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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Publié le par voir-ou-revoir
BEN - Musée Maillol - sept 2016

TOUT EST ART ?

Les vacances sont finies, c'est l'automne. Vous êtes tristes, déprimés : courrez au Musée Maillol !

Pour sa réouverture, le Musée Maillol se lance dans l'art contemporain en exposant un adepte de l'écriture et des petites phrases assassines ou philosophiques : BEN, Benjamin Vautier, octogénaire toujours aussi facétieux.

Dans un bric-à-brac de peintures, sculptures, installations, jeux, photos et vidéos (dont une délirante, lorsque proche du mouvement Fluxus, il exécutait des performances sur la Promenade des Anglais à NICE).

On prend un bain d'humour et ça fait un bien fou.

Merci BEN

Pour tout connaître sur lui voir son site : www.ben-vautier.com

BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016

Les performances

BEN - Musée Maillol - sept 2016BEN - Musée Maillol - sept 2016
BEN - Musée Maillol - sept 2016BEN - Musée Maillol - sept 2016

Les tableaux des pauvres

Le Fontana du Pauvre - Le Matisse du pauvre - Des yeux sur les iris de Van Gogh
Le Fontana du Pauvre - Le Matisse du pauvre - Des yeux sur les iris de Van GoghLe Fontana du Pauvre - Le Matisse du pauvre - Des yeux sur les iris de Van Gogh

Le Fontana du Pauvre - Le Matisse du pauvre - Des yeux sur les iris de Van Gogh

Exposition jusqu'au 15 Janvier 2017.

ET POUR CONCLURE :

BEN - Musée Maillol - sept 2016

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions Province
Joaquin SOROLLA - Musée des Impressionnismes de Giverny - sept.2016

"Peintre !... Rien d'autre que peintre !... je n'ai jamais voulu être, ne veux et ne serai jamais rien d'autre qu'un peintre" Joaquim Sorolla

Au départ rien ne semblait pourtant facile. Né en 1863, orphelin très jeune, Sorolla est recueilli par sa tante et son oncle maternels.

Un photographe, Antonio Garcia Peris le fait travailler dans son atelier comme coloriste photographe. Plus tard, la production du jeune Joaquim en portera les traces notamment avec les cadrages de ses compositions en plongée et contre-plongée.

Sorolla étudie très tôt la peinture et s'imprègne des œuvres au Musée du Prado, en particulier Vélasquez.

Il entre aux Beaux Arts de Valence, obtient une bourse pour partir à Rome parfaire ses connaissances classiques.

Il se rend régulièrement à Paris, fréquente Bonnat, Rodin. Il s'intéresse à l'impressionnisme, connait le fauvisme et autres courants. Il découvre aussi les peintres nordiques dont les coloris vifs et lumineux l'inspireront.

Dès le milieu des années 1890, Sorolla reçoit de prestigieuses récompenses, dont le grand prix de l'exposition universelle de 1900 pour "Triste héritage".

photo web - toutes les photos qui suivent MP

photo web - toutes les photos qui suivent MP

En 1906 sa première exposition personnelle à Paris est un succès.

Son prestige grandit et s'étend lors d'expositions internationales. Il expose à l'Hispanic Sociéty of America de New-York en 1909 et l'immense succès qu'il remporte incite le fondateur de l'institution, Archer Milton Huntington, à lui commander un grand décor pour sa bibliothèque.

Joaquim Sorolla a épousé Clothilde, la fille du photographe Garcia Peris. Ils ont eu trois enfants, Maria, Joaquim et Elena. La famille est au cœur de ses préoccupations. Sa femme et ses enfants sont ses modèles favoris et une source permanente d'inspiration.

Elena parmi les roses - 1887

Elena parmi les roses - 1887

mère - 1895

mère - 1895

Les plages de Valence, les pêcheurs, les scènes de baignades sont aussi des motifs de prédilection. Comme Monet il se passionne pour les reflets.

En 1920 alors qu'il travaille à un portrait dans son jardin, il est frappé par une attaque d'hémiplégie. Il ne reprendra pas ses pinceaux. Il meurt trois ans plus tard.

En 1926, Clothilde léguera les collections et la maison familiale à l'Etat espagnol afin que soit créé un musée à la mémoire de son mari. Le musée Sorolla est situé près de Pasco de Castellana dans un quartier élégant de Madrid. Magnifique demeure, au décor reconstitué grâce aux nombreuses photographies retrouvées. Une grande partie des œuvres de Sorolla peintes dans les lieux mêmes y sont exposées. Sorolla avait fait construire cette grande maison en 1911. Il créa lui même ses jardins, pour lui et sa famille, havre de paix et de beauté qu'il peindra une quarantaine de fois entre 1917 et 1920.

1898 - cousant

1898 - cousant

1898 cousant - détails
1898 cousant - détails
1898 cousant - détails

1898 cousant - détails

1900 - la préparation des raisins secs

1900 - la préparation des raisins secs

1902 nu

1902 nu

1903 - Pêcheur à Valence

1903 - Pêcheur à Valence

1903 - Enfants au bord de la mer

1903 - Enfants au bord de la mer

détail

détail

1904 - l'été

1904 - l'été

1904 - l'heure du bain

1904 - l'heure du bain

l'été et l'heure du bain - détailsl'été et l'heure du bain - détails

l'été et l'heure du bain - détails

1905 - Le bateau blanc

1905 - Le bateau blanc

1905 - nageurs

1905 - nageurs

1906 - Biarritz1906 - Biarritz1906 - Biarritz

1906 - Biarritz

1907 - Maria peignant

1907 - Maria peignant

1919 - Elena à la Cale de Saint Vicente

1919 - Elena à la Cale de Saint Vicente

La magnifique exposition de Giverny présente de nombreux tableaux très attachants. On y retrouve toute l'affectivité de Sorolla dans des blancs éblouissants : éblouissement de l'amour.

 Mère

Mère

A ne pas manquer, jusqu'au 6 Novembre

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Publié le par voir-ou-revoir

AVANT PROPOS

Dans mon article précédent sur le Louvre-Lens, j'ai évoqué la "sinistre place de la gare" et la grisaille. Il n'était pas dans mon intention de tomber dans les clichés attribués généralement à la région Nord. C'est un fait : ce jour là il pleuvait et les rues étaient désertes. Je tiens aussi à redire à mes amis de cette région combien j'ai aimé ce musée, son architecture et sa collection semi-permanente, ainsi que la très belle scénographie de l'exposition Charles Le Brun.

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CHARLES LE BRUN - PEINTRE DU ROI-SOLEIL

Très impressionnante, effectivement, cette présentation du peintre du Roi-Soleil. Le bleu et le rouge nous plongent dans le faste royal de Versailles. A l'encontre, les lucarnes rondes qui ponctuent le parcours évoquent l'intimité d'une "mansarde", ouvertures indiscrètes sur les mystères des salles suivantes. ( est-ce là une évocation de Mansart devenu premier architecte du roi en 1681 ?)

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Charles Le Brun est né en 1619 à Paris. Son père, Nicolas, est sculpteur, spécialisé dans la gravure des pierres tombales. Sa mère, Julienne de Bé, est issue d'une famille de maîtres écrivains. Charles est le troisième d'une fratrie de neuf enfants.

Sa première formation, au dessin et à la sculpture, vient probablement de son père. Il apprend la lecture en latin dans l'une des petites écoles de Paris, puis l'écriture.

En raison de l'appartenance de son père à la Communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris, Charles Le Brun est exempté de l'apprentissage de cinq ans auprès d'un même maître. Sa curiosité le fait aller "d'école en école". Il se forme auprès de François Perrier puis dans l'atelier de Simon Vouet où il rencontre André le Nôtre et Pierre Mignard.

Portrait de Nicolas Le Brun - huile sur toile - Salzburg
Portrait de Nicolas Le Brun - huile sur toile - Salzburg

A douze ou treize ans selon ses biographes, mais sans doute un peu plus tard, il exécute un remarquable portrait de son père.

Pierre Séguier, premier grand officier de la Couronne, personnage important du royaume, découvre Le Brun en 1635. Il devient son protecteur (il le restera jusqu'à sa mort en 1672), lance sa carrière.

cliquez pour agrandir
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Le portrait équestre du chancelier Séguier - huile sur toile 295x357cm -

Musée du Louvre Paris. vers 1655

Le Brun n'indique aucune référence dans son tableau, il ne représente ni le lieu, ni le moment. L'espace est vide. Le tableau était resté dans la descendance de Séguier. Durant la seconde guerre mondiale, les propriétaires, inquiets de son avenir , l'ont offert au Louvre en 1942 qui l'a conservé au château de Sourches.

