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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.


FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol - Juillet 2018

Publié par voir-ou-revoir sur 16 Juillet 2018, 06:02am

Je n'étais pas très tentée par l'exposition Foujita au Musée Maillol, je me suis décidée alors que l'exposition se terminait. Je ne peux donc pas vous inciter à vous y rendre, je ne peux que vous proposer d'en voir quelques images. L'exposition s'est terminée hier ,15 juillet.

Que pouvais-je dire de Foujita avant d'aller au Musée Maillol : qu'il était un dandy japonais, lunettes rondes, petite moustache à la "Hitler", qu'il faisait la fête à Montparnasse, aimait les femmes et peignait des chats. C'est peu.

Il est vrai, les chats sont très présents. Je n'adhère pas à tout mais j'ai été séduite par la pureté de ses nus, corps blancs noyés dans des fonds blancs avec quelques patines grises et une ou deux touches de couleurs (les photos n'en rendent d'ailleurs pas l'éclat). Ses portraits d'enfants m'ont également beaucoup touchée.

Puis, lorsque je suis arrivée au seuil de l'espace des "grandes compositions", je n'ai pas pu retenir une exclamation, c'était si inattendue, si lumineux : une fresque chaotique, spontanée, grand carnet de croquis dont l'ensemble est unifié par le frottement et l'estompage d'une grisaille chère à Foujita. On y ressent l'influence de Michel Ange et de la chapelle Sixtine que Foujita a visité en 1921.

C'était une exposition à ne pas manquer.

Photos MP

Enfants jouant 1924  Huile sur toile

Enfants jouant 1924 Huile sur toile

Mère et enfant 1918 - aquarelle / Portrait de Kikou 1926 - Peinture traditionnelle japonaise
Mère et enfant 1918 - aquarelle / Portrait de Kikou 1926 - Peinture traditionnelle japonaise

Mère et enfant 1918 - aquarelle / Portrait de Kikou 1926 - Peinture traditionnelle japonaise

Le Petit Bouddha 1919 -huile sur toile
Le Petit Bouddha 1919 -huile sur toile

Le Petit Bouddha 1919 -huile sur toile

Carnet de dessin 1892 - La poule et ses oeufs 1898 - Huile sur toileCarnet de dessin 1892 - La poule et ses oeufs 1898 - Huile sur toile

Carnet de dessin 1892 - La poule et ses oeufs 1898 - Huile sur toile

FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
Le Douanier Rousseau - Le pont de grenelle 1892

Le Douanier Rousseau - Le pont de grenelle 1892

Paysage de Malakoff - 1918 - / Paysage de banlieue - 1917 - Huile sur toile
Paysage de Malakoff - 1918 - / Paysage de banlieue - 1917 - Huile sur toile

Paysage de Malakoff - 1918 - / Paysage de banlieue - 1917 - Huile sur toile

Atelier de soutine 1918 - Huile sur toile

Atelier de soutine 1918 - Huile sur toile

Le baiser de l'oiseau 1917 - Aquarelle / Joueurs de go 1917 - Aquarelle
Le baiser de l'oiseau 1917 - Aquarelle / Joueurs de go 1917 - Aquarelle

Le baiser de l'oiseau 1917 - Aquarelle / Joueurs de go 1917 - Aquarelle

Cagnes sur mer - 1918 Huile sur toile

Cagnes sur mer - 1918 Huile sur toile

Couple - 1917- Aquarelle et encre de chine

Couple - 1917- Aquarelle et encre de chine

Portrait de petit écolier - 1918 Huile sur toile

Portrait de petit écolier - 1918 Huile sur toile

La famille 1917 - Aquarelle / Mère et enfant 1917 - Aquarelle et gouache
La famille 1917 - Aquarelle / Mère et enfant 1917 - Aquarelle et gouache
La famille 1917 - Aquarelle / Mère et enfant 1917 - Aquarelle et gouache

La famille 1917 - Aquarelle / Mère et enfant 1917 - Aquarelle et gouache

Portrait de Suzy Solidor 1927/  Les deux amies 1926  / Les deux amies 1930
Portrait de Suzy Solidor 1927/  Les deux amies 1926  / Les deux amies 1930
Portrait de Suzy Solidor 1927/  Les deux amies 1926  / Les deux amies 1930
Portrait de Suzy Solidor 1927/  Les deux amies 1926  / Les deux amies 1930

Portrait de Suzy Solidor 1927/ Les deux amies 1926 / Les deux amies 1930

Née à Saint Malo, Suzy Solidor (1900-1983) s'installe à Paris en 1920 espérant devenir mannequin. Elle rencontre Yvonne de Bremond d'Ars, célèbre antiquaire qui la propulse au devant de la scène. Le couple defraie la chronique. Elle entame une carrière de chanteuse en 1929. Dans le portrait de 1927, Foujita la représente en sage écolière, telle Claudine,  femme libre  de Colette.

