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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Articles avec #musees etrangers catégorie

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Musées Etrangers

On ne sait trop où Vincent Willem van Gogh s'était procuré le révolver avec lequel il se tira une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise, quelque part dans les champs. Pourquoi ce geste dramatique ? Etait-ce la folie qui l'a rattrapé une dernière fois ? La passion pour son propre chemin de croix ? La conscience d'être une charge pour son frère Théo et le libérer en lui laissant des tableaux dont la valeur ne tarderait pas à croître après sa mort ? (Il avait été très frappé par la vente de l'Angélus de Millet à un demi million de francs dès après sa mort).
Vincent se traîne jusqu'à sa petite chambre du café Ravoux où il a pris pension. Le docteur Gachet décide de ne pas extraire la balle et de garder espoir. Le 28 Vincent attend la mort calmement couché dans son lit en fumant la pipe. Il meurt le 29 au matin en présence de Théo "Je voudrais que ce soit fini". Il est enterré le 30 juillet. Le cimetière se trouve au milieu des blés, la moisson n'est peut-être pas encore faite, quelques corbeaux tournent dans le ciel.
Dans les soixante dix tableaux et les trente deux dessins que van Gogh peint entre son arrivée à Auvers, le 21 mai, et ce jour de juillet, à l'exception du "Champ de blé avec corbeaux" rien ne paraît annoncer cette fin tragique. Les couleurs sont d'une fraîcheur extraordinaire : des bleus, des verts, des violets, parfois des roses.
Comment résumer une vie aussi passionnante, à la fois lumineuse et sombre, lumineuse par la foi en Dieu et en la peinture, sombre par la pauvreté et la dureté de l'existence. Je ne peux donner ici que de brèves indications et conseiller de plonger dans les biographies de Vincent et dans ses lettres à Théo dont l'écriture est remarquable.
Vincent, c'est ainsi qu'il signe ses tableaux, naît le 30 mars 1853 au presbytère de Groot Zundert (Pays-Bas), fils du couple de pasteurs Théodorus et Anna Cornelia van Gogh. Jour pour jour, un an auparavant, est venu au monde un enfant mort-né. On donne à Vincent le même prénom qu'au petit mort-né, Vincent Willem. Suivront cinq autres enfants, dont Théo qui deviendra son soutien.
La famille mène une vie simple. Le père de Vincent à dix frères et soeurs, trois frères sont marchands d'objets d'arts, l'un deux, l'oncle "Cent" est associé à la chaîne des galeries de l'éditeur parisien d'art Goupil et Cie.
En 1869, Vincent entre comme apprenti à la filiale Goupil de la Haye spécialisée dans la reproduction d'estampes. En 1873 il est muté à Londres. Ce qui devait représenter une récompense se transforme en une expérience de solitude qui le marquera pour la vie : il tombe amoureux de la fille de sa logeuse, il est éconduit. Cet amour malheureux le rend taciturne et renfermé. Il délaisse tous les livres pour un seul : la Bible. Le chiffre d'affaires de la filiale chute. En 1876 il est licencié.
Ses parents acceptent alors qu'il prépare à Amsterdam des études de théologie. Il ne sera pas admis pasteur mais il peut être prédicateur laïque. Envoyé en 1878 dans la région minière belge du Borinage auprès des plus pauvres parmi les pauvres, il s'installe dans une masure, partage ses vêtements, se nourrit d'eau et de pain. On ne renouvellera pas le contrat de ce prédicateur qui prend trop à la lettre le modèle évangéliste.
Totalement démarqué n'ayant de talent ni pour devenir marchand d'art (métier qu'il a détesté) ni pour être pasteur, Vincent écrit en 1880 une longue et déchirante lettre à Théo dans laquelle il lui fait part de son inébranlable décision de consacrer désormais sa vie à la peinture.
Il s'inscrit aux Beaux Arts de Bruxelles. Il est accueilli par Anton Mauve, le beau-frère de sa mère et l'un des peintres les plus connus de l'époque qui le conseille durant plusieurs mois.
En avril 1881 il retourne à Etten où son père occupe le poste de vicaire mais il doit quitter la maison paternel à Noël après une violente dispute. Il s'installe à La Haye et recueille "Sien", une prostituée plus âgée que lui, qui a une fille et est enceinte d'un deuxième enfant. Plus d'aide familiale, les problèmes financiers sont un fardeau. Au bout d'une année Sien doit "retravailler". Théo fini par convaincre Vincent de la quitter.
A l'automne 1883 il se retire à Drente, solitaire et blessé, et peint presque exclusivement les cabanes des paysans, puis, en fils prodigue, il retrouve ses parents à Nuenen à Noël.
L'été 1883 il a écrit à Théo une lettre prophétique :
"Non seulement j'ai commencé relativement tard à dessiner, mais il se peut même fort bien que je ne puisse plus compter sur de nombreuses années de vie.. En ce qui concerne le délai me permettant encore de travailler et que j'ai encore devant moi, je crois, sans être irréfléchi, pouvoir supposer la chose suivente : mon corps parviendra quand bien même à résister encore un certain nombre d'années - un certain nombre, disons entre six et dix... en l'espace de quelques années je dois réaliser un certain travail, je n'ai pas besoin de me dépêcher outre mesure, car cela ne mène à rien de bon - mais je dois, en toute tranquilité et décontraction continuer à travailler, aussi régulièrement et concentré que possible, de manière aussi claire et nette que possible, le monde ne me concerne que dans la mesure où je possède en quelque sorte, une certaine dette et obligation - parce qu'en effet, ça fait trente ans que je déambule sur cette terre - de léguer, par gratitude, un certain souvenir sous la forme d'un travail de dessin et de peinture - non créer pour plaire à telle ou telle tendance, mais pour exprimer un pur sentiment humain. Ce travail est mon objectif...."
C'est ce qu'il fera durant les années qui vont suivre, envoyant à Théo tout son travail en échange de son aide financière. Vincent reste à Nuenen jusqu'à la mort de son père, puis va à Anvers où il s'inscrit à l'Académie des beaux arts quelques mois. Il rejoint Théo à Paris en 1886 (demeurant d'abord chez Théo puis rue Lepic). Il avait jusqu'alors le soutien de Théo il a maintenant sa reconnaissance. Théo profite des liens de Vincent avec de jeunes artistes pour affirmer sa réputation de galeriste. Durant son séjour à Paris Vincent peint deux cent trente tableaux, plus que pendant tout autre période de sa vie. Pour parfaire son utilisation des couleurs fraîches il copie des motifs japonais très en vogue depuis l'exposition universelle de 1867 et se prend de passion pour la peinture japonaise, collectionne les estampes.
Il part à Arles en février 1888 comme s'il partait au Japon et loue en mai la "maison jaune". C'est là que Gauguin viendra le rejoindre en octobre. Leurs violentes querelles à propos des problèmes artistiques et le départ de Gauguin conduiront à l'accès de démence de Vincent en décembre et à l'épisode de l'oreille coupée connu de tous. Arles sera la période la plus importante et la plus féconde de sa vie.
Après un séjour à l'hôpital Vincent retrouve sa "maison jaune" mais sur une pétition des habitants d'Arles qui l'appelle "le fou roux" sa maison est fermée par la police. De lui même il se rend en mai 1889 à l'asile de Saint-Paul-de-Mausole, près de Saint-Remy. On lui a donné une petite pièce vite transformée en atelier. Il y peint pendant une année avec encore plus d'acharnement qu'à Arles cent cinquante toiles et des centaines de dessins, interrompu seulement par trois crises durant lesquelles l'ombre et la lumière disputent son cerveau.
En janvier 1890, un premier article lui est consacré dans le "Mercure de France", en mars il vend "La vigne rouge" 400 fr (850 € d'aujourd'hui) à l'exposition des XX à Bruxelles, le seul tableau qu'il aura vendu de son vivant (il se trouve maintenant au musée Pouchkine à Moscou). En mars Vincent est représenté par dix tableaux au "Salon des indépendants" à Paris.
Théo inquiété par les mauvaises nouvelles qu'il reçoit, obtient du Docteur Gachet qu'il prenne Vincent auprès de lui à Auvers-sur-Oise et qu'il le soigne, jusqu'à ce 27 juillet 1890. Vincent à 37 ans, en l'espace de dix ans il aura accompli une oeuvre considérable.
Depuis 1973, Van Gogh a son musée à Amsterdam. A l'origine y étaient exposées presque uniquement les oeuvres de la collection de la famille van Gogh réunies par Théo. Aujourd'hui la collection comprend 220 tableaux, 500 dessins et 800 lettres de Vincent. Le Rijksmuseum Kröller-Müller à Otterlo possède également un nombre important de dessins et de tableaux de Vincent ainsi que de nombreux musées dans le monde entier.

"Il faut espérer que de si grands hommes qui ont été méprisés ou persécutés de leur vivant puissent recevoir un jour la récompense qui les fuyait sur terre quand ils auront atteint une sphère où ils jouiront d'un bonheur que nous ne pouvons pas nous imaginer et auquel vient encore s'ajouter celui d'être, en observant de là-haut, témoins de la justice avec laquelle leur descendance leur rend hommage". Eugène Delacroix

Comme bien d'autres, je connaissais par coeur sa dizaine de toiles surmédiatisées, j'avais vu le film de Pialat, j'avais déjeuné à l'auberge Ravoux et visité la petite chambre : je croyais connaître van Gogh...
A Amsterdam, Noël dernier, je me suis rendue au Musée Van Gogh, je dois l'avouer, sans grand enthousiasme. Ma visite a été un choc à la vue des dessins et des peintures méconnues. Mon émotion se prolonge à la lecture d'une biographie en deux volumes (édition Taschen) et je la poursuivrai avec l'intégralité des lettres à Théo. Je ressens une véritable tendresse pour cet ascète au coeur noble, ami zélé des pauvres et une admiration sans borne pour le peintre pionnier du Moderne qui ne cherchait pas la gloire mais la perfection. J'espère qu'il me pardonnera d'avoir mis tant d'années avant de faire réellement connaissance avec lui.

QUELQUES OEUVRES  DU MUSEE D'AMSTERDAM - Photos MP
Lettre à Theo - 3 mars 1882

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Vielle femme au châle - 1882 - comme décrit dans la lettre - encre et aquarelle sur papier

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Entrée du Mont de piété - 1882 - encre à la plume et au pinceau, gouache blanche sur papier

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Paysan bêchant - 1882 - lithographie

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Chaumières - 1883 - huile sur toile

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La récolte de pomme de terre - 1883 - huile sur papier
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Tisserand et enfant dans une chaise haute - 1884 - encre et aquarelle sur papier
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Lettre à Theo
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Portrait d'un vieil homme - 1885 - huile sur toile
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 Femme assise - 1885 - encre à la plume et au pinceau sur papier
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Citrons, poires et raisins - 1887 - huile sur toile
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Couple place St Pierre - 1887 - huile sur toile
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Bord de seine - 1887 - huile sur toile
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Autoportrait - 1887 - huile sur carton
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Route le long des remparts de Paris - 1887 - encre et aquarelle
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Choux rouges et oignons - 1887 - huile sur toile
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Le pêcher rose - 1888 - huile sur toile
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Le verger blanc - 1888 - huile sur toile
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Les Saintes Maries de la Mer - 1888 - Huile sur toile
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Pelouse fraichement tondue avec un arbre pleureur - 1888 - Huile sur toile
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Les rochers de Montmajour - 1888 -
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Arbres et arbustes dans le jardin de l'asile - 1889 - huile et encre sur papier
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Paysans d'après Millet - 1889
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Maisons à la campagne - 1890 - encre, aquarelle et huile sur papier
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La resurection de Lazare d'après Rembrandt - 1890
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Avant de poursuivre la visite des 30 salles du second étage consacrées au Siècle d'Or (XVIIe) un coup d'oeil sur la magnifique bibliothèque.SAM_4363-copie-1.jpg

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Le choix des oeuvres qui suit est  évidemment très subjectif et ne donne qu'une toute petite idée de la richesse du musée qui comprend  quatre niveaux. 

Boite de peinture 17e/18e siècle hollandais
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Cornelis Dusart -  1690 - l'Artiste et son modèle - encre brune rehaut gris et noir - pierre noire
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Adriaen Van Ostade - Homme assis - 1675 - encre noire et brune, aquarelle
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Adriaen Van Ostade  - La boutique du barbier - 1673 - encre brune, aquarelle
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Adriaen Coorte - 1698 - Pêches
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Gerrit Adriaensz Berckheyde - 1672 - Hôtel de ville d'Amsterdam - Place du Dam - huile sur toile
Le symbole de la prosperité et du pouvoir d'Amsterdam au "Siècle d'or" est le nouvel hôtel de ville construit à partir de 1648 avec des pierres importées d'Allemagne. Il repose  sur  13000 pilotis en bois.
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On le retrouve inchangé en 2013
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Attribué à Hendrik de Keyser - 1615 - petite sculpture sur bois
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Adriaen Van de Velde - Couple dans la campagne - 1667 - huile sur toile
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Jacob Isaacksz van Ruisdael - 1668/1670 - Moulin à Wijk bij  Duurstede - huile sur toile
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Jacob Isaacksz van Ruisdael - Cascade dans la campagne - huile sur toile - 1668
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Salomon van Ruysdael - 1634 - huile sur bois - Cottage dans la campagne
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Jan Van der Heyden - 1670 -  Huile sur bois - Amsterdam - le vieux Haarlemmersluis
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Dès le début du XVIIe siècle les Hollandais, grands marchands et navigateurs, contrôlent les routes maritimes de la mer Rouge au golfe du Tonkin. Ils poussent jusqu'à Bornéo. Tous les étrangers sont chassés du Japon à l'exception des Hollandais seuls autorisés à commercer au départ d'une île au large de Nagasaki. En 1621 les Hollandais achètent aux Indiens une île au bord de l'Hudson, appelée Manhattan (en indien "île céleste" ou "île aux collines") et fondent la Nouvelle-Amsterdam. ils s'emparent de places fortes au Venezuela et au Bresil....c'est le "Siècle d'or".... mais les rêves de grandeur ne durent souvent que le temps d'un rêve !

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Adam Willaerts - 1614 - Huile sur bois
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Willem  Van de Velde - La bataille de Dunkirk - 1659 - Encre sur toile
Découverte d'une technique très pure et qui m'était inconnue.

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Willem van de Velde - la bataille de Livourne - détail - 1659 - encre sur toile
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Ludolf Bakhuysen - 1695 - Bateaux dans la