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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 13:52

Quelque peu oublié le nom de José Maria Sert n'apparâit pas dans les dictionnaires des grands peintres, peut-être parce qu'il est considéré comme un peintre de décor : il habillait les murs mais n'a jamais peint de fresque.
Par manque de communication l'exposition du Petit Palais est quasi déserte. Sert m'était inconnnu et doit l'être pour beaucoup. Le guichetier lui même n'était pas très encourageant pour faire valoir l'exposition, mais la curiosité n'est pas toujours un vilain défaut.
Grande surprise, grand bonheur, grand peintre : les toiles sont gigantesques, les couleurs éclatent, les visages sont peints à la Goya.
JM Sert est né en 1874 dans une famille bourgeoise spécialisée dans le textile. A vingt ans, talentueux dessinateur, il créé pour l'entreprise familiale des cartons de tapisserie. Il se forme à  l'Ecole des beaux-arts de La Llotja et fréquente la célèbre brasserie Els Quatre Gats où il rencontre Gaudi, Ramon Casas, Miguel Utrillo.
A la mort de ses parents en 1899 il s'installe à Paris dans l'ancien atelier d'Horace Vernet.

Après un voyage en Italie, impressionné par les fresques de Giotto à Assise, son grand désir est de décorer son église. L'évêque de Vic lui propose la décoration de la cathédrale de la ville. Ce sera le projet le plus important de sa vie. Il fait un premier projet, oeuvre disparue, "le monde bienheureux" et expose au salon d'automne de 1907 à Paris plusieurs toiles et quelques esquisses. Il obtient un véritable succès, on le compare aux grands maîtres de la fin de la Renaissance.

Pour faire avancer les travaux de la Cathédrale, JM Sert accepte des commandes pour les hôtels particuliers. Il acquiert une solide réputation et décore la salle à manger de l'amant de Coco Chanel, Arthur Capel. Capel se tue lors d'un accident de voiture, le Baron Robert de Rothschild rachète alors le décor pour son pavillon de chasse de Chantilly.

Ce décor "les quatre saisons" (1917-1919) présenté au Petit Palais nous enferme dans un univers fabuleux, la peinture envahit totalement les quatre murs de la pièce.

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 JM Sert rencontre en 1908 la muse de Toulouse Lautrec, Misia et l'épouse en 1920. Fortuné, le couple voyage beaucoup. Il aime les rues, les fêtes foraines, le cirque. Il utilisera ce sujet pour le paravent du boudoir de la Reine d'Espagne, Victoire Eugénie, en 1920.

Superbes panneaux peints à l'huile sur étain sur bois (275 x 400 cm). -Scène de cirque - (exposés au Petit Palais) funanbule4.jpg

 En 1924, JM Sert expose à New York, il reçoit des commandes de plus en plus prestigieuses.

L'année suivante, il tombe amoureux de Roussaname Mdivani dite Roussy. Les rumeurs d'un couple à trois se répandent dans Paris et font l'objet d'une pièce de théâtre. Sert divorce et épouse Roussy en 1928.

Abandonné depuis la mort de Torras i Bages, le projet de la cathédrale de Vic reprend avec un nouveau mécène, Francesc Cambo. JM Sert utilise un style plus simple et plus harmonieux avec des sous couches de métal et des couleurs bistres et or. En 1926 les toiles pour la décoration de l'abside  exposées au Jeu de Paume impressionnent le public. C'est une consécration pour Sert.

Crucifixion (qui sera détruite en 1936)

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 A 59 ans, JM Sert est apprécié en France et à l'étranger. Son oeuvre séduit une riche clientèle. Très mondain il a pour amis Chanel, Claudel, Cocteau, Colette, Picasso, Dali, de Falla, Stravinsky.