La production de jeunesse de Le Brun consiste en de petits tableaux préparatoires à des gravures.

Ci-dessous :

"Allégorie avec une femme et deux putti" - vers 1640 - huile sur bois

"L'Enfance" 1639-1640

cliquez pour agrandir
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Première consécration à 21 ans. Le Cardinal de Richelieu lui commande un tableau, "Hercule terrassant Diomède".

Huile sur toile - 1640-1641 -290x188cm - Nottingham, Castle Museum

et dessin préparatoire.

cliquez pour agrandir
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

A la même époque, Poussin orne le plafond de l'appartement de Richelieu. Il aurait admiré le travail de Le Brun et suggéré que Le Brun l'accompagne à Rome. Séguier ordonne cet exil à Le Brun qui le vivra très mal.

Au bout de trois ans, après avoir copié les grands maîtres, il quitte la ville sans l'autorisation de Séguier.

Au retour de Rome en 1646, les commandes et les chantiers de décoration abondent.

Le Brun est parmi les jeunes artistes qui ont eu l'idée de demander la protection royale afin de se séparer de la corporation et de faire de la peinture et de la sculpture des arts libéraux : l'Académie était fondée.

Le Brun reprenant un dialogue avec Poussin peint "Le sommeil de l'Enfant Jésus dit Le silence" 1655 Huile sur toile - 87x188cm - Musée du Louvre Paris

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

La gloire vient avec Vaux le Vicomte. Le Brun est appelé par Fouquet, surintendant des Finances, pour concevoir la décoration des appartements d'apparat. Mais Le Brun a déjà travaillé pour Louis XIV au Louvre. Il a peint le plafond et un dessus de cheminée pour le Petit Cabinet. Il a aussi créé une œuvre éphémère, l'arc de triomphe au bout de la place Dauphine pour l'entrée de Louis XIV et de sa jeune épouse Marie Thérèse d'Autriche.

Le 5 septembre 1661, jour anniversaire du Roi, Fouquet est arrêté. Le règne personnel de Louis XIV commence et grâce à la confiance que lui accorde Colbert (né comme Le Brun en 1619), Le Brun obtient le titre de premier peintre au service exclusif du Roi. Il dirige les décors des principales résidences royales qui rayonneront dans toute l'Europe.

"Le Roi prend Maëstricht en treize jours - 1673 - détail de l'Europe - Voute de la galerie des Glaces - Château de Versailles

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

En 1665, Charles Le Brun prend la direction de la manufacture des Gobelins.

Manufacture des Gobelins d'après Le Brun - Portière de Mars
Manufacture des Gobelins d'après Le Brun - Portière de MarsManufacture des Gobelins d'après Le Brun - Portière de Mars

Manufacture des Gobelins d'après Le Brun - Portière de Mars

Dans les années 1667, Le Brun donne une série de conférences, voulues par Colbert, à l'Académie Royale (il en est le Directeur), dont une sur l'expression des passions de l'âme. Les gravures reproduites à partir des dessins de Le Brun ont été publiées à partir de 1690. Le Brun met aussi en confrontation sur une même page des têtes humaines et animales. Il humanise l'animal à un moment où la Querelle de l'âme des bêtes fait rage.

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Au cours des années 1670 à 1680, Le Brun exécute pour le château de Colbert à Sceaux, le décor de la voute de la chapelle (détruite).

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Il décore également la chapelle située dans le chœur de l'église Saint-Nicolas-de-Chardonnet à Paris (rue des Bernardins dans le 5e), qu'il a obtenu avec messe pour lui et son épouse "à perpétuité". Elle accueillera la tombe de sa mère, et plus tard la sienne et celle de son épouse.

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Après la mort de Colbert il est tenu à l'écart par le Marquis de Louvois qui lui préfère Mignard. Le Brun exécute pour le roi, qui lui a conservé affection et confiance, des œuvres touchantes sur la vie du Christ. Il réserve une version de "l'Adoration des Bergers" à sa femme Suzanne Butay, sans doute son tout dernier tableau. Louvois le retiendra autoritairement pour le roi, malgré les supplications de Suzanne.

dessin préparatoire à la toile destinée à Suzanne - l'Enfant Jésus

Autre version de " l'Adoration des Bergers" - 1689

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Le Brun s'éteint le 12 février 1690 dans sa maison de Montmorency.

Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

Cette exposition sera, pour moi, la découverte de Le Brun peintre de chevalet à la sensibilité extrême, donnant aux traits de l'enfant Jésus et de la Vierge une douceur et une beauté émouvante. J'ai particulièrement admiré les cartons de la main de Le Brun.

cliquez sur les images pour les agrandir et faire défiler
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016
Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016Charles Le Brun - Louvre-Lens - août 2016

L'exposition est terminée depuis hier.

Photos MP

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Musées Province

Jeudi 7 août

9 h 15 - gare SNCF de Lens

Nous découvrons une vaste place désertique. Il fait gris, il bruine. La première impression est plutôt sinistre.

Nous nous réfugions dans le seul café ouvert pour attendre la navette qui mène au musée. Finalement nous optons pour un taxi. Le chauffeur est pessimiste, le musée n'a pas apporté beaucoup aux habitants de Lens, ni à sa corporation, sauf durant la construction : "Une usine aurait été préférable" nous dit-il. Le Louvre Lens n'a pas eu l'impact du Guggenheim de Bilbao, notamment sur l'emploi.

9 h 50 - Le taxi nous dépose devant le musée.

Nous traversons une immense esplanade. Nous sommes les premiers visiteurs.

Le musée est construit sur l'ancienne fosse n°9 des mines de Lens, il est entouré d'un parc de vingt hectares. L'architecture est troublante (conçue par l'agence japonaise Sanaa). Certains murs semblent transparents, cachent-ils un jardin intérieur ? Il faut s'approcher pour voir que la construction s'efface dans le paysage : c'est le parc qui se reflète dans les parois de verre et d'aluminium poli.

10 h - Nous entrons dans le hall, immense, quelques visiteurs nous ont rejoints. Le matin, tout au long de notre visite , il y aura peu de monde. L'après-midi sera plus peuplé, notamment de groupes scolaires (en 2015 ils ont représentés un quart des visiteurs).

Visite de la "Galerie du temps".

Je retrouve le côté cotonneux des murs extérieurs, j'ai la sensation d'être dans un nuage. La salle est en pente douce, elle nous conduit à travers l'histoire, du quatrième millénaire avant notre ère jusqu'au milieu du 19è siècle. La juxtaposition d'œuvres de périodes et de provenances différentes, sensées dialoguer entre elles, peut-être contestable et contestée. En ce qui me concerne, si le Louvre Paris est pour moi le lieu culturel artistique par excellence où je ne me lasse pas d'aller régulièrement depuis une quarantaine d'années, j'ai aimé survoler, dans cette atmosphère ouatée, quelques belles œuvres de l'histoire de l'art.

Louvre-Lens - 62300 LENS - ouvert tous les jours, sauf mardi de 10 h à 18 h.

Prochain article : Exposition Charles Le Brun au Musée de Lens

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Expositions à Paris
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016

Exposition Albert Marquet - Peintre du temps suspendu

Le petit Albert est assis au bord de la Garonne, à Bordeaux, là où il est né. Il ne joue pas avec les autres enfants, il reste à l'écart. Il a un handicap : un pied-bot qui le fait claudiquer. Sa myopie a-t-elle été décelée ? Porte-t-il déjà des petites lunettes rondes ? Pour moi cela le rend attachant mais pour des petits garnements c'est l'objet de moqueries supplémentaires. Alors, le petit Albert, délaissé et silencieux, s'attache à la vie du port, au chargement des bateaux, au déplacement des grues, au va et vient des passants, aux reflets dans l'eau.

En classe, Albert est encore la risée de ses camarades : cela n'incite pas à être bon élève. Il s'isole et parsème livres et cahiers de croquis Son père tempête : "Tu finiras sous les ponts" , mais sa mère le comprend, reconnait ses dons pour le dessin. En 1892, elle décide de partir à Paris afin qu' Albert entre à l'Ecole des Arts Décoratifs. Pour assurer la subsistance de la famille elle prend une boutique de broderies. Les élèves surnomment Albert "l'English". Parmi eux se trouve Matisse. Il a six ans de plus qu'Albert, il prend sa défense et lui évite d'être le souffre-douleur de l'atelier.

Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016

Tous deux intègrent ensuite l'école des Beaux Arts dans l'atelier de Gustave Moreau. Albert y peint des nus, mais très vite il s'éloigne de l'académisme et dès 1898, utilise, en précurseur, des couleurs pures.

ci-contre, "Nu dit fauve" 1898

1905 : C'est la première fois que le salon d'automne a lieu au Grand Palais. Ingres, Manet, Renoir, bénéficient d'une rétrospective. Cézanne est présent. Le Douanier Rousseau expose son "Lion ayant faim se jette sur l'antilope". Dans une salle sont accrochées des peintures de Laprade, Camoin, Vlaminck, Derain... et Marquet. Matisse présente sa "Femme au chapeau". Pour les critiques ce sont des barbouillages, des peintures de fous aux couleurs criardes. Informé, Emile Loubet, Président en fin de mandat, refuse d'inaugurer le Salon.

Dans cette même salle contestée, trône un torse d'enfant et un petit buste en marbre, dans un style Renaissance italienne, du sculpteur Albert Marque (Albert MARQUE qu'il ne faut pas confondre avec Marquet sera aussi le créateur d'une tête de poupée qui obtiendra un grand succès. Elle est aujourd'hui très recherchée par les collectionneurs ). Le critique Louis Vauxcelles s'écrie "Donatello au milieu des fauves" . Le qualificatif "fauve" est resté, le mot fauvisme devait apparaître plus tard pour désigner à la fois le groupe et son art.
 

Page du journal "'illustration" sur les "fauves" - "La femme au chapeau" de MatissePage du journal "'illustration" sur les "fauves" - "La femme au chapeau" de Matisse

Page du journal "'illustration" sur les "fauves" - "La femme au chapeau" de Matisse

En 1906, sur les conseils de son ami Camoin, Marquet part peindre au Havre avec Dufy. Il redécouvre la vie d'un port, l'eau, les reflets. Il adoucit sa palette, privilégie les gris.

Il expose à la Galerie Druet en 1907. Les collectionneurs russes Morozov et Chtchoukine lui achètent des toiles. C'est la raison de la présence de nombreuses œuvres de Marquet au Musée de l'Ermitage et au Musée Pouchkine . Il sera d'ailleurs invité à Moscou en 1934.

Le port du Havre 1906

Le port du Havre 1906

Il se marie tard, à la cinquantaine avec Marcelle Martinet de vingt ans sa cadette. Il a rencontré Marcelle à Alger où il passe tous les hivers sur les conseils d'Elie Faure, son ami médecin, écrivain et collectionneur.

Chaque année, et jusqu'à sa mort, il voyage beaucoup de ports en ports : Londres, Tanger, Barcelone, Oslo, Stockholm, Alger, Rotterdam… "il se sentait partout chez lui où il y avait de l'eau et des bateaux" écrira Marcelle.

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Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 -  Marseille 1907 -  Alger -
Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 -  Marseille 1907 -  Alger -
Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 -  Marseille 1907 -  Alger -
Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 -  Marseille 1907 -  Alger -
Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 -  Marseille 1907 -  Alger -

Hambourg 1909 - Honfleur 1911 - Naples 1908 - Marseille 1907 - Alger -

Mais Marquet aime aussi intensément Paris et les quais de la Seine. Le présage de son père ne se réalisera pas : il ne dort pas sous les ponts, il les peint vu de haut, installé en étage dans différents ateliers. C'est sa particularité : traiter le paysage en vue plongeante. Paris est gris, c'est la réalité, Marquet l'interprète en camaïeux : le gris de la Seine s'accorde au gris des façades, des toits, des rues, du ciel.

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Quai des Grands Augustins 1906 -  Quai Saint Michel avec fumée 1909 - Vue de Notre Dame 1928
Quai des Grands Augustins 1906 -  Quai Saint Michel avec fumée 1909 - Vue de Notre Dame 1928
Quai des Grands Augustins 1906 -  Quai Saint Michel avec fumée 1909 - Vue de Notre Dame 1928

Quai des Grands Augustins 1906 - Quai Saint Michel avec fumée 1909 - Vue de Notre Dame 1928

C'est une peinture sobre et élégante. Quelques lignes noires soulignent un quai ou un pont. Les petits personnages sont extraordinaires : vus de près ils sont construits d'un trait de pinceau spontané, de loin ils apparaissent vivants, animent merveilleusement le paysage.

La crue de la Seine 1910 -

La crue de la Seine 1910 -

Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016

Comme pour affirmer sa passion de l'eau, des ports et des bateaux, Marquet n'acceptera comme récompense que le titre de "peintre officiel de la marine".

La sincérité qui émane des tableaux de Marquet rend cette exposition très attachante. Marquet regarde, et peint, tout simplement.

Albert MARQUET - 1875-1947 - Né à Bordeaux, décédé à Paris. Repose au cimetière de la Frette sur Seine (Val d'Oise)

Exposition jusqu'au 21 août 2016

Ci-contre, "Les persiennes" 1945, une de ces dernières toiles

Mon coup de cœur dans cette exposition - "Les hangars du port de Bougie" Algérie 1929

Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016

Mais on pouvait voir aussi, et entre autres dessins et tableaux (l'exposition comporte une centaine d'oeuvres) ...

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Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016

JACQUES GRINBERG - Musée d'Art Moderne Paris

(Sofia 1941 - Paris 2011)

Jusqu'au 18 septembre, une salle du MAM est consacrée à ce peintre, pionnier de la Nouvelle Figuration.

Jacques Grinberg peint "des œuvres au langage politique violent, antibourgeois et antimilitariste qui dénoncent la censure, l'oppression mais aussi la solitude ou l'enfermement. Jacques Grinberg qui signait Jacques, était aussi bien marqué par les idées communistes de ses parents que par la tragédie des camps nazis".

Cette présentation de quelques œuvres majeures du peintre est organisée à l'occasion de l'acquisition d'une œuvre par le musée et d'une donation par les enfants de l'artiste et par des collectionneurs.

La salle 14bis dédiée à Jacques Grinberg se trouve au niveau de la collection permanente du Musée.

Association l'Homme Bleu

http://www.jacquesgrinberg.com

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Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Albert Marquet - Musée d'Art Moderne- Paris - Août 2016
Sans titre 1980 - Pax 1990 - Guerre d'Irak 1992
Sans titre 1980 - Pax 1990 - Guerre d'Irak 1992
Sans titre 1980 - Pax 1990 - Guerre d'Irak 1992

Sans titre 1980 - Pax 1990 - Guerre d'Irak 1992

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Publié dans : #Oeuvres
Apoxyomène - Musée du Louvre - 24/01/2013-2016

Après avoir parcouru les musées du monde entier en passant par le Louvre en 2013, l'Apoxyomène a retrouvé l'île de Lošinj, en Croatie, où il s'était noyé. Il trône désormais dans une salle immaculée du musée qui lui est entièrement consacré.

Apoxyomène - Musée du Louvre - 24/01/2013-2016

Je publie à nouveau son histoire. Est-il véritablement heureux dans cette salle qui ressemble à la cellule capitonnée d'un hôpital psychiatrique ? Il aurait sans doute, tout comme moi, préféré une salle ouverte sur les eaux cristallines qui l'avaient protégé durant tant de siècles.

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On m'appelle l'Apoxyomène de Croatie. J'ai quitté la Grèce vers la fin du IVè siècle avant JC à bord d'un navire à destination de l'Italie. Je devais servir de décor dans une villa, un jardin ou dans des thermes.
Je suis un lutteur, mes muscles du torse sont particulièrement développés par rapport à mes jambes. J'étais occupé à nettoyer mon corps après l'effort, en raclant (d'où mon nom apoxyomène qui vient du grec racler gratter), à l'aide d'un stigile, le mélange d'huile et de sable qui enduisait ma peau, lorsqu'une tempête a éclatée dans les eaux croates de la Mer Adriatique.
Pour délester le bateau on m'a jeté par dessus bord, la chute m'a arraché l'auriculaire gauche et j'ai laché mon stigile. J'ai coulé à 45 mètres de fond, les courants m'ont arraché les yeux. Ma peau de bronze s'est erodée lentement mais j'ai lutté (après tout c'était mon métier) pour conserver mon aspect.
On m'a retrouvé en 1996, les scientifiques m'ont accueilli avec une grande joie, je suis selon eux exceptionnel car dans la grande majorité mes milliers de compatriotes (les athlètes et parmi lesquels les apoxyomènes étaient une source d'inspiration pour les artistes) n'ont pas survécu à l'Antiquité. Ils ont été refondus pour récupérer le cuivre et l'étain afin de fabriquer armes, outils et vaisselles.
Je suis toujours aveugle, je ne sais pas où je suis, il y a beaucoup de monde autour de moi, le brouhaha d'un lieu vaste et clos ; j'entends les commentaires flatteurs, je n'ai donc pas trop changé, on me trouve beau. Ce doit être le jour.  Soudain un silence profond s'installe. Je retrouve la solitude et l'angoisse des profondeurs de la mer où je suis resté vingt quatre siècles. Ce doit être la nuit.
  

