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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

Le château de Maintenon, situé entre Rambouillet et Chartres est une demeure Renaissance. Il a été édifié au début du XVIème siècle  à l’emplacement d’un ancien château fort, dont il ne reste que la Tour carrée. 

Je l'ai visité par une très belle journée d'avril, c'est un chateau magnifique et assez méconnu.la-tour-carréLa tour carrée

 

 

par-la-fenetre

Vu d'une fenêtre

 

le-chateau-vu-du-parc



Françoise d’Aubigné, la future Madame de Maintenon, y effectue les principaux travaux d’embellissement avant de devenir la maîtresse, puis l’épouse secrète de Louis XIV.

Dans le parc, les parterres et les allées sont dûs au jardinier du Roi, Le Notre

l'allée
Au fond du parc, on découvre l’aqueduc de Maintenon, construit en 1683 par Vauban, à la demande de son souverain pour acheminer les eaux de l’Eure à Versailles. Il ne fut jamais achevé.
par-la-fenêtre,-l'acqueducL'aqueduc vu d'une fenêtre du chateau

l'allée2

L'aqueduc vu de la grande allée.


La Marquise fit don du château à sa nièce, épouse du Duc de Noailles. Aujourd’hui, le domaine appartient toujours à cette  famille. 

 ancienne-chambre-de-louis-X

L'ancienne chambre de Louis XIV

 

la-grande-galerie

la grande galerie

 

bibliothèque

La magnifique bibliothèque

 

Si vous passez par là ne manquez pas de vous arrêter, c'est un chateau  à l'ambiance intérieure chaleureuse qui donne l'impression d'être encore habité, Cela m'a aussi donné envie de connaître mieux Madame de Maintenon et je dévore en ce moment le livre de Françoise Chandernagor : l'Allée du Roi. Passionnant.

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Musées Province

 

 

cathédrale-1

 

Il faisait un froid glacial à l'intérieur de la cathédrale de Chartres que Rodin appelait  "l'Acropole de la France", il y faisait aussi, je ne sais pourquoi, particulièrement sombre alors que le soleil brillait à l'extérieur . Nous avons fait un rapide tour (nous étions déjà lors d'un précédent voyage restés longtemps à contempler les vitraux) et avons retrouvé au plus vite la luminosité et le merveilleux soleil de cette journée.

  

cathédrale2-copie-1

 

 cathedrale2

 

 cathedrale3

 

cathédrale12

 

 cathedrale4

 

cathédrale5 

 cathédrale8

 

Le labyrinthe, au sol dans la cathédrale était recouvert par les chaises, mais nous en découvrons un très beau  dans les jardins en contrebas de la terrasse qui domine la ville.

cathedrale7

 

De cette terrasse on rejoint , en passant sous des arcades recouvertes de glycines, le musée des Beaux Arts.

de-la-cathédrale-au-musée

 

Ce musée établi dans l'ancien palais des évêques, au chevet de la cathédrale est un bel ensemble de bâtiments XVè, XVIIè et XVIIIè.

On peut y voir, à la suite de la chapelle , des meubles, objets, tableaux et une collection océanienne.

musée-des-beaux-arts-chapel 

Peu de choses vraiment passionnantes à mon goût, sauf un beau Soutine et deux salles consacrées à Vlaminck.

chartres -la-petite-fille-à-la-poupée - vlaminck

 

 La petite fille à la poupée - 1902

 

chartres -Vlaminck le père bouju

 

le père Bouju - 1900

chartres - vlaminck-le-pont-de-chatou

 

Le pont de Chatou

- chartres -vlaminck-autoportrait

  Autoportrait 

 

et Vlaminck rejoignant les recherches contemporaines de Braque et Picasso,

une "Nature morte au couteau" 1910....que je ne lui aurais pas attribuée spontanément.

 

chartres - nature morte vlaminck

 

Derrière les vitres des fenêtres du musée, belle vue sur le chevet de la Cathédrale

 

du-musée-vue-sur-le-chevet-

 

Superbe journée ... le lendemain nous sommes allés visiter le très beau chateau de Maintenon et  un merveilleux parc ... cela fera l'objet des prochains articles.