Viennent alors les grandes commandes :

Le salon de l'Hotel Waldorf Astoria en 15 panneaux "Les noces de Camacho"les-noces-de-camacho-waldorf-astorai.jpg

 La Société des Nations à Genève

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  Le décor du Hall du nouveau RCA Building de Rockefeller à New-York (où il retrouve Diego Rivera pour l'installation)

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 ainsi que le Palau March à PALMAfresque-a-Palma---Palau-Mars.jpg

 On peut voir au Petit Palais, entre autres merveilles :  "le Carrousel" le-carrousel.jpg

 Ce qui est passionnant chez JM Sert c'est sa façon de préparer ses oeuvres. Il créé ses décors en utilisant des modèles vivants mais aussi des santons (il en achètera plusieurs centaines appartenant à une crèche napolitaine) et des mannequins en bois articulés. Il photographie ses mises en scène sous tous les angles, mets les photos au carreaux et souligne sur les clichés les lignes fortes.       Sans-titre-1-copie-1.jpg

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 JM Sert fait également des maquettes pour proposer ses futurs décors. Celles exposées au Petit Palais sont extraordinaires.
En 1936, dès les premiers jours de la guerre civile espagnole, la cathédrale de Vic est entièrement brûlée et plusieurs membres du chapitre exécutés.

En 1938 après avoir perdu son frère adoré, Roussy, amaigrie par les drogues, meurt de la tuberculose.

JM Sert se réfugie dans le travail et revoit son grand projet de la cathédrale de Vic, il passe du "Monde bienheureux" à la "Danse de la mort".

Cathédrale de Vic

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 esquisse pour la crucifixioncathedrale-Sant-Pere-esquis.jpg

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 Une oeuvre de JM Sert se trouve  au Musée Carnavalet à PARIS

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JM Sert a survécu à peine un mois à l'achèvement de son décor. Il meurt le 27 novembre 1945. Il est inhumé dans "sa cathédrale".

Si vous n'êtes pas trop loin de Paris, courrez au Petit Palais. 

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 18:08

Le Grand Palais de Paris a été conçu pour l'exposition universelle de 1900.
La surface au sol est de
  13.500 m2 , la nef de 200 mètres de longueur, couverte d'une immense verrière s'élevant à 45 mètres sous le dome. Depuis 2007 à lieu l'exposition MONUMENTA. 
Le Centre national des arts plastiques, établissement public, opérateur du ministère de la Culture et de la Communication dans le domaine de l'art contemporain invite les artistes les plus importants de la scène internationale.
 
En 2010 l'installation de Boltanski procurait une émotion profonde allant jusqu'à l'angoisse. Pas d'angoisse avec Daniel Buren lorsque l'on pénètre dans la nef, plutôt un enchantement devant l'éclat de la lumière qui émane des disques transparents colorés.
On retrouve, dans la forêt de poteaux noir et blanc, ses tableaux de 1965 qui mêlaient formes arrondies et bandes de tailles et de couleurs diverses. 
Daniel Buren (né en1938) a agencé son installation en harmonie avec l'architecture du Grand Palais ou l'on retrouve le cercle dans la coupole, les arcades et les escaliers.
Le soleil brillait aujourd'hui à Paris et la lumière inondait la nef, jouait avec les cercles  combinant les couleurs, mélant les reflets.
On aime ou l'on n'aime pas, chacun son opinion (la critique partagée est même parfois très dure : "...l'ombre de la vulgarité entache l'ensemble, renforcée par la médiocrité de la réalisation du faux plafond ; soudures non meulées apparentes des colonnes, et films plastiques colorés mal collés sur les disques de verre"  (Télérama-Olivier Cena)   
Je n'ai pas vu de vulgarité, je n'ai pas remarqué les défauts techniques, j'ai aimé  zigzaguer dans ce labyrinthe ludique au sol coloré par la projection de la couleur (comme le font les vitraux ), rechercher les transformations de la coupole dans les cercles transparents, être surprise au fur à mesure de la montée du grand escalier par le lac multicolore où viennent se noyer les reflets de la verrière... je me suis simplement laissée porter par la lumière de ce jour ensoleillé et heureux.

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 17:59

 

Bas de l'esplanade ,perspective vers l'avenue de la Grande Armée et l'Arc de Triomphe

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Perspective vers la Grande Arche - contre-allée - 

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 Cette tour multicolore génère d'étonnant reflets

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 Par le jeu des reflets, les tours s'encastrent les unes dans les autresSAM_1280.JPG

 

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Lorsqu'on s'approche de la Grande Arche on aperçoit les jets

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 qui de près sont fantastiques !

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 Retour vers le bas de l'esplanade, la tour de verre bleu était anciennement la Tour GAN.

