Vermeer sera pour un autre jour peut-être.. 

 

 

VERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cmVERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cm

VERMEER - "La Dentellière" - 1669-1670 - 24x21cm

Je me rabats sur "Collection Leiden" que j'avais également l'intention de voir. L'exposition  se trouve justement au deuxième étage, donc probablement moins de monde.

Je monte, en soufflant un peu, les longs escaliers de l'Aile Sully  mais la récompense est à l'arrivée. Comme supposé, très peu de visiteurs... le bonheur !

Dans deux salles et un petit couloir obscur pour les petits formats   sont accrochés une trentaine de peintures et de dessins des plus grands peintres du "Siècle d'or".

Thomas Kaplan et son épouse, Daphné Recanati ont donné à leur collection le nom de Leiden, en référence à la ville de Leyde (Leiden aux Pays Bas), là où est né Rembrandt.

Entre 2003 et 2006 ils achètent onze Rembrandt, un Vermeer et la seule peinture de Carel Fabriatius en collection privée

En 2009 ils acquièrent "Eliézer et Rebecca au puits" de Ferdinand Bol et apprennent qu'ils ont remportés l'enchère sur le Louvre. "Nous avons comme politique de ne jamais nous mettre en compétition avec un musée" précise Tomas Kaplan. Cette œuvre, prêtée au Louvre depuis 2010, vient d'être officiellement donnée à l'occasion de cette exposition "...une manière de remercier le Louvre et la France".

Dans la collection Leiden, les élèves de Rembrandt sont tous présents, Gerrit Dou, Ferdinand Bol, Carel Fabritius, Govaert Flinck, Nicolaes Maes ...

Cette exposition est un enchantement. Les dix œuvres de Rembrandt s'imposent,   un coup de cœur pour le petit "Portrait d'un vieil homme" et une très belle ébauche récemment attribuée au Maître. Tous les tableaux des plus grands peintres hollandais qui entourent Rembrandt  sont des chefs-d'œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à me détacher de "l'Autoportrait" de Jan Lievens et de son "Garçon à la cape" . 

A voir jusqu'au 22 MAI 2017

 

REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau
REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneauREMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau

REMBRANDT - Les trois musiciens, Allégorie de l'ouïe - L'opération de la pierre, Allégorie du toucher - Le Patient inconscient, Allégorie de l'Odorat. 21,5x17 - Huile sur panneau

REMBRANDT - "Portrait d'un viel homme" - peut-être un Rabbin - vers 1643 huile sur panneau - 22x18,4cm

REMBRANDT - "Portrait d'un viel homme" - peut-être un Rabbin - vers 1643 huile sur panneau - 22x18,4cm

REMBRANDT - "Etude d'une femme à la coiffe blanche" vers 1640 - huile sur panneau - 47,3 x 39 cm

REMBRANDT - "Etude d'une femme à la coiffe blanche" vers 1640 - huile sur panneau - 47,3 x 39 cm

REMBRANDT - "Minerve" vers 1635 - huile sur toile 136x116cm

REMBRANDT - "Minerve" vers 1635 - huile sur toile 136x116cm

détail - photo MP

détail - photo MP

REMBRANTD - "Portrait d'Arthenie Crepal"- 1635 - 83,5x67,6cm

REMBRANTD - "Portrait d'Arthenie Crepal"- 1635 - 83,5x67,6cm

REMBRANDT - "Ebauche"

REMBRANDT - "Ebauche"

Jan LIEVENS - "Garçon à la cape et au turban" Portrait du prince Rupert de Palatinat - vers 1631 - huile sur panneau 66,7x51,8cm

Jan LIEVENS - "Garçon à la cape et au turban" Portrait du prince Rupert de Palatinat - vers 1631 - huile sur panneau 66,7x51,8cm

Jan LIEVENS - Autoportrait - huile sur panneau - 42x37cm

Jan LIEVENS - Autoportrait - huile sur panneau - 42x37cm

Gérard DOU - "Un Ermite" vers 1665-1670 - huile sur panneau 18x12,7cm

Gérard DOU - "Un Ermite" vers 1665-1670 - huile sur panneau 18x12,7cm

Hendrick ler Brugghen - "Allegorie de la Foi" - vers 1626 - huile sur toile 72,3x56,3cm