Autoportraits - 1924 - 1925 - 1927
Autoportraits - 1924 - 1925 - 1927
Autoportraits - 1924 - 1925 - 1927

Autoportraits - 1924 - 1925 - 1927

Autoportrait 1921
Autoportrait 1921
Autoportrait 1921

Autoportrait 1921

FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
Portrait de Philomène 1925 : Petite fille à la tresse 1929 - Huiles sur toile
Portrait de Philomène 1925 : Petite fille à la tresse 1929 - Huiles sur toile
Portrait de Philomène 1925 : Petite fille à la tresse 1929 - Huiles sur toile

Portrait de Philomène 1925 : Petite fille à la tresse 1929 - Huiles sur toile

Petite fille au chat 1929 / Petite fille au capuchon 1929 / Jeune fille à la pensée 1923 - Huiles sur toile
Petite fille au chat 1929 / Petite fille au capuchon 1929 / Jeune fille à la pensée 1923 - Huiles sur toile
Petite fille au chat 1929 / Petite fille au capuchon 1929 / Jeune fille à la pensée 1923 - Huiles sur toile
Petite fille au chat 1929 / Petite fille au capuchon 1929 / Jeune fille à la pensée 1923 - Huiles sur toile

Petite fille au chat 1929 / Petite fille au capuchon 1929 / Jeune fille à la pensée 1923 - Huiles sur toile

Nu allongé - 1932 - Huile sur toile
Nu allongé - 1932 - Huile sur toile

Nu allongé - 1932 - Huile sur toile

Nu assoupi sur la table (détail) 1927 / Nu allongé 1932 - Huiles sur toile
Nu assoupi sur la table (détail) 1927 / Nu allongé 1932 - Huiles sur toile

Nu assoupi sur la table (détail) 1927 / Nu allongé 1932 - Huiles sur toile

FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018

Foujita consacre une grande partie de l'année 1928 à la réalisation de quatre panneaux de trois mètres par trois, vraisemblablement destinés à la Maison du Japon de la Cité internationale universitaire de Paris ; cette commande devient un projet personnel à la suite d'un différend avec le commanditaire.

FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018
FOUJITA - PEINDRE DANS LES ANNEES FOLLES - Musée Maillol -  Juillet 2018

Tsugouharu Foujita nait le 27 Novembre 1886. Le Japon a rompu avec deux siècles et demi d'un nationalisme quasi féodal pour s'ouvrir aux influences extérieures, notamment occidentales. En même temps une vague de japonisme déferle sur la France, les peintres impressionnistes s'emparent de leurs compositions picturales.

Foujita apprend le français à l'école primaire. Adolescent il n'a qu'un rêve : se rendre à Paris.

En 1913, à 27 ans, diplôme des Beaux-arts de Tokyo en poche, après une traversée à bord du Mishima Maru de 45 jours, il arrive à Paris, via Marseille. L'une de ses premières visites est pour Picasso. Il est tout de suite accepté par le milieu montparnassien avide d'exotisme : Modigliani, Soutine, Zadkine, Pascin... Mais c'est la peinture du Douanier Rousseau, qu'il n'a pas connu (il est mort en 1910) qui le décide à se détacher de l'impressionnisme et à retrouver ses racines.

Début 1917, Foujita rencontre Fernande Barrey, peintre et modèle. Il l'épouse. Elle l'admire et l'encourage à exposer une centaine d'aquarelles à la Galerie Cheron. C'est la première exposition du fils du Général Foujita de l'Etat-major impérial et le début du succès.

En 1921, il est une notoriété dans le monde de l'art, il devient membre du Jury du Salon d'Automne.

En 1925, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur. Il gagne beaucoup d'argent. Il a quitté Fernande pour Lucie Badoud qu'il surnomme Youki ("neige" en japonais) à cause de la blancheur de sa peau... blancheur qui a sans doute inspiré ses nus blancs.

Un lourd redressement fiscal le fait retourner à Tokyo pour vendre ses œuvres.

En 1930, il quitte Paris avec son modèle Madeleine (Youki l'a quitté pour Robert Desnos) pour se rendre en Amérique Latine. Madeleine meurt d'une overdose. Il se rend ensuite au Japon, où il rencontre celle qui sera sa dernière épouse Kimiyo Horiuchi, puis à New-York.

Foujita revient à Paris en 1950. Il s'installe à Villiers-le-Bâcle, dans l'Essonne. Il obtient la nationalité française en 1955, se convertit au catholicisme en 1959 (il a eu une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Rémi à Reims) et choisit comme prénom de baptême Léonard. Sa marraine est Béatrice Taittinger et son parrain René Lalou qui dirige la maison Mumm. Avec René Lalou il décide de bâtir et décorer une chapelle à Reims, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, dite chapelle Foujita, qui sera terminée en 1966.

Foujita décède d'un cancer le 29 Janvier 1968 à Zurich. Il repose dans sa chapelle à Reims. Kimiyo le rejoint en 2009. Elle a légué les droits d'auteur de l'œuvre de Foujita à la Fondation des Apprentis d'Auteuil.

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Pour consoler ceux qui ont manqué l'exposition :

La maison-atelier de Villiers-le-Bâcle - 7, route de Gif - 91190

Tel 01 69 85 34 65 - samedi 14 à 17 h - dimanche 10 à 12 h/14 h 17h30

La chapelle Foujita - 33 rue du Champ de Mars - Reims

03 26 35 36 00 - tous les jours sauf mardi de 10 à 12 h et 14 h 18 h du 2 mai au 30 septembre

 

 

 

La chapelle Foujita - La maison atelier (photos web)La chapelle Foujita - La maison atelier (photos web)

La chapelle Foujita - La maison atelier (photos web)

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Commenter cet article

almanito 16/07/2018 21:07

Je connais peu Foujita, grâce à toi je le découvre un peu mieux. J'aime beaucoup ses portraits, surtout celui de Kikou et et son autoportrait avec le chat. Merci Michèle

Bataille 16/07/2018 15:05

Merci de nous faire profiter de l'exposition Foujita à travers vos photos. Ce devait être superbe et je regrette de l'avoir manquée.
Bien amicalement

Rufus 16/07/2018 09:21

Nous aurions, certes, beaucoup regretté si vous aviez laisser passer ce rendez-vous que nous donnait Foujita, chère Michèle. J'adore, comme vous, les portraits d'enfants, les "mères et enfant". J'apprécie de trouver chez lui la trace de ses amitiés de Montparnasse ( ex : l'atelier de Soutine)....
J'ai beaucoup aimé, un grand merci à vous.

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