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

VANITES DU CARAVAGE A DAMIEN HIRST

   3 FEVRIER au 28 JUIN 2010

 

Crânes et ossements ne font plus peurs, paradant sur les tee-shirt des ados, mis en bagues en colliers en affiches, "vanités ambulantes" comme dit mon amie Christine, professeur d'arts plastiques.

La disparition de la spiritualité et du symbolisme ne laisse apparaître à l'aube du XXIème siècle que des représentations de crânes comme motif à peindre, décorer ou à sculpter, rejoignant  le culte du crâne à l'époque néolithique. C'est sans doute une façon plus laïque et plus lucide de développer le sujet, comme le dit Claudio Stinati, commissaire de l'exposition, mais personnellement je pense que "les vanités" perdent de leur  signfication profonde, celle de la réflexion sur le sens de la vie et de la mort  : "j'ai été ce que vous êtes et ce que je suis vous le serez aussi", dit le squelette de Masaccio en bas de la Trinité de l'église Santa Maria Novella de Florence... 

 

Les deux magnifiques tableaux du Caravage et de Zurbaran  incitent à méditer sur notre devenir, mais devant les autres oeuvres présentés à l'exposition,  à part les   toiles de Richter et Yan Pei Ming,  je suis restée indifférente et perplexe devant les crânes différemment "décorés" sans que ne résonne en moi la moindre émotion ou interrogation. Est-ce là la volonté ou la vanité des artistes : nous faire regarder la mort avec indifférence : on meurt .... c'est la vie !!! circulez il n'y a rien à voir .... 

 

Mon opinion et mes commentaires étant tout à fait subjectifs !!

  

 

vanité zurbaran

Zurbaran

 

Vanités - le caravage

Le Caravage

 

vanités - yan-pei-ming

Yan Pei Ming 2004

 

vanités - annette-mess-ager

 Annette Messager 1999 - gants et crayons de couleurs

reste dans sa démarche plastique... mais ...

 

Niki de Saint Phalle également

vanités -niki de st phalle

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vanités - tsykalov-2005

Dimitri Tsykalov 2005 - photos de fruits et légumes sculptés.... rigolo

 

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vanités - hirst

Hirst - résine et mouches collés .... burkkk

 

 

et là à vous de commenter !!!

 

vanités -rubinstein

  Nicolas Rubinstein 2005

 

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

UN AUTRE CHEMIN DE L'ETRE

 

J'allais voir l'exposition Turner au Grand Palais, une file de près de deux heures m'a fait renoncer (attente même avec un pass). Dans l'autre aile se trouvait l'exposition LA VOIE DU TAO.  Je n'ai pas regretté le "splendide" TURNER ... La VOIE DU TAO est une très intéressante exposition avec une superbe mise en scène et de nombreuses oeuvres.

De plus elle incite à approfondir le taoïsme, ce que je fais en ce moment avec la lecture d'un livre passionnant et très accessible de Marc Halévy aux Editions Eyrolles Pratique ( Le taoïsme - 10€.)  

A l'origine TAO (que l'on prononce dao) signifie, voie, chemin et par extension technique, pratique : principe cosmique immanent et transcendant, à l'origine de toutes choses et de tous êtres, de toutes les activités de la nature et de l'existence humaine.    

"Comme le tao lui-même, le taoïsme est un flux, une histoire, des généalogies de généalogies, des dynasties de penserus et de sages, de poètes et d'ermites, de demi-dieux et d'anonymes. Comme le tao, le taoïsme est un long fleuve qui coule vers l'océan de la sagesse".Marc Halevy.    