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 10:29

Avant de parler d'AKSELI GALLEN-KALLELA il convient d'expliquer ce qu'est le Kalevala.

LE KALEVALA

Le Kalevala (le pays de Kaleva) est un récit de mythes et légendes épiques ou lyriques publié le 28 février 1835. Il a été composé par Elias Lännrot, folkloriste et médecin de campagne à partir des poésies populaires de tradition orale  recueillies dans les campagnes finlandaises.

La publication de l'épopée du Kalevala, considéré comme le symbole de l'identité nationale finlandaise a redonné une puissante impulsion à la langue et la culture finlandaise. (le 28 février est encore commémoré comme une fête nationale).

Les finnois ont vécu pendant près de cinq siècles sous la domination suédoise avant que leur territoire deviennent en 1809 un Grand duché autonome rattaché à la Russie. Ils obtinrent leur indépendance en 1917.

Personnages principaux du Kalevala :

- le barde Väinämöien, fils d'Ilmatar, déesse de l'air et de l'eau, magicien qui joue du kantele, instrument à corde qui comporte traditionnellement 5 cordes, les modèles du XXè s. peuvent comporter de 5 à 40 cordes.

- le forgeron Ilmarinen qui a fabriqué le sampo, sorte de moulin capable de fabriquer la farine, le sel et de l'or à partir de l'air pur. Il assure ainsi la fortune de son propriétaire.

- le guerrier Lemmikäien

- le héros Kullervo, esclave vengeur qui viola sa soeur sans la reconnaître et mis fin à ses jours.

Le Kalevala a été tradut en français en 1930-31 par Jean-Louis Perret. (on trouve ce livre sur "Amazone").

 

AKSELI GALLEN-KALLELA

Exposition, musée d'orsay, akseli gallen-kallela, axel, g

 Axel Gallén nait en 1865 à Pori (sud ouest de la FInlande). Il va à l'école suédoise d'Helsinki mais suit aussi des cours du soir à l'association d'Art Finlandais. A 16 ans il entre à l'école de dessin de la société des Beaux Arts puis obtient une bourse en 1884 pour aller à Paris. Il y étudie à l'académie Julian et à l'atelier Cormon de 1884 à 1889.

A la fin du XIXè siècle pour les artistes finlandais, l'art, et en particulier le kalevala devient un moyen de lutte, un outil de combat politique contre la russification de la Finlande.

En 1891 Gallén gagne un concours pour l'illustration du kalevala avec le triptyque "la légende d'Aino", l'état en commandera une réplique pour le Sénat.

Le kalevala mène Akseli Gallén-Kallela (il a pris en 1907 la forme finlandaise de son nom) vers la voie du symbolisme. Dans "Ad Astra" se mèle l'iconographie chrétienne et le thème de la victoire de la vie sur la mort. Gallén utilisera ce tableau comme une pièce d'autel lors du baptëme de ses enfants en 1899, cérémonie que Sibelius accompagne au piano.

Gallén a abordé tous les styles en peinture : réalisme, naturalisme, symbolisme, il a traité les portraits, la vie rurale, les paysages et utilisé pour cela tous les médiums.

Au delà de ses talents de peintre il est graveur, affichiste, il créé des blasons, des médailles, des uniformes pour l'état. Curieux de tout il expérimente des domaines totalement différents.

En 1895, il construit sa maison sur le lac Ruovesi (Kalela)avec l'aide d'un ami architecte et fabrique son mobilier.  

Pour l'exposition universelle de Paris en 1900 il fait le décor et le mobilier du pavillon finlandais.

Gallén créé aussi une oeuvre textile (ryijy en finnois) : le ryijy Flamme, devenu emblématique du design finlandais.

Il voyage et expose dans toute l'Europe, aux Etats-Unis et au Mexique. L'oppression grandissante des Russes l'amène à parti pour l'Afrique en 1909. Durant cet exil il peint 170 oeuvres essentiellement des aquarelles.

De retour en Finlande en 1911, Gallen est affaibli artistiquement, il construit une nouvelle maison atelier à Tarvaspää à l'ouest d'Helsinki.

Après la proclamation de l'indépendance de la Finlande et la guerre civile Gallen part trois ans aux Etats-Unis.

