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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions Province
Joaquin SOROLLA - Musée des Impressionnismes de Giverny - sept.2016

"Peintre !... Rien d'autre que peintre !... je n'ai jamais voulu être, ne veux et ne serai jamais rien d'autre qu'un peintre" Joaquim Sorolla

Au départ rien ne semblait pourtant facile. Né en 1863, orphelin très jeune, Sorolla est recueilli par sa tante et son oncle maternels.

Un photographe, Antonio Garcia Peris le fait travailler dans son atelier comme coloriste photographe. Plus tard, la production du jeune Joaquim en portera les traces notamment avec les cadrages de ses compositions en plongée et contre-plongée.

Sorolla étudie très tôt la peinture et s'imprègne des œuvres au Musée du Prado, en particulier Vélasquez.

Il entre aux Beaux Arts de Valence, obtient une bourse pour partir à Rome parfaire ses connaissances classiques.

Il se rend régulièrement à Paris, fréquente Bonnat, Rodin. Il s'intéresse à l'impressionnisme, connait le fauvisme et autres courants. Il découvre aussi les peintres nordiques dont les coloris vifs et lumineux l'inspireront.

Dès le milieu des années 1890, Sorolla reçoit de prestigieuses récompenses, dont le grand prix de l'exposition universelle de 1900 pour "Triste héritage".

photo web - toutes les photos qui suivent MP

photo web - toutes les photos qui suivent MP

En 1906 sa première exposition personnelle à Paris est un succès.

Son prestige grandit et s'étend lors d'expositions internationales. Il expose à l'Hispanic Sociéty of America de New-York en 1909 et l'immense succès qu'il remporte incite le fondateur de l'institution, Archer Milton Huntington, à lui commander un grand décor pour sa bibliothèque.

Joaquim Sorolla a épousé Clothilde, la fille du photographe Garcia Peris. Ils ont eu trois enfants, Maria, Joaquim et Elena. La famille est au cœur de ses préoccupations. Sa femme et ses enfants sont ses modèles favoris et une source permanente d'inspiration.

Elena parmi les roses - 1887

Elena parmi les roses - 1887

mère - 1895

mère - 1895

Les plages de Valence, les pêcheurs, les scènes de baignades sont aussi des motifs de prédilection. Comme Monet il se passionne pour les reflets.

En 1920 alors qu'il travaille à un portrait dans son jardin, il est frappé par une attaque d'hémiplégie. Il ne reprendra pas ses pinceaux. Il meurt trois ans plus tard.

En 1926, Clothilde léguera les collections et la maison familiale à l'Etat espagnol afin que soit créé un musée à la mémoire de son mari. Le musée Sorolla est situé près de Pasco de Castellana dans un quartier élégant de Madrid. Magnifique demeure, au décor reconstitué grâce aux nombreuses photographies retrouvées. Une grande partie des œuvres de Sorolla peintes dans les lieux mêmes y sont exposées. Sorolla avait fait construire cette grande maison en 1911. Il créa lui même ses jardins, pour lui et sa famille, havre de paix et de beauté qu'il peindra une quarantaine de fois entre 1917 et 1920.

1898 - cousant

1898 - cousant

1898 cousant - détails
1898 cousant - détails
1898 cousant - détails

1898 cousant - détails

1900 - la préparation des raisins secs

1900 - la préparation des raisins secs

1902 nu

1902 nu

1903 - Pêcheur à Valence

1903 - Pêcheur à Valence

1903 - Enfants au bord de la mer

1903 - Enfants au bord de la mer

détail

détail

1904 - l'été

1904 - l'été

1904 - l'heure du bain

1904 - l'heure du bain

l'été et l'heure du bain - détailsl'été et l'heure du bain - détails

l'été et l'heure du bain - détails

1905 - Le bateau blanc

1905 - Le bateau blanc

1905 - nageurs

1905 - nageurs

1906 - Biarritz1906 - Biarritz1906 - Biarritz

1906 - Biarritz

1907 - Maria peignant

1907 - Maria peignant

1919 - Elena à la Cale de Saint Vicente

1919 - Elena à la Cale de Saint Vicente

La magnifique exposition de Giverny présente de nombreux tableaux très attachants. On y retrouve toute l'affectivité de Sorolla dans des blancs éblouissants : éblouissement de l'amour.