Impossible donc d'expliquer ici TAO et le taoïsme, je me contenterai de vous montrer quelques images de cette exposition où je retournerai lorsque j'aurai absorbé le livre que je prends et reprends, qui explique le yin et le yang, qui cite Lao-Tseu, fondateur du taoïsme philosophique qui parle de simplicité, naturel, harmonie, détachement .... (l'exposition dure jusqu'au 5 juillet)    
LAO-TSEU (ou LAO ZI) est le fondateur du taoïsme philosophique. Selon la légende, sa mère l'aurait conçu à la vue d'un Dragon (symbole de connaissance et de sagesse) et l'aurait porté dans son ventre pendant quatre-vingt-un ans.

Lao Tseu lettré archiviste à la cour des Zhou au VIè siècle avant notre ère, déçu par son époque en déclin part vers l'ouest. En un lieu dit "passe de Hangu" il rencontre Yin xi, sage, gardien des lieux. Ayant reconnu en Lao Tseu un saint, il lui demande de lui laisser une trace de sa sagesse. C'est ainsi dit-on que Lao Tseu rédigea son livre le Tao King (classique du Tao et de la vertu qui comporte 81 sections).

Lao Zi à la passe de Hangu -Dynastie Qing-Feuille d'album, encre et couleurs légères sur soie-Paris Musée Guimet  

TAO - lao-zi-à-la-passe-de-hangu

 

 

      Figure de Lao Zi sur le buffle avec le bouvier  et Yin Xi, le gardien de la passe.   

tao -lao-zi

 

                                Vase maillet, porcelaine à émail rouge de fer      Dynastie Qing       Paris Musée Guimet      

TAO -estampage

 

  L'exposition comporte de nombreux estampages à l'encre noire ou rouge :  

 

"La technique consiste à appliquer sur pierre brique ou métal une feuille de papier mince et humide. Lorsqu'elle est sèche, elle est tamponnée avec un chiffon trempé d'encre, les creux épargnés par l'encre restent blanc." 

 

Cet estampage d'un bas relief du Xiangshan - Dynastie Qing mesure

108 cm de haut et 55 de large.

 

D'autres très grands aussi en noir, nous apparaissent abstraits et très contemporains.    

L'idée qu'il existe des immortels remonte aux écrits de Tchouang Tseu (ou Zhuang zi), ainsi que les premiers conseils pour vivre longtemps en respectant une diététique et une gymnastique du corps censées prolonger le temps de vie alloué à chacun.

 

Tchouang tseu, second philosophe taoïste, juste derrière son maître à penser Lao Tseu aurait vécu au IVè siècle avant notre ère. Un livre porte son nom : le Thouang Tseu,  plus libertaire que celui de Lao Tseu. Tchouang Tseu encore plus que Lao Tseu sera l'influence principale des écoles  Ch'an qui conneront le Zen quelques siècles plus tard

 

  Fanghu - Ile des immortels    dynastie des Ming     peinture sur soie    

TAO l'ile-des-immortels    

      .                                                                                                                                                                  

 

 

TAOSans-titre-1

Une visite à lagrotte de Zhang Gong (détail) rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier

H. 45,7 - L 286cm -  New York Metropolitan Museum

 

Une merveille dont j'ai eu du mal à me détacher.....

 

"Le taoïsme opte clairement pour le tumulte anarchique de la terre : vivre heureux c'est couler sa vie comme coule l'eau d'un torrent vert "l'Esprit de la Vallée". Il suffit pour comprendre ce large et profond regard taoïste sur le monde, d'admirer ces superbes dessins à l'encre ou l'on voit montagnes chaotiques et brumes incertaines, arbres tortueux et torrents sauvages, et dont l'homme est presque absent, hors un tout petit personnage perdu comme un détail insignifiant" Marc Halevy

 

Si vous habitez Paris, laissez Turner à la foule, allez vous ressourcer avec Tao !!   

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris

J’aime le Centre Pompidou, j’aime la vue merveilleuse sur Paris depuis le dernier étage, lieu des expositions temporaires.

  paris-beaubourg

parvis

Une   gigantesque reproduction d’un autoportrait à l’eau forte ouvre l’exposition.