Hendrick ler Brugghen - "Allegorie de la Foi" - vers 1626 - huile sur toile 72,3x56,3cm

Jan Steen - Banquet d'Antoine et Cléopâtre - huile sur toile 82,1x107,8cm

Jan Steen - Banquet d'Antoine et Cléopâtre - huile sur toile 82,1x107,8cm

Carel Fabriatius - "Agar et l'ange" - vers 1645 - 156x136cm - photo MP

Carel Fabriatius - "Agar et l'ange" - vers 1645 - 156x136cm - photo MP

détail - photo MP

détail - photo MP

Vous pouvez revoir l'article sur "Le chardonneret" de Carel Fabritius en cliquant : http://www.voir-ou-revoir.com/search/carel%20fabritius/ ) .

TABLEAU OFFERT AU LOUVRE - Ferdinand Bol - Eliézer et Rebecca au puits - vers 1645/1646 - huile sur toile 171x171cm

TABLEAU OFFERT AU LOUVRE - Ferdinand Bol - Eliézer et Rebecca au puits - vers 1645/1646 - huile sur toile 171x171cm

détail

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Publié dans : #Expositions à Paris
Autoportrait à la palette - 1865-1866 109x71cm - Chicago

Autoportrait à la palette - 1865-1866 109x71cm - Chicago

Frédéric Bazille est né le 6 décembre 1841. Il est issu d'une vieille famille d'orfèvres et de négociants, membres de l'Eglise réformée. Son père, propriétaire terrien et viticulteur est un notable. Bazille passe son enfance entre l'hôtel situé Grand-Rue à Montpellier et la résidence d'été de la famille, le domaine de Méric (devenu, de nos jours, un parc public). La bâtisse rose est située en hauteur, et la pente du parc descend jusqu'à la rivière Lez. "Méric, un greffon de Florence enté en Languedoc est un lieu magique" (F.B.Michel - biographie de Bazille)

 

Résidence de Méric

Résidence de Méric

En 1859, après avoir passé le baccalauréat, Bazille envisage de se consacrer à la peinture. Il entreprend cependant des études de médecine, carrière voulue par ses parents, tout en peignant pendant son temps libre et en suivant des cours de peinture et de dessin dans l'atelier du sculpteur Joseph Baussan.

En 1862, ses parents acceptent qu'il poursuive ses études à Paris, mais Bazille conserve la volonté d'être peintre. Il fréquente l'atelier de Charles Gleyre. Il y rencontre Monet, Sisley et Renoir. Monet sera un guide que Bazille hébergera et aidera beaucoup financièrement.

En 1854, il échoue à sa deuxième année de médecine, son père accepte finalement qu'il se consacre à la peinture.

Bazille est un hôte assidu du salon de sa cousine Mme Lejosne. Il y retrouve Baudelaire, Verlaine, Barbey d'Aurevilly, Braquemond, Manet. Cette élite, opposée à Napoléon III, voue un culte à Victor Hugo, l'exilé, et est hostile à l'académisme.

Il se lie d'amitié avec Pissarro, Fantin-Latour, Nadar (il sera présent à l'envol du "Géant"-voir article http://www.voir-ou-revoir.com/search/nadar/), Zola, Degas et Cézanne qu'il réunira au petit café Guerbois des Batignolles à quelques pas de l'atelier de Manet.

Ci-dessus - L'Atelier de la rue de Visconti - 1867 - Huile sur toile, 65x48cm, Richmond

L'atelier est un lieu essentiel pour les peintres : on s'y rencontre pour observer les progrès des uns et des autres, s'encourager, engager des débats esthétiques, y diner ensemble. C'est aussi un sujet de peinture lorsque l'on ne peut pas s'offrir des modèles ou sortir peindre en plein air.

Ci-dessous :

Atelier de la rue de la Condamine - 1869/1870 -  huile sur toile 98x128,5cm - Paris Musée d'Orsay.