                                                                               
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Publié dans : #Musées Province
Exposition "LE SILO" - Marines - Juin 2016

Ce samedi 11 juin, visite inoubliable au "SILO", musée privé situé à Marines, village du Val d'Oise, proche de Pontoise.

Comment ordonner mes émotions ? Par quoi ai-je été la plus séduite ? Est-ce par l'espace découvert dès l'entrée, par les œuvres exposées, ou par l'accueil et la rencontre avec Françoise et Jean Philippe BILLARANT.

Je mettrai en premier la rencontre avec le couple, collectionneur d'œuvres relevant de l'art minimal et de l'art conceptuel. Nous étions une vingtaine d'amis de l'association "Art Rencontre" d'Eaubonne, nous avons été accueillis chaleureusement et très simplement. Tout au long de la visite et devant chacune des œuvres , Françoise et Jean-Philippe BILLARANT (ce sont eux qui assument le rôle de guides !), nous ont donné des explications claires et vivantes, partageant leur passion avec enthousiasme. C'était un réel bonheur de les écouter.

A une époque ou l'argent régit tout, Françoise et Jean-Philippe BILLARANT partagent sans désir de profit leur collection. Ils précisent d'ailleurs que celle-ci n'a pas été constituée dans un but de spéculation : ce sont de vrais mécènes, protecteur des arts.

L'espace est impressionnant de beauté. Cet ancien silo à grain, édifié en 1962 était abandonné et promis à la ruine. Acquit par Françoise et Jean-Philippe BILLARANT, Il a été restauré par l'architecte Xavier Prédine-Hug. L'extérieur n'a pas été modifié. A l'intérieur un étage a été aménagé. C'est immense, bien structuré, on peut imaginer être dans une cathédrale ou dans un monde meilleur, pur et lumineux. Le lieu vit et vibre depuis 2011.

Le couple collectionne depuis les années 70 les œuvres d'une quarantaine d'artistes représentatifs de l'art minimaliste et conceptuel, mécène de certains de ces artistes depuis leurs débuts, notamment Krijn de Koning, Charles Sandison, Felice Vanini, Michel Verjux

Le Minimalisme a profondément marqué l'art contemporain. Il incarnait la tendance américaine dominante à la fin des années 60. Le mouvement , qui regroupe des artistes tels que Frank Stella, Donald Judd, Carl Andre, Robert Morris et Sol Le Witt, reconnait en Ad Reinhardt l'un de ses pionniers.

L'Art conceptuel n'est pas un mouvement structuré. Il a une acceptation large fondée sur l'affirmation de la primauté de l'idée sur la réalisation.

Les expositions présentées sont renouvelées tous les deux ans.

Et, au fond, pourquoi vouloir ordonner mes émotions ? Ce fût là une merveilleuse visite, riche d'enrichissements de toutes sortes !

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Exposition "LE SILO" - Marines - Juin 2016

Françoise et Jean-Philippe BILLARANT accueillent Mireille Denis-Malherbe, plasticienne, présidente de l'Association Art Rencontre.

A l'extérieur - François MORELLET -  Braming Pi 1 = 8° - 2002

A l'extérieur - François MORELLET - Braming Pi 1 = 8° - 2002

VISITE DU REZ DE CHAUSSEE

Véronique JOUMARD - né en 1984 à Grenoble -

Véronique JOUMARD - né en 1984 à Grenoble -

Sur le mur néons de Maurizio Nannucci né en 1939 à Florence- "Wicheverworld"

Sur le mur néons de Maurizio Nannucci né en 1939 à Florence- "Wicheverworld"

Richard SERRA - né en 1939 à San Francisco - "Basic source" (au Musée Guggenheim de Bilbao Richard Serra expose son oeuvre monumentale :  "La matière du temps")

Richard SERRA - né en 1939 à San Francisco - "Basic source" (au Musée Guggenheim de Bilbao Richard Serra expose son oeuvre monumentale : "La matière du temps")

Carl André - né en 1935 à Quincy (USA) - Cubes en graphite "Silence" / Construction du mur blanc - Philippe Decrauzat "Folding" / Néons de François Morellet - cliquez sur les images pour les agrandir.Carl André - né en 1935 à Quincy (USA) - Cubes en graphite "Silence" / Construction du mur blanc - Philippe Decrauzat "Folding" / Néons de François Morellet - cliquez sur les images pour les agrandir.

Carl André - né en 1935 à Quincy (USA) - Cubes en graphite "Silence" / Construction du mur blanc - Philippe Decrauzat "Folding" / Néons de François Morellet - cliquez sur les images pour les agrandir.

François MORELLET - 1926-2016 à Cholet (Maine et Loire) - "Lunatique Neonly"- Voir ci-dessous l' interview émouvant  de l'artiste lors de son exposition au Centre Pompidou

François MORELLET - 1926-2016 à Cholet (Maine et Loire) - "Lunatique Neonly"- Voir ci-dessous l' interview émouvant de l'artiste lors de son exposition au Centre Pompidou

Angela DENATICO, née en 1974, et Rafael LAIN, né en 1973 tous deux à Caxias do Sol au Brésil - "L'été et l'hiver"     Angela DENATICO, née en 1974, et Rafael LAIN, né en 1973 tous deux à Caxias do Sol au Brésil - "L'été et l'hiver"

Angela DENATICO, née en 1974, et Rafael LAIN, né en 1973 tous deux à Caxias do Sol au Brésil - "L'été et l'hiver"

Bertrand LAVIER - né en 1949 à Chatillon-sur-Seine (Côte d'Or) - Walt Disney production.

Bertrand LAVIER - né en 1949 à Chatillon-sur-Seine (Côte d'Or) - Walt Disney production.

John Mc Cracken - 1934 Berkeley-2011 New-York - Colonne monochrome

John Mc Cracken - 1934 Berkeley-2011 New-York - Colonne monochrome

Krijn de KONING - né en 1963 à Amsterdam - Blue Drawing 2015 - A exposé au "Cent Quatre" en 2015 -
Krijn de KONING - né en 1963 à Amsterdam - Blue Drawing 2015 - A exposé au "Cent Quatre" en 2015 - Krijn de KONING - né en 1963 à Amsterdam - Blue Drawing 2015 - A exposé au "Cent Quatre" en 2015 -

Krijn de KONING - né en 1963 à Amsterdam - Blue Drawing 2015 - A exposé au "Cent Quatre" en 2015 -

Michel VERJUX - né en 1956 à Chalon sur Saône (Bourgogne) Projection lumineuse  d'un cercle

Michel VERJUX - né en 1956 à Chalon sur Saône (Bourgogne) Projection lumineuse d'un cercle

Felice VARINI - né en 1952 à Locarno (Suisse) - Trois carrés évidés, rouge, jaune, bleu - 2011

Felice VARINI - né en 1952 à Locarno (Suisse) - Trois carrés évidés, rouge, jaune, bleu - 2011

VISITE DE L'ETAGE

Sur le mur encadrant l'ouverture triangle de Niele TORONI - né en 1937 à Muralto en Suisse - Fondateur du groupe BMPT -  Empreinte de pinceau n° 50 à intervalles réguliers de 30cm en quinconce. A gauche Philippe DECRAUZAT - né en 1974 en Suisse -

Sur le mur encadrant l'ouverture triangle de Niele TORONI - né en 1937 à Muralto en Suisse - Fondateur du groupe BMPT - Empreinte de pinceau n° 50 à intervalles réguliers de 30cm en quinconce. A gauche Philippe DECRAUZAT - né en 1974 en Suisse -

Sur le mur de droite Philippe DECRAUZAT -  Au fond, peinture marouflée sur le mur de Cécile Bart

Sur le mur de droite Philippe DECRAUZAT - Au fond, peinture marouflée sur le mur de Cécile Bart

J.P. BILLARANT donnant des explications sur  l'oeuvre de Cécile BART, née en 1958 à DIjon.