Lors d'une conférence à Copenhague en 1931, il exprime son aversion pour la peinture de l'époque et notamment pour cellede Van Gogh et Gauguin. Sur le chemin du retour il meurt d'une pneumonie le 7 mars dans une chambre d'hotel de Stockholm.

Akseli Gallén-Kallela est considéré comme le grand artiste finlandais du tournant du XIXè et du XXè siècle pour ses grandes qualités plstiques mais aussi pour son engagement dans le mouvement national.

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1884 - Garçon et corbeau - huile sur toile, 86x72cm

Poikajavaris

 1885 - vieille femme au chat - huile sur toile 121x96,5cm

Gallen akkajakissa

 Boulevard Parisien - 1885 - huile sur bois - 52,5 x40,5 cmGallen Boulevard

 1888 - démasquée - Huile sur toile 65,5x54,5 - la jeune femme modèle parisien pose sur un sofa recouvert d'un tapis finlandais (démasquée car elle tient à la main un loup de satin noir).Akseli Gallen-Kallela - Démasquée

La légende d'Aino - 1891 - panneau central 154 x154cm - panneaux latéraux 154x77cm - Triptyque du Sénat

Joukahainen vaincu par Väinämöinen doit promettre en échange la main de sa soeur Aino. La jeune fille part se lamenter au bord de l'eau, se noie et se transforme en truite.

 

Gallen Kallela The Aino Triptych

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1892-1894 - Les rapides de Mäntykoski - huile sur toile 270x156cm - cette toile comporte un encadrement peint au motif d'inspiration florale, sorte de fenêtre qui ouvre sur la nature. Les cinq lignes dorées qui traversent la toile verticalement au centre pourraient représenter les cordes d'un kantele. Alliance de la musique, de la peinture et des arts appliqués.Akseli Gallen-Kallela - Les Rapides de Mäntykoski

 1894 - "Ad astra" huile sur toile - 76x85cm
AD-ASTRA

 

Gallen Kallela Ad astra

1896 - La défense du sampo - tempera sur toile 122x125cm - Väinamöinen, Ilmarinen et Lemminkäinen ont ravi le Sampo à Louhi, celle-ci se transforme en aigle pour tenter de reprendre son bien.

Gallen-Kallela The defence of the Sampo

1897- La mère de Lemminkäinen - tempera sur toile - 85,5x108,5cm - Lemminkäinen voulant chasser le grand cygne Tuonela, fut tué et démembré dans le fleuve, sa mère récupéra les débris du corps et invoqua Mehilänen l'abeille qui le ramena à la vie à l'aide de l'hydromel.Gallen Kallela Lemminkainens Mother

 1897-1899 - Buffet - "l'arbre de la bonne et de la mauvaise connaissance" pin - 129x96x52cm - l'installation de Gallén à Kalela a été propice à la création de mobilier6779513762 9326ee4ab6 z (1)

 

1902 - Hiver - étude pour l'une des fresques du mausolée de Sigrid Juselius à Pori - tempera sur toile 77x145,5cmGallen Hiver

 1903 - le printemps - fresque du mausolée pour Sigrid Juselius - 77x145cm

Gallen Printemps

  Tapis ryijy Flamme de Gallén  Gallen Tapis

 Edition 1835 du Kalevala339px-Kalevala1

 

 A LIRE - Les dossiers de l'Art n°192 de janvier 2012

 

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 17:16
Caspar et Gertrude SCHONGAUER (le père de Caspar est originaire de SCHONGAU dans l'actuelle Bavière) arrivent en Alsace en 1440. Caspar est orfèvre. Ils auront cinq fils, Caspar, Ludwig, Martin, Paul et Jorg. L'ordre de naissance n'est pas connu mais Caspar est sans doute l'ainé puisqu'il porte le nom de son père et de son grand'père.
Caspar, Ludwig et Jorg deviennent orfèvres. Martin et Paul seront peintres.
Un portrait posthume de Martin de Hans Burgkmair se serait inspiré d'un détail du retable de Saint Ulrich à Ausbourg (1460-1465) où l'un des témoins de la scène à les traits de Martin. Ce portrait conservé à la Pinacothèque de Munich porte une inscription au dos : "Maître Martin Schongauer, peintre, nommé le beau Martin par rapport à son art, né à Colmar, mais du chef de ses parents bourgeois d'Ausbourg, Noble d'origine. Mort à Colmar l'an 1499 le 2 février. Dieu lui fasse grâce. et moi Hans Burgkmair je fus son disciple en 1488".
Portrait par Hans Burgkmair (1510-1515)
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Le portrait de Burgkmair inspiré du retable d'Ausbourg (un jeune homme d'une vingtaine d'année) permet d'estimer la date de naissance de Martin vers 1440-1445 au moment ou la famille s'installe à Colmar.  
                                   