Edmond Maître est au piano, Emile Zola parle à Renoir qui peint, et la grande silhouette de Bazille est de la touche de Manet.

Frédéric BAZILLE au Musée d'Orsay - Février 2017

En 1865, Bazille quitte son petit local de la rue de Vaugirard pour s'installer avec Monet dans un atelier 6, rue de Fürstenberg, face à l'atelier de Delacroix. De leur fenêtre les deux amis peuvent voir la pièce ou peint le maître. Ils y recevront Courbet venu encourager Monet qui peint "Le Déjeuner sur l'herbe". Bazille déménagera plusieurs fois durant les huit années passées à Paris. En 1966, rue Godot-de-Mauroy, puis rue de Visconti, aux Batignolles, et en avril 1870 rue des Beaux-Arts.

Bazille aime la vie parisienne, le théâtre, les concerts. Il partage sa passion pour la littérature, la poésie et le piano avec Edmond Maître avec lequel il entretiendra une amitié profonde. Mais il aime aussi se ressourcer au grand air et fait de nombreuses escapades à Honfleur avec Monet, à Chailly, à Barbizon, à Aigues-Mortes et retourne régulièrement tous les étés à Méric, site essentiel dans l'œuvre de Bazille.

Ci-dessus -  Paysage à Chailly - 1865 - huile sur toile 81x100cm - Chicago

Les remparts d'Aigues-Mortes - 1867 - Huile sur toile 46x75cm - Montpellier Musée Fabre

Les remparts d'Aigues-Mortes - 1867 - Huile sur toile 46x75cm - Montpellier Musée Fabre

Entre 1863 et 1870, Bazille peint plus d'une cinquantaine d'œuvres de tout genre : portraits, paysages, natures mortes (à cette époque genre important, modeste et peu couteux), nus (surtout masculins).

 

Négresse aux pivoines - 1870 - huile sur toile 60x75cm - Montpellier Musée Fabre

Négresse aux pivoines - 1870 - huile sur toile 60x75cm - Montpellier Musée Fabre

Portrait de Pierre Auguste Renoir - vers 1868-1869 - huile sur toile 61x50cm - Montpellier Musée Fabre - dépôt du Musée des beaux arts d'Alger

Portrait de Pierre Auguste Renoir - vers 1868-1869 - huile sur toile 61x50cm - Montpellier Musée Fabre - dépôt du Musée des beaux arts d'Alger

La Robe rose - 1864 - 147x110cm - Paris Musée d'Orsay

La Robe rose - 1864 - 147x110cm - Paris Musée d'Orsay

Ruth et Booz - 1870 - huile sur toile 138x202xm - Montpellier  Musée Fabre

Ruth et Booz - 1870 - huile sur toile 138x202xm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte au héron - 1867 huile sur toile 98x78cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte au héron - 1867 huile sur toile 98x78cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte aux poissons - 1866 - huile sur toile 47x39cm - Montpellier Musée Fabre

Nature morte aux poissons - 1866 - huile sur toile 47x39cm - Montpellier Musée Fabre

Jeune Homme nu couché sur l'herbe - vers 1867 - huile sur toile - 147x139 - Montpellier Musée Fabre

Jeune Homme nu couché sur l'herbe - vers 1867 - huile sur toile - 147x139 - Montpellier Musée Fabre

Le Pêcheur à l'épervier - 1868 - huile sur toile 188x87cm - Remagen

Le Pêcheur à l'épervier - 1868 - huile sur toile 188x87cm - Remagen

Bazille meurt tragiquement le 28 Novembre 1870, au cours de la guerre franco-prussienne. Avec la fougue de la jeunesse il s'est engagé dans le 3ème régiment de Zouaves. Sergent major nouvellement promu, il reçoit une balle dans le bras et une dans le ventre lors de l'assaut de Beaune-la-Rolande (Loiret).