Lucian Freud1autoportrait 1996 - eau forte  60x43 cm

Les salles se succèdent autour de quatre thèmes : « Intérieurs/extérieurs », « Reflexion », » Reprises » et « Comme la Chair ».

 Lucian Freud est né le 8 décembre 1922 à Berlin. Son père architecte Ernst Ludwig  est le plus jeune fils de Sigmund Freud et peintre amateur. Pour échapper au nazisme en 1934, la famille s’installe au Royaume Uni.

Lucian entre en 1938-1939 à la Central School of Arts and Crafts à Londres. Dans les années 1960 il forme avec son ami  Francis Bacon et quelques autres « l’Ecole de Londres ».

En 2005 a lieu une exposition rétrospective de son œuvre à Venise.

 Ce qui revient assez souvent dans les écrits sur Lucian Freud, c’est la sensation de malaise éprouvé devant ses nus aux poses provocantes. Je n’ai pas ressenti ce malaise, j’ai surtout ressenti fortement son art de peindre. La chair est de la chair vivante qui vibre et fait vibrer ce qui l’entoure. Il la peint dans des tons rouges, sables et ocrés avec des empâtements par petites touches.  Il n’y a rien d’obscène dans ses nus, ce qui intéresse Freud c’est le coté animal des chairs affaissées et des rondeurs qu’il amplifie. Il faut être devant ses toiles,   s’en approcher, s’en éloigner, ne pas juger sur de petites reproductions. On ne peut voir  la splendeur du matelas aux raies vert olive ou repose le mollet de  Leigh Bowery (idole de la scène gay londonienne) et le merveilleux fouillis  des chiffons blancs  sous sa tête à la vue d’une image. 
Lucian Freud détail10
 détail
« Nud with leg up »

Le travail de Lucian Freud est un travail de chevalet, ses modèles sont vivants, il ne part jamais de photographies. Les poses sont prises dans son atelier, sur un lit métallique, sur un matelas au sol, sur un fauteuil rouge. Les murs sont recouverts de traces de peintures (que l’on retrouve dans les fonds de ses toiles). J’aime particulièrement les nus étendus sur les accumulations des chiffons blancs avec lesquels Freud essuie ses pinceaux.


Lucian Freud3

J’ai beaucoup admiré ses compositions et j’ai été étonnée de lire ce qu’a dit John Wonnacott à Freud « personne ne peut rivaliser avec vous pour peindre la chair mais vous êtes incapable de composer ». « Cela m’a fait plutôt plaisir,  très bien ai-je pensé parce que j’avais l’impression que la façon dont je peignais semblait malaisée un peu comme la vie peut être malaisée dit Freud ».

 

Lucian Freud4Large Interior, Notting Hill - 1998 - 215x168cm
 

 

Lucian Freud5au travail de nuit - 2005, photo de David Dawson

Lucian Freud6"Peintre surpris par une admiratrice nue" 2005 - 137x106cm


Pour ses autoportraits Freud utilise le miroir, parfois posé au sol ce qui trouble la représentation dans l’espace.

Lucian Freud2

"autoportrait reflet" - 2002 6 66x50,8

Le 13 mai 2008, un nu intitulé « Benefits supervisor sleeping », daté de 1995 est vendu aux enchères par Christie’s à Londres pour près de 34 millions d’euros : œuvre la plus chère pour un artiste encore vivant. Le modèle est  Sue Tilley   que l’on retrouve dans de nombreuses toiles.


Lucian Freud7 

Lucian Freud10"endormie près de la tapisserie aux lions" 1996 228x121cm
    

Il ne faut pas rater cette magnifique exposition , cet article n'en donne même pas une petite idée  !!! Si vous êtes à Paris ou aux environs allez y elle dure jusqu'au 19 juillet. 