détail du retable de Saint Ulrich (1460-1465) Eglise Saint-Ulrich et Sainte Safra à Ausbourgmartin-1

1846 - Portrait de Martin Schongauer par joseph Moesl d'après Burgkmair
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Tout jeune Martin travaille dans l'atelier d'orfévrerie dirigé par son père, ce qui explique sa dextérité au burin.
Martin a du s'entraîner très tôt à reproduire des motifs répétitifs, rinceaux et fleurons qui ornent les pièces d'orfévrerie et les références à ces dernières sont nombreuses dans les gravures de Martin : couronne, crosse, croix, encensoir, coupe, sceptre etc.. ainsi que le porte-cierge de la "dormition de la vierge" morceau de bravoure dont la base ne mesure qu'un centimètre  carré.
Rinceau d'ornements à la touffe de gazon - 1480-1485 - burin -  rinceau-d'orneament

La dormition de la Vierge - burin - 140-1475 25,5x16,8 cm -  la-dormition-de-la-vierge
détail  du porte-cierge
détail
Ce talent de graveur lié à une formation d'orfèvre s'applique aussi au Maitre ES (actif au XVè siècle) ainsi qu'à Dûrer (1471-1528) fils d'orfèvre.
Martin SCHONGAUER est avant tout connu pour ses gravures (116 pièces). Ses peintures réalisées sur panneau de bois, comme il est d'usage à l'époque, ne sont que sept dont la plus célèbre "la vierge au buisson de roses", auxquelles il faut ajouter les fresques de l'église Saint-Etienne de Vieux-Brisach sa dernière création (1488-1491).
Il est le premier graveur dont l'identité  soit connue. Avant lui les graveurs sur cuivre ne signaient pas leurs oeuvres. Ce sont les historiens qui leur donnèrent un nom en fonction d'un élément récurent dans leurs oeuvres ou d'un titre d'une oeuvre principale (Le Maître aux banderoles, le Maître du livre), par suite par leur initiales (Maître ES).
Sur toutes les estampes de Martin SCHONGAUER figure un M+S, initiales de son prénom, séparées par une croix formant un arc en dessous (sans doute le croissant de lune des armoiries de la famille SCHONGAUER).
Son oeuvre comporte essentiellement des sujets religieux tirés du nouveau testament, 29 sujets profanes, des motifs ornementaux et quelques motifs d'animaux.
Martin SCHONGAUER moins bien organisés que le sera Dürer a pourtant inondé l'Europe, Espagne et Italie, France jusqu'à Prague et Cracovie, de ses estampes. Elles permettaient un accès à la création contemporaine et la diffusion rapide de modèles iconographiques. Avec la diffusion de ses gravures Martin SCHONGAUER a influencé profondément l'art du Rhin supérieur.
En 1492, Albrecht Dürer fit lors de son premier voyage de compagnonnage un passage à Colmar pour venir rendre hommage à celui qu'il considérait comme son Maître, mais Martin était mort le 2 février 1491 au Vieux-Brisach.
Saint Jean à Patmos - burin - 15,9x11,2cm - 1485-1491
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L'adoration des mages - burin - 1470-1475
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Le grand portement de croix (détail) burin - 28,6x42,7 cm - 1475-1480
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Le combat de Saint Jacques à Clavijo - burin - 1475-1480
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Vierge de l'annonciation - burin - 1485-1491
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Ange de l'annonciation - burin - 1485-1491
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      La Vierge au perroquet - burin - 16 x 11,4cm - 1470-1475
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A LIRE - SCHONGAUER A COLMAR - Edition Ludion - où l'on retrouve aussi ses peintures
    
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