La quasi-totalité de son œuvre est rapatriée chez ses parents, où personne ne la voit durant près de trente ans. Nous devons à Manet et au critique Roger Marx la redécouverte de Bazille. A l'Exposition Universelle de 1900, Roger Marx fait le bilan d'un siècle de peinture française et introduit avec les impressionnistes qui sont devenus célèbres, l'oublié Bazille. La "Vue du village" et "La Toilette" sont présentés dans la salle des précurseurs du mouvement

La Vue du Village - 1868 - Huile sur toile - 137x85cm - Montpellier Musée Fabre

La Vue du Village - 1868 - Huile sur toile - 137x85cm - Montpellier Musée Fabre

La Toilette - 1870, huile sur toile 130x128cm - Montpellier Musée Fabre

La Toilette - 1870, huile sur toile 130x128cm - Montpellier Musée Fabre

Marc Bazille, frère de Frédéric, propose pour une somme symbolique "La Réunion de famille" aux musées nationaux. En 1910, une première grande rétrospective est organisée dans le cadre du Salon d'Automne.

 

La Réunion de famille - 1867-1868 - huile sur toile 152x230cm - Paris Musée d'Orsay

La Réunion de famille - 1867-1868 - huile sur toile 152x230cm - Paris Musée d'Orsay

Bazille n'aura vendu aucun tableau de son vivant, d'ailleurs il n'avait nullement besoin d'argent, ses parents lui versaient une rente mensuelle mais il devait rendre des comptes. Mécène pour ses amis, il acheta notamment à Monet "Les Femmes au jardin".

En 1870 il émergeait à peine sur la scène artistique, le Salon lui ouvrait ses portes : "Je suis lancé, écrivait-il à son frère Marc, et tout ce que j'exposerai dorénavant sera regardé". Bazille n'a pas eu la chance de vivre le plein épanouissement de l'impressionnisme.

C'est une très belle exposition qui, au travers des œuvres de Bazille en résonance avec celles de ses amis et contemporains, met en évidence la recherche de cette génération sur la peinture en plein air et particulièrement selon Bazille "comment peintre une figure au soleil"

Pierre Auguste RENOIR - Bazille peignant à son chevalet - 1867

Pierre Auguste RENOIR - Bazille peignant à son chevalet - 1867

Claude MONET - Portrait de Bazille à la ferme Saint-Siméon -  1864

Claude MONET - Portrait de Bazille à la ferme Saint-Siméon - 1864

PREMIERE EXPOSITION SUR BAZILLE ORGANISEE PAR LES MUSEES NATIONAUX

Jusqu'au 5 Mars 2017 - Musée d'Orsay PARIS

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Publié dans : #Expos Associations

J'ai le bonheur de participer depuis quelques mois au Collectif de l'Association "ART RENCONTRE" à Eaubonne. Une ambiance chaleureuse et des relations amicales entre les membres font que ce Collectif peut mener à bien des projets "ambitieux". Le dernier projet concerne l'exposition qui se tiendra du 30 janvier au 30 mars 2017 à l'Espace Lino Ventura de Garges-lès-Gonesse dans le Val d'Oise : "Il suffit de passer le pont".

Une passerelle (pont) en cagettes de bois, réalisée par les artistes, s'élance du hall d'accueil et rejoint le premier étage où des œuvres sont exposées : peintures, gravures, photographies, installations et vidéos.

La mise en place de cette exposition a demandé une forte implication des membres du Collectif et du courage pour l'installer. Un grand merci à la Présidente, Mireille DENIS-MALHERBE qui accorde confiance et liberté aux artistes.

En savoir plus sur l'Association : http://artrencontre.over-blog.com/

Voir ci-dessous la vidéo de l'installation et les renseignements pour vous rendre à l'exposition.

 

Espace Lino Ventura - Avenue du Général de Gaulle

95140 GARGES-Lès-GONESSE

espacelinoventura@villedegarges.com

Renseignements expositions : 01 34 53 31 06

 

L'ASSOCIATION ART RENCONTRE à Garges-lès-Gonesse - Val d'Oise - Janvier 2017
L'ASSOCIATION ART RENCONTRE à Garges-lès-Gonesse - Val d'Oise - Janvier 2017

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