J.P. BILLARANT donnant des explications sur l'oeuvre de Cécile BART, née en 1958 à DIjon.

Daniel BUREN - né en 1958 à Boulogne Billancourt (Hauts de Seine)

Daniel BUREN - né en 1958 à Boulogne Billancourt (Hauts de Seine)

A Gauche : Peter DOWNSBROUGH - Né en 1940 à New Brunswick (New Jersey)  "And" Red square/2013  - A droite Panneau de D.Buren

A Gauche : Peter DOWNSBROUGH - Né en 1940 à New Brunswick (New Jersey) "And" Red square/2013 - A droite Panneau de D.Buren

Claude RUTAULT - Né en 1941 au Trois Moutiers (Vienne) - En 1973, Claude Rutault repeint sa cuisine et en même temps un petit tableau qui y était accroché.Il lui paraît alors évident qu'une toile et son mur cohabitent.Claude RUTAULT - Né en 1941 au Trois Moutiers (Vienne) - En 1973, Claude Rutault repeint sa cuisine et en même temps un petit tableau qui y était accroché.Il lui paraît alors évident qu'une toile et son mur cohabitent.

Claude RUTAULT - Né en 1941 au Trois Moutiers (Vienne) - En 1973, Claude Rutault repeint sa cuisine et en même temps un petit tableau qui y était accroché.Il lui paraît alors évident qu'une toile et son mur cohabitent.

Felice VARINI - Pentagone dans un pentagone dans un pentagone - anamorphose

Felice VARINI - Pentagone dans un pentagone dans un pentagone - anamorphose

Mon coup de cœur : l'œuvre de Charles SANDISON, né à Haltwhistleen (Royaume Uni) en 1969

Steps - Sous nos pieds, dans un fourmillement extraordinaire, les mots dévalent les escaliers accédant au rez-de-chaussée.

Impressionnée, subjuguée, je n'ai pas eu le réflexe de filmer. Le travail de Charles SANDISON n'est pas fait pour être figé.

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Exposition "LE SILO" - Marines - Juin 2016Exposition "LE SILO" - Marines - Juin 2016

Prenez le temps de regarder les deux vidéos. Surtout la première où Charles SANDISON explique son œuvre.

Il aurait été trop long de citer dans cet article les explications, importantes et indispensables pour la compréhension des œuvres exposées, que nous ont données Françoise et Jean-Philippe BILLARANT . Les artistes concernés sont des personnalités internationales connues et reconnues. On trouve sur internet et pour chacun d'eux une importante documentation.

Ne manquez pas d'aller visiter Le Silo, je n'ai d'ailleurs qu'une hâte moi-même : y retourner.

visite sur rendez-vous :

lesilo@billarant.com

Le silo - route de Bréançon - 95640 Marines

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Publié dans : #Expositions à Paris
PAULA MODERSOHN-BECKER - MAM PARIS - MAI 2016

Une photo émouvante, dont j'ai beaucoup de mal à me détacher, marque le destin tragique de Paula Modersohn-Becker. Paula est couchée, sa tête reposant sur un oreiller blanc où courre une broderie ajourée de petits soleils. Elle tient serrée contre elle un bébé et pose une main protectrice sur le petit crâne. Son visage est marqué par un accouchement qui a duré deux jours et s'est terminé au chloroforme et aux forceps . Ses lèvres dessinent un sourire fatigué. Est-ce le bonheur ?

Le temps est suspendu.

Il y a eu un avant.

Paula Becker est une adolescente déterminée à devenir peintre. Elle poursuit ses études d'art à Berlin, puis, plus tard rejoint un groupe de peintres à Worpswede, un village pauvre situé au nord de Brême, entouré de marais, de forêts et de dunes. Elle y rencontre son futur mari Otto Modersohn. Elle fait aussi la connaissance de Clara Westhoff, sculpteur, et de Rainer Maria Rilke, poète. Ils seront ses deux plus fidèles amis.

A Worpswede Paula peint dans un esprit symboliste des paysages brumeux, des marais. Elle dessine à l'hospice des pauvres, peint des portraits d'enfants et de vieillards.

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A l'aube du XXe siècle, elle est attirée par Paris, ville lumière. Elle y séjourne quatre fois, seule et inconnue, entre 1900 et 1907. A cette époque, l'animation règne au "Bateau Lavoir" avec Picasso, Modigliani, Juan Gris, Léger, le Douanier Rousseau… la liste serait longue.

Paula ne les croise pas et reste en marge de tout courant, libre de s'exprimer. Par le biais des expositions, les œuvres de Cézanne, Gauguin et Rousseau, la marquent profondément et la confortent dans sa propre démarche esthétique. Durant ses séjours à Paris, elle ne rencontrera que Rodin.

Durant huit années elle n'a qu'un seul but , "consciemment et inconsciemment, oh, peindre, peindre, peindre !"

Elle peint des autoportraits (influencée par les portraits égyptiens du Fayoum) , des natures mortes, des poissons rouges dans un bocal (dix ans avant Matisse), des fillettes nues, des bébés aux joues roses qui tètent, des mères et leurs nourrissons liés dans une plénitude charnelle...

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Puis un jour de mai 1906, elle se dénude et peint son reflet dans un miroir, elle a simulé un ventre rond. Un tissu blanc entoure ses hanches, elle porte un collier d'ambre, comme sur de nombreux autoportraits. Celui-ci est le plus célèbre : c'est la première fois qu'une femme se peint nue. En bas de la toile on peut lire : "j'ai peint ceci à l'âge de trente ans, à l'occasion de mon sixième anniversaire de mariage, PB".

Autoportrait au sixième anniversaire de mariage - mai 1906 - détrempe sur carton - 101,8x70,2cm. Musée Paula Modersohn-Becker - Brême

Autoportrait au sixième anniversaire de mariage - mai 1906 - détrempe sur carton - 101,8x70,2cm. Musée Paula Modersohn-Becker - Brême

Paula a pris des distances avec son mari : "Cher Otto… Mais je ne veux pas venir vers toi maintenant, je ne peux pas… Et je ne veux aucun enfant de toi : pas maintenant"

L'année 1906 Paula a travaillé fébrilement : quatre-vingts tableaux. Elle a vécu entourée de ses toiles.

Etre femme artiste est souvent un déchirement : comment choisir entre l'art et la famille ? Comment allier les deux ? Le dilemme se posait sans aucun doute pour Paula : "moi, pauvre petit être humain, je ne sais pas quel est le bon chemin pour moi", puis "ce qui compte le plus pour moi : la paix pour mon travail, et ça je l'ai aux côtés d'Otto".

A-t-elle choisi délibérément, à trente et un ans, d'être enceinte, a-t-elle provoquée le destin ?

La petite Mathilde nait le 2 novembre 1907.

Le temps est suspendu.

Il y a un court après.

Le 21 Novembre, la maison est en fête, envahie de fleurs et de bougies : Paula peut se lever. Elle tombe foudroyée par une embolie d'être restée couchée. Son dernier mot est "schade" "dommage".

Nourrisson avec la main de sa mère -détrempe 1903 - 31,3x26,7cm - acheté par Rilke / Portrait de Rilke - juin 1906 détrempe 32,3x24,5 cmNourrisson avec la main de sa mère -détrempe 1903 - 31,3x26,7cm - acheté par Rilke / Portrait de Rilke - juin 1906 détrempe 32,3x24,5 cm

Nourrisson avec la main de sa mère -détrempe 1903 - 31,3x26,7cm - acheté par Rilke / Portrait de Rilke - juin 1906 détrempe 32,3x24,5 cm

De son vivant Paula n'aura vendu que trois tableaux, dont un petit à Rilke. Le succès viendra trop tard.

A l'ouverture de sa succession on découvrira une œuvre incroyablement importante, plus d'un millier de tableaux et dessins. Sa correspondance et son journal deviendront des best-sellers. L'Allemagne la reconnaitra , on lui consacrera un musée à Brême en 1927.

Cette photo m'obsède. Sans cette fin dramatique, quel aurait pu être l'autre chemin de Paula. On dit maintenant qu'elle a effleuré le cubisme. Aurait-elle rejoint, voir dépassé dans sa démarche les célébrités du début du siècle ? Elle en avait la volonté, l'énergie, le talent. …" shade"

Beaucoup d'émotion à visiter cette exposition, mais aussi à lire le merveilleux livre de Marie Darrieussecq, "Etre ici est une splendeur" (biographie de Paula), ainsi que le poème de Rainer Maria Rilke dédié à Paula, "Requiem" .

"J'achèterai des fruits, où l'on retrouve la campagne, jusqu'au ciel.

Car à ceci tu t'entendais : les fruits dans leur plénitude.

Tu les posais sur des coupes devant toi,

tu en évaluais le poids par les couleurs.

Et comme des fruits aussi tu voyais les femmes,

tu voyais les enfants, modelés de l'intérieur

dans les formes de leur existence.

Et pour finir, toi-même tu te vis comme un fruit,

tu te dépouillas de tes vêtements,

tu allas te placer devant le miroir et tu t'y enfonças tout entière,

sauf le regard : lequel, sans fléchir,

s'abstint de dire : c'est moi. Non : ceci est.

extrait de "Requiem" - Rainer Maria Rilke

LE SITE DU MUSEE DE PAULA : http://www.museen-boettcherstrasse.de/francais

PAULA MODERSOHN-BECKER - 1876 Dresde 1907 Worpswede

Musée d'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS jusqu'au 21 août 2016

Ce tableau termine l'exposition -  Vieille domestique au jardin 1906 -  96x80,2cm - Musée Paula Modersohn-Becker - Brême

Ce tableau termine l'exposition - Vieille domestique au jardin 1906 - 96x80,2cm - Musée Paula Modersohn-Becker - Brême

PAULA MODERSOHN-BECKER - MAM PARIS - MAI 2016
PAULA MODERSOHN-BECKER - MAM PARIS - MAI 2016

APPEL A CANDIDATURE

Artistes demeurant dans le Val d'Oise et la région Ile de France

Les amis des arts d'Ermont - ARAMI - ART CONTEMPORAIN EN VAL D'OISE

Exposition au Théâtre Pierre Fresnay ERMONT - 95120

du 19 au 27 novembre 2016

renseignements, règlement et bulletin d'inscription : www.arami95.com

Voir l'exposition 2015 ci-dessous :

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Publié dans : #Expositions à Paris
LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016

L'innocence archaïque

Un homme quitte son domicile du 2 bis rue Perrel, près de Montparnasse. Sur sa porte on peut lire l'affichette « Dessin, peinture, musique, cours à domicile, prix modérés ». Il a la soixantaine passée, marche légèrement courbé. Il porte un chapeau mou, mais a délaissé sa canne car il est encombré d'un grand tableau. Il se rend chez le célèbre marchand Ambroise Vollard dont la galerie se situe au 6 de la rue Laffitte.

Vollard se montre très enthousiaste devant l'œuvre.

« Parfait, dit l’homme, ainsi vous pourriez me donner une attestation comme quoi je fais des progrès ».

Il explique la raison de cette demande : il s’est entiché d’une femme, mais les parents sont réticents pour donner leur fille à un «artiste sans le sou ».

« La fiancée n’est pas majeure, demande Vollard, il lui faut le consentement de ses parents ? »

« Non, répond l’homme, elle a cinquante quatre ans ».

LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016

H.Rousseau - 1890 - Moi-même, Portrait-paysage - huile sur toile 146x113cm - Prague -

Cet homme, c’est Henri Rousseau, surnommé « le Douanier » parce qu’il a travaillé à l’octroi de Paris, où il était chargé de vérifier les denrées alimentaires entrant dans la ville. Il est deux fois veuf et depuis 1903 la solitude lui pèse.

Le peintre quitte Vollard muni de son attestation, elle sera complétée par une autre, rédigée par Apollinaire. Malgré tout le mariage ne se fera pas. Rousseau restera célibataire durant les quelques années qui lui restent à vivre.

Cette anecdote m'amuse mais me laisse perplexe. Elle a souvent servi à démontrer la naïveté de Rousseau. Pour moi, elle s'apparente plutôt à une farce. Rousseau pouvait-il vraiment croire que ces certificats seraient de nature à convaincre des bourgeois réticents ? J’en doute, je l’imagine plutôt présentant le document aux parents de sa conquête avec un œil facétieux et un petit sourire narquois dissimulé sous sa moustache.

Quelques traits de sa biographie révèlent en effet une certaine malice. Bien au contraire ses détracteurs y voient la justification de leur attribution à Rousseau des seuls qualificatifs « naïf », « ingénu », « enfantin ». C'est évidemment très réducteur : Rousseau est un personnage, ambigu peut-être, mais attachant, riche, un créateur, ce n'est pas seulement "un style".

En réalité il y a peu de documents et de sources fiables sur Henri Rousseau. Son atelier a été dispersé à sa mort, sa famille n'a pas perçu l'intérêt d'en conserver des traces. Rousseau est à la fois marginal dans son milieu social et dans le monde des Arts.

Totalement autodidacte, il commence à peindre sur le tard, sans doute vers 1871. Il obtient sa carte de copiste au Louvre et au Musée du Luxembourg en 1884. Il prend sa retraite pour se consacrer pleinement à la peinture en 1893, il a quarante neuf ans.

Le lion, ayant faim, se jette sur l'antilope - 1898-1905 - Huile sur toile 200x301 - Bâle, Fondation Beyeler

Le lion, ayant faim, se jette sur l'antilope - 1898-1905 - Huile sur toile 200x301 - Bâle, Fondation Beyeler

Il parvient à s'insérer dans le circuit artistique grâce au Salon des Indépendants où il expose régulièrement à partir de 1886, invité par un de ses premiers défenseurs : Paul Signac.

Au salon de 1905, Rousseau expose "Le Lion ayant faim"(Vollard lui achètera 200 francs, soit à peu près 800 euros actuels - source : http://france-inflation.com/calculateur_inflation.php).

Nota - Un petit paysage a été vendu aux enchères en 2014 par Arcadja 60.000 €

Son tableau provoque l'amusement du public et aussi l'indifférence des critiques, peu inquiet de l'influence de Rousseau sur les jeunes générations. Ils se trompaient : Rousseau a contribué à ouvrir de nouvelles voies plastiques et expressives et à imposer la singularité de sa vision. Picasso et Léger retiendront la leçon.

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H.Rousseau - Portrait de Monsieur X (Pierre Loti) 1906 - huile sur toile 61x50cm, Zurich et Le mécanicien de Fernand Léger 1920H.Rousseau - Portrait de Monsieur X (Pierre Loti) 1906 - huile sur toile 61x50cm, Zurich et Le mécanicien de Fernand Léger 1920

H.Rousseau - Portrait de Monsieur X (Pierre Loti) 1906 - huile sur toile 61x50cm, Zurich et Le mécanicien de Fernand Léger 1920

LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016

Le Douanier Rousseau a lui-même été inspiré par "L'Homme au bonnet rouge" de Carpaccio - 1480-1490 - 35x23cm, Venise

Henri Rousseau - Les Joueurs de football - 1908 - Huile sur toile, 100,3x 80,3 cm - Naw-York et Picasso - Baigneuses au ballon 1928. Huile sur toile, 21,7x41,2cm, Paris Musée PicassoHenri Rousseau - Les Joueurs de football - 1908 - Huile sur toile, 100,3x 80,3 cm - Naw-York et Picasso - Baigneuses au ballon 1928. Huile sur toile, 21,7x41,2cm, Paris Musée Picasso

Henri Rousseau - Les Joueurs de football - 1908 - Huile sur toile, 100,3x 80,3 cm - Naw-York et Picasso - Baigneuses au ballon 1928. Huile sur toile, 21,7x41,2cm, Paris Musée Picasso

Dans l'almanach du groupe "Der Blaue Reiter", Kandinsky présentera Rousseau comme "le père du nouveau réalisme". Il lui achètera le tableau "La Basse-cour".

H.Rousseau "La basse-cour"- huile sur toile 24,6x32,9cm - 1896.1898 - Centre Pompidou - leg Nina Kandinsky 1981

H.Rousseau "La basse-cour"- huile sur toile 24,6x32,9cm - 1896.1898 - Centre Pompidou - leg Nina Kandinsky 1981

Les peintres de l'avant-garde parsèmeront leurs tableaux de références aux œuvres du Douanier qu'ils considèrent comme un maître.

Les surréalistes retiennent de l'œuvre de Rousseau la magie des images "d'intérêt dérisoire au point de vue réaliste, ses œuvres sont bel et bien du ressort surréaliste avant la lettre" A. Breton

Durant les années 1906-1908, Rousseau rencontre Delaunay, qui est l'un de ses premiers soutiens et collectionneurs, et Picasso. Il fréquente la bande du "Bateau Lavoir", les reçoit chez lui où l'on mange et boit ce qu'il y a. Rousseau jeûne parfois durant une semaine pour recevoir un joyeux mélange de gens de lettres, peintres, élèves, commerçants et demoiselles de son quartier, dans une atmosphère fantasque et musicale.

Quelques mois avant de quitter le "Bateau Lavoir" Picasso organise le célèbre "banquet" en l'honneur de Rousseau et pour célébrer la toile qu'il a acheté cinq francs chez le père Soulié : le Portrait de Madame M.

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Henri Rousseau - Portrait de femme - 1895 - Huile sur toile, 160x105 cm - Paris musée Picasso et Portrait de Picasso dans son atelier devant la toile de Rousseau 1932 par BrassaïHenri Rousseau - Portrait de femme - 1895 - Huile sur toile, 160x105 cm - Paris musée Picasso et Portrait de Picasso dans son atelier devant la toile de Rousseau 1932 par Brassaï

Henri Rousseau - Portrait de femme - 1895 - Huile sur toile, 160x105 cm - Paris musée Picasso et Portrait de Picasso dans son atelier devant la toile de Rousseau 1932 par Brassaï

L'œuvre de Rousseau comprend de nombreux paysages, des scènes de la vie quotidienne, des portraits, des natures mortes. Les compositions, qu'il appelait lui-même des "créations", traitaient de sujets romanesques, patriotiques ou "modernes", allégoriques ou exotiques.

Les jungles sont la part la plus surprenante et la plus ambitieuse de son œuvre. Il transpose sur un mode fantastique la végétation qu'il a observée dans les serres du Jardin des plantes, c'est l'expression personnelle d'un regard porté sur la nature. Rousseau est isolé, il n'adhère (sans doute n'est-il pas convié non plus) à aucun des mouvements en "isme" de son époque. Il est aussi plus libre.

C'est cette liberté que l'on retrouve dans ses jungles. On pénètre dans les camaïeux de verts, on écarte les feuilles géantes, on respire les fleurs colorées, on entend les cris des singes, on surprend un œil d'éléphant. Tout est douceur, la lumière, les ciels purs, les nuages roses, les lunes blanches. On est émerveillé et apaisé. C'est le paradis retrouvé, car rien n'est vraiment dramatique : le jaguar semble enlacer le joli cheval blanc plutôt que l'attaquer, le tigre "surpris" apparaît effrayé plus qu'effrayant, l'antilope saigne un peu mais le lion n'est pas terrifiant, il montre ses dents comme le rire des humains de Yun Minju.

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 La Charmeuse de serpents 1907 / Forêt tropical avec singes 1910 / Combat de tigre et de buffle 1908 / Cheval attaqué par un jaguar 1910 / Surpris ! 1891 / Le lion ayant faim se jette sur l'antilope - détail La Charmeuse de serpents 1907 / Forêt tropical avec singes 1910 / Combat de tigre et de buffle 1908 / Cheval attaqué par un jaguar 1910 / Surpris ! 1891 / Le lion ayant faim se jette sur l'antilope - détail
 La Charmeuse de serpents 1907 / Forêt tropical avec singes 1910 / Combat de tigre et de buffle 1908 / Cheval attaqué par un jaguar 1910 / Surpris ! 1891 / Le lion ayant faim se jette sur l'antilope - détail La Charmeuse de serpents 1907 / Forêt tropical avec singes 1910 / Combat de tigre et de buffle 1908 / Cheval attaqué par un jaguar 1910 / Surpris ! 1891 / Le lion ayant faim se jette sur l'antilope - détail La Charmeuse de serpents 1907 / Forêt tropical avec singes 1910 / Combat de tigre et de buffle 1908 / Cheval attaqué par un jaguar 1910 / Surpris ! 1891 / Le lion ayant faim se jette sur l'antilope - détail
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LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016

A la fin de sa vie, Rousseau est dans le plus grand dénuement. Il meurt à l'hôpital Necker le 2 septembre 1910, victime d'une gangrène. Ses amis conviés au service religieux recevront les cartons alors que les obsèques sont déjà célébrées. Seuls Signac et Delaunay assistent aux funérailles. Enterré dans une fosse commune, sa dépouille sera transférée au cimetière de Bagneux grâce à la souscription de ses amis intimes, puis en 1947 à Laval son lieu de naissance.

L'épitaphe qui se trouve sur sa tombe est de Guillaume Apollinaire :

Gentil Rousseau tu nous entends

Nous te saluons Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi

Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel

Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles

Quelques autres œuvres exposées

cliquez sur les images pour les agrandir
La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903
La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903
La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903

La Carriole du Père Junier - 1908 / La Guerre - vers 1894 / La tempête / Eve - vers 1906 / Un soir de Carnaval 1886 / Portrait de l'artiste à la lampe - 1902 / Portrait de la seconde femme de l'artiste - 1903

Et ma toile préférée d'Henri Rousseau qui n'est pas exposée mais que j'ai eu le bonheur d'admirer il y a quelques années.

La bohémienne endormie - 1897 - Huile sur toile 129x200 cm - MOMA New-York

LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016
LE DOUANIER ROUSSEAU - Musée d'Orsay - Mai 2016

A noter que Rousseau a écrit un drame: "La vengeance d'une orpheline russe" . J'ai pu me procurer une édition de 1947. Ce n'est pas une grande œuvre littéraire mais c'est émouvant de la lire. Une pièce de théâtre est difficile à construire, elle demande une mise en scène des personnages et à chacun sa façon de s'exprimer . Le "naïf douanier" réussit le challenge. On ne s'ennuie pas et l'on s'amuse même avec les serviteurs qui russes ou français s'expriment dans un même patois fleuri. Etonnant Rousseau, pas aussi naïf qu'on veut bien nous le faire croire !

Ci-contre manuscrit original

Le sujet de la pièce : Sophie est une jeune fille Russe orpheline, élevée par sa tante Mme Yadwigha à Saint Petersburg. Mme Yadwigha souhaiterait que Sophie épouse un officier de marine, Gaston, mais Sophie se laisse séduire par Henri, un allemand employé de banque. Il l'entraîne à Paris, puis l'abandonne sans un sou et sans logis. Elle jure de se venger. Elle est recueilli par le Général Bosquet, 76 ans, qui l'adopte. A la mort de celui-ci, riche héritière, elle retourne à Saint Petersburg. Sa tante est décédée. Elle retrouve Henri qui s'est marié. Gaston toujours épris de Sophie provoque Henri en duel et le tue.

EXPOSITION JUSQU'AU 17 JUILLET 2016

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Publié dans : #Expositions à Paris

UN PEINTRE VISIONNAIRE

Le titre de Conservateur du Muséum National qu'avait obtenu Hubert Robert en 1795 imposait, bien évidemment, que la grande rétrospective consacrée à son œuvre fût présentée là où il avait exercé sa fonction, là où il avait également demeuré : au Louvre !

Je n'étais pas une grande "fan" des ruines d'Hubert Robert, mais avec cette présentation , ce mélange de dessins, de gravures et de peintures, j'ai été conquise.

Hubert Robert, mémorialiste de son temps, décrit Paris, l'Histoire, la Révolution française et l'on regarde avec nostalgie, le pont Notre Dame , la Bastille en destruction, le port de Rome…

Mais ce que j'ai particulièrement aimé, ce sont ses merveilleux dessins à la sanguine, où, dans des décors gigantesques, se déplacent de petits personnages. C'est mon grand coup de cœur.

Tous ces dessins mesurent environ 30x40cm - photos web
Le Temple de La Sibylle à Tivoli ,1762 - La Cour de la villa Giulia ,1762 - La Villa Madame, 1761/6 -  Escalier menant au portique de Vignole, 1762 -Le Temple de La Sibylle à Tivoli ,1762 - La Cour de la villa Giulia ,1762 - La Villa Madame, 1761/6 -  Escalier menant au portique de Vignole, 1762 -
Le Temple de La Sibylle à Tivoli ,1762 - La Cour de la villa Giulia ,1762 - La Villa Madame, 1761/6 -  Escalier menant au portique de Vignole, 1762 -Le Temple de La Sibylle à Tivoli ,1762 - La Cour de la villa Giulia ,1762 - La Villa Madame, 1761/6 -  Escalier menant au portique de Vignole, 1762 -

Le Temple de La Sibylle à Tivoli ,1762 - La Cour de la villa Giulia ,1762 - La Villa Madame, 1761/6 - Escalier menant au portique de Vignole, 1762 -

Le Tombeau d'un pape à Saint Pierre de Rome, 1758/59 -  La Place du Capitole, 1762 - Dans Saint-Pierre de Rome, 1763 - Basilique romaine en partie détruite, 1772/74Le Tombeau d'un pape à Saint Pierre de Rome, 1758/59 -  La Place du Capitole, 1762 - Dans Saint-Pierre de Rome, 1763 - Basilique romaine en partie détruite, 1772/74
Le Tombeau d'un pape à Saint Pierre de Rome, 1758/59 -  La Place du Capitole, 1762 - Dans Saint-Pierre de Rome, 1763 - Basilique romaine en partie détruite, 1772/74Le Tombeau d'un pape à Saint Pierre de Rome, 1758/59 -  La Place du Capitole, 1762 - Dans Saint-Pierre de Rome, 1763 - Basilique romaine en partie détruite, 1772/74

Le Tombeau d'un pape à Saint Pierre de Rome, 1758/59 - La Place du Capitole, 1762 - Dans Saint-Pierre de Rome, 1763 - Basilique romaine en partie détruite, 1772/74

Hubert Robert donne, dans son œuvre, une place considérable aux arbres. Il en fait même le sujet central du dessin "L'Arbre renversé".

Bord de rivière, 1772/74 - La Vieille Hutte sous les grands arbres, 1763 - Bustes romains dans un parc, 1763 - La Fuite de Galatée, 1780Bord de rivière, 1772/74 - La Vieille Hutte sous les grands arbres, 1763 - Bustes romains dans un parc, 1763 - La Fuite de Galatée, 1780
Bord de rivière, 1772/74 - La Vieille Hutte sous les grands arbres, 1763 - Bustes romains dans un parc, 1763 - La Fuite de Galatée, 1780Bord de rivière, 1772/74 - La Vieille Hutte sous les grands arbres, 1763 - Bustes romains dans un parc, 1763 - La Fuite de Galatée, 1780

Bord de rivière, 1772/74 - La Vieille Hutte sous les grands arbres, 1763 - Bustes romains dans un parc, 1763 - La Fuite de Galatée, 1780

L'Arbre renvrsé, 1762/63 -  Etude de plantes, 1761/62L'Arbre renvrsé, 1762/63 -  Etude de plantes, 1761/62

L'Arbre renvrsé, 1762/63 - Etude de plantes, 1761/62

Hubert Robert nait en 1733. Ses parents appartiennent à la maison du comte de Stainville. Hubert Robert est destiné à entrer dans les ordres. Il étudie au collège de Navarre (le comte n' est pas étranger à cette admission dans un collège aristocratique).

Devant ses dons évidents pour le dessin d'architecture, il devient élève du sculpteur Michel-Ange Slodtz en 1751. De 1754 à 1765 Hubert Robert séjourne à Rome auprès du comte de Stainville, nommé ambassadeur de France.

Bien qu'il ne soit pas lauréat du Prix de Rome, mais avec l'appui du comte il est logé à l'Académie de France, installée au palais Mancini. Il reçoit l'enseignement de Pannini, professeur de perspective à l'Académie et peintre de ruines, et celui de Piranèse dont l'atelier est situé non loin de l'Académie. En 1759 Hubert Robert obtient une place officielle de pensionnaire.

En 1765 c'est le retour à Paris où il connaît un succès immédiat avec ses œuvres associant un évènement contemporain à une vue de ruines. Cela lui vaut le surnom de "Robert des ruines". Ses clients, mécènes et amis comptent parmi les plus hauts personnages du royaume : Le comte d'Artois (frère de Louis XVI), le marquis de Marigny (frère de Mme de Pompadour), le comte de Stainville, fait duc de Choiseul et devenu ministre, la famille de La Rochefoucauld….

Il fréquente les "lundis" , réservés aux artistes, de Madame Geoffrin, riche bourgeoise de la rue Saint-honoré . Viennent y dîner Boucher, Carle van Loo, Joseph-Marie Vien. Les "mercredis de Madame" sont jours des gens de lettres et accueillent Marivaux, Fontenelle, Voltaire, d'Alembert et Diderot.

En 1766 Hubert Robert est reçu à l'Académie Royale pour son tableau "Port de Ripetta". L'année suivante il participe au premier Salon, il y présente plus de quinze tableaux dont le Port de Ripetta. Il exposera au Salon régulièrement jusqu'en 1798 une dizaine d'œuvres

Le Port de Ripetta - huile sur toile - Ecole des Beaux-Arts de Paris

Le Port de Ripetta - huile sur toile - Ecole des Beaux-Arts de Paris

En 1773 il décore pour le cardinal de La Rochefoucauld, archevêque de Rouen, la salle des Etats de l'archevêché. C'est le seul décor d'Hubert Robert, conservé de nos jours en France.

Retrospective Hubert Robert au Louvre - avril 2016

En 1777 Louis XVI lui commande deux tableaux. Il assure aussi, à partir de cette année là, des travaux de décoration et de conception de jardins.

1789 - Il peint "La Bastille dans les premiers jours de sa démolition".

Le Muséum central des arts ouvre le 14 août 1793 dans les locaux vétustes de la Grande Galerie

La Bastille dans les premiers jours de sa démolition - 1789 - 77x114cm - huile sur toile - Musée Carnavalet-

La Bastille dans les premiers jours de sa démolition - 1789 - 77x114cm - huile sur toile - Musée Carnavalet-

La Grande Galerie en ruine - 1796 - 112x143 cm - Musée du Louvre

La Grande Galerie en ruine - 1796 - 112x143 cm - Musée du Louvre

Le 23 Octobre 1793, Hubert Robert est arrêté pour ses relations avec les ennemis de la liberté. Il est emprisonné à Sainte-Pélagie puis à Saint-Lazare. Il aurait réalisé durant son incarcération cinquante-trois tableaux et de multiples dessins. Il est libéré le 4 août 1794 à la chute de Robespierre. Il a échappé de peu à la guillotine (un homonyme aurait été guillotiné à se place).

Le ravitaillement des prisonniers à Saint Lazare - 1794 - Musée Carnavalet Paris

Le ravitaillement des prisonniers à Saint Lazare - 1794 - Musée Carnavalet Paris

Le 16 avril 1795, Hubert Robert est nommé conservateur du Muséum National, notre Louvre actuel.

En 1802 il est mis à la retraite de sa fonction au Muséum national qui prend le nom de musée Napoléon.

En 1806 il est expulsé du Louvre où il était logé.

Il meurt brutalement le 15 avril 1808.

Sous l'Empire (1805-1810) un nouvel éclairage de la Grande galerie du Louvre est réalisé par Percier et Fontaine qui se souviennent des projets qu'Hubert Robert a exposé au salon de 1796.

Projet d'aménagement de la Grande Galerie - 1796 - 155x145cm - huile sur toile - Musée du Louvre

Projet d'aménagement de la Grande Galerie - 1796 - 155x145cm - huile sur toile - Musée du Louvre

 Destruction du pont Notre Dame, 1786 - Jeune Femme tendant un biberon à un bébé, huile sur bois, 1772, 22x27cm, Valence Musée - L'incendie de Rome, 207x288cm, Pavlovsk Musée des Beaux arts - L'abattage des arbres au Château de Versailles, 1775/75 Destruction du pont Notre Dame, 1786 - Jeune Femme tendant un biberon à un bébé, huile sur bois, 1772, 22x27cm, Valence Musée - L'incendie de Rome, 207x288cm, Pavlovsk Musée des Beaux arts - L'abattage des arbres au Château de Versailles, 1775/75
 Destruction du pont Notre Dame, 1786 - Jeune Femme tendant un biberon à un bébé, huile sur bois, 1772, 22x27cm, Valence Musée - L'incendie de Rome, 207x288cm, Pavlovsk Musée des Beaux arts - L'abattage des arbres au Château de Versailles, 1775/75 Destruction du pont Notre Dame, 1786 - Jeune Femme tendant un biberon à un bébé, huile sur bois, 1772, 22x27cm, Valence Musée - L'incendie de Rome, 207x288cm, Pavlovsk Musée des Beaux arts - L'abattage des arbres au Château de Versailles, 1775/75

Destruction du pont Notre Dame, 1786 - Jeune Femme tendant un biberon à un bébé, huile sur bois, 1772, 22x27cm, Valence Musée - L'incendie de Rome, 207x288cm, Pavlovsk Musée des Beaux arts - L'abattage des arbres au Château de Versailles, 1775/75

Cette exposition est très riche, ce n'est ici qu'un bref aperçu. Ne la manquez pas !

JUSQU'AU 30 MAI 2016 - HALL NAPOLEON Musée du LOUVRE

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