 Mère

Mère

A ne pas manquer, jusqu'au 6 Novembre

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Denise 05/10/2016 19:50

Alléchés par le blog, nous voici partis à Giverny. Et là, carrément époustouflés. Chacun y a trouvé son bonheur au sens propre. Dans le tableau de la mère et son (tout) nouveau-né, approchez vous et vous verrez une fente infime entre les paupières de l'enfant, dans laquelle on devine l'iris. Cet homme là savait regarder.

voir-ou-revoir 07/10/2016 09:06

Heureuse d'avoir pu vous faire découvrir Sorolla. cordialement

jean 26/09/2016 01:04

sur la route de Giverny je conseille une halte à Vernon ,( d'où part une navette pour Giverny) son centre historique, ses bords de Seine et une petite exposition sur les femmes peintres qui se tient ( ou se tenait) dans le Musée municipal qui abrite aussi une collection d'artistes animaliers,

voir-ou-revoir 26/09/2016 08:34

Merci pour ce complément d'information. L'exposition "portraits de femmes" s'est terminée hier 25 septembre. Je ferai toutefois un court article prochainement.

Rufus 25/09/2016 21:41

Chère Michèle, j'aime vraiment beaucoup ce que vous nous faîtes découvrir aujourd'hui. Sorolla me touche beaucoup, tout particulièrement (pour moi aussi) les baignades ... et également ce nu.
Merci une fois de plus à vous chère Michèle

Dandylan 25/09/2016 09:16

Merci pour la visite ! Cela me ferait presque regretté de ne pas y être allé.

mariabaya 25/09/2016 08:38

Quelle maitrise du reflet sur le "nu", la brillance du drap rose nous éclabousse les yeux. Et sur le tableau des "enfants en bord de mer" je suis fascinée par le rendu du "mouillé" sur le corps des enfants dans l'eau.Je ne connaissais pas ce peintre mais vos photos m'ont donné envie d'y aller.merci.

eOle 25/09/2016 08:32

Merci Michèle pour ce partage.Je ne connaissais pas ce peintre Quelle belle découverte !

almanito 24/09/2016 15:33

Le "triste héritage" est un peu déroutant parmi toutes ces scènes de bonheur lumineux, d'où venaient ces petits enfants ?

Sinon j'ai bien aimé les pêcheurs, avec le beau portrait de l'homme et la grâce de la petite fille que tu montres en détail au bord de l'eau, ainsi que la préparation des raisins.

Merci Michèle, je rêve d'aller un jour à Giverny.

navailh 26/09/2016 00:56

ce sont des enfants atteints de rachitisme que l'on soignait à l'époque par un apport d'iode.

emma 24/09/2016 14:38

tu as du te régaler (comment sont les jardins de Giverny en cette saison ? ) - le profane que je suis voit la lumière des impressionnistes, du Renoir dans les sujets enfants famille, mais aussi ceux des scènes de jeux de mer chers aux peintres nordiques, et du naturalisme, du réalisme, une touche nerveuse moderne,(fauvisme ,voire art déco), un artiste qui ne noie pas sa personnalité dans un courant dominant. Non ?

voir-ou-revoir 26/09/2016 08:48

Je connais les jardins de Giverny que j'ai visités deux fois, le plus récemment il y a une dizaine d'années, bien heureusement pour moi. Pour y entrer maintenant il y a une queue monstre, et selon les guichetiers du Musée des impressionnismes, tous les jours de l'année, aucune période plus calme. Lors de ma visite au Musée, la file devait faire plus de cent mètres. Je ne te parle pas des abords. Par contre au Musée des impressionnismes peu de monde, Sorolla n'étant pas assez connu.

Ton commentaire est tout à fait juste. D'abord réaliste puis impressionniste, mais connaissant tous les courants, Sorolla aurait pu aller encore plus loin vers l'abstraction (son tableau de 1919 Elena à la Cale saint Vicente le prouve) s'il n'avait été absorbé par la commande du grand décor pour Huntington. Merci Emma pour ta fidélité. Amicalement. Michèle