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Publié dans : #Expositions à Paris

Le travail de Nicolas Moulin (né en 1970) est projeté dans une salle du sous sol du Musée d'Art Moderne.
En passant je jette un coup d'oeil : sur un très grand écran défilent une centaine de photos des rues de Paris. Cela pourrait être banal si ce n'est que cet artiste infographe nous offre une promenade angoissante : toutes les ouvertures des immeubles sont condamnées par des murs de bétons, les rues sont vides, ni voitures, ni enseignes, ni panneaux, ni humains, la ville est morte, ne reste de la vie que la lumière changeante et les ombres. Malgré la grandeur des projections on ne décèle pas le truquage : superbe travail inspiré et créatif. Science fiction ? Jeu  ou  désir de vouloir vider la ville du bruit et de la fureur pour s'y promener en solitaire ? 
Une fois installée dans le noir, subjuguée par les images, vues et revues, il me faudra faire un effort pour quitter la salle ....
Nicolas-Moulin-viderparis-1


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Nicolas Moulin-viderparis-9a

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Publié dans : #Expositions à Paris

Née en 1891, fille d'un des plus célèbres peintres néérlandais du moment, Jan Toorop (courants néo-impressionniste puis symboliste), Charley Toorop sans jamais avoir hésité sur son destin devient peintre, formée par son père.
Amie de Mondrian ,de Bart Van der Leck, de John Raedecker, elle cotoie aussi Zadkine et Léger lors de son passage à Paris en 1920-1921. Des oeuvres de ces artistes, collection privée de Charley, sont présents dans cette exposition.

Natures mortes et paysages, sauf une ou deux toiles me laissent un peu indifférente, mais  ses autoportraits  sont impressionnants de réalisme et de rigueur. Ci-dessous quelques-uns d'entre eux.

CharleyToorop - autoportrait 1
Charley Toorop autoportrait 2
Charley Toorop autoportrait 3
Charley Toorop - autorportrait 4
Charley Toorop - autoportrait 5
Autoportrait avec ses trois enfants (1929)CharleyToorop autoportrait avec ses trois enfants
Charley Toorop

En 1941, chassée par l'occupation nazie alors qu'elle refuse la collaboration, elle peint "Le clown", grand portrait sur fond de ruines, Charley est marquée, comme Zadkine, par la destruction de Rotterdam.

Charley Toorop - le clown
Dans la dernière salle, la grande toile "Trois générations" achevée en 1950 est une sorte de testament spirituel, transmission d'une passion entre générations. Charley fait sont autoportrait une palette à la main, derrière elle son père (d'après une sculpture de Raedecker  que l'on peut voir dans une autre salle) - qui fait penser au Commandeur de Don Giovanni - et son fils Edgar Fernout qui sera également peintre.
Charlez Toorop - trois générations

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Publié dans : #Musées Parisiens

Ce petit musée qui se situe au n° 100 de la rue d'Assas à Paris dans le 6ème arrondissement a été la maison et l'atelier où le sculpteur vécut et travailla de 1928 à 1967. Coincée entre les immeubles cette charmante maison  vient d'être rénovée par la ville de Paris qui en avait fait un musée en 1982.
Ossip Zadkine est en 1890 à Vitebsk (actuelle Biélorussie). Il arrive à paris en 1910, s'inscrit au Beaux Arts mais n'y reste que six mois. Il habite la célèbre "Ruche" de Montparnasse. Zadkine s'engage en 1916 comme brancardier infirmier, gazé il est mis en congé en octobre 1917. Sa découverte du midi de la france générera une abondante production de paysages. Il achetera une maison dans le beau village des Arques (lot) en 1934, ou un musée lui est désormais consacré. On peut voir également une très belle sculpture "Pietà" dans la crypte de l'église.
Zadkine quitte l'Europe en juin 1941 pour les Etats Unis où il ne fera que deux oeuvres marquantes, dont la Prisonnière. A New York il commencera son activité d'enseignement qu'il poursuivra à Paris dans sont atelier et à l'académie de la Grande Chaumière .
A son retour en France en 1945 il sera impressionné par les villes bombardées du Havre et de Rotterdam. Il offrira à Amsterdam sa plus célèbre oeuvre "la Ville Détruite" dont le buste se trouve dans le jardin du Musée de la rue d'Assas.
L'image de cette sculpture fera le tour du monde avec la même valeur symbolique que le Guernica de Picasso.
Le musée de la rue d'Assas présente de façon très complète l'évolution de l'oeuvre de Zadkine. Soixante dix sculptures sont exposées dans les cinq salles du musée ainsi que dans le jardin.
Quatre sculptures sont visibles à Paris dans l'espace public : place de Finlande dans le 7ème, dans le jardin du Luxembourg, vis à vis de l'église de Saint Germain des Près  et devant la mairie du 13ème.
Zadkine a fait également une statue de Van Gogh qui se trouve à Auvers sur oise.
Zadkine décède en 1967, sa tombe se trouve au cimetière Montparnasse.

Musée Zadkine1Au fond la véranda, ancienne entrée de la maison, l'aile gauche étant l'atelier, à droite une autre
petite bâtisse servant également d'atelier.

Musée Zadkine2
L'aile gauche de la maison et devant le buste de "La ville détruite".

Musée Zadkine3L'intérieur de la véranda avec "l'oiseau d'or" - plâtre peint et doré

Musée Zadkine4Au centre de cette salle sont présentés des sculptures en bois de différentes époque qui montrent
l'attachement de Zadkine pour ce matériau (il a grandit au contact des forêts et des maisons
en bois). A droite "La porteuse d'eau".

Musée Zadkine5
Trois Nymphes - 1939Musée Zadkine6L'accordéoniste (Zadkine jouait de l'accordéon)

Musée Zadkine9

"La Prisonnière"

Musée Zadkine10Lorsque l'on ressort du Musée le buste de "la ville détruite" est  associé à la détresse de
l'arbre qui tend ses deux bras vers le ciel, et, comme un hommage à Zadkine les écorces
des arbres sont de véritables bois sculptés.
STP62489

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Publié dans : #Expositions à Paris
CHRISTIAN BOLTANSKI (né en 1944)

Passé le hall d'entrée un mur de boites de biscuits rouillées et numérotées arrête le visiteur. Rideau de scène terrifiant qui fait présager ce qui va nous engloutir ensuite. En contournant cet obstacle on perçoit le fracas d'une machine et un bruit de fond, enregistrements de battements de coeurs que l'artiste a collectés à travers la planète : près de 30.000.
Il fait volontairement froid. Des milliers de vêtements sont disposés au sol en alignement de carrés  éclairés par la blancheur des néons.
Ma soeur est livide ; ce qu'à voulu Boltanski : "que le public sorte détruit .... que les gens se jettent au sol et crient : je vois enfin".
PERSONNES : le titre de la mise en scène indique l'absence. On pense en premier à la Shoah (je lirai par la suite que le père de Boltanski qui était juif devait se cacher sous le parquet de l'appartement familial pour échapper aux rafles nazies) mais c'est surtout de la mort dont il s'agit, la mort que notre société rend discrète et qui est l'obsession de Boltanski.
On circule au son des battements de coeurs entre les carrés de vêtements, vie et mort se rejoignent. Les vêtements marquent l'absence mais on est obligé de penser au corps qui les ont habités, présence/absence. Nous ne sommes pas spectateurs  devant, mais dedans.
Vie-mort, absence-présente, devant-dedans, hasard ou main d'un Dieu signifié par la griffe de la grue qui sans interruption prélève quelques vêtements et les rejette tels des corps désarticulés.
"Arrivé à un certain age, dit Boltanski, on est comme dans la traversée d'un champ de mines, tous les gens meurent autour de nous et l'on ne sait pas pourquoi on y échappe". C'est  cette traversée que "l'on voit enfin" sous l'immense voute du Grand Palais.
Mes photos ne peuvent rendre l'atmosphère ni l'émotion que j'ai ressentie, encore présente au moment ou j'écris ce texte.

 

 

 

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boltanski-personnes-grand-palais

personnes-boltanski-grand-palais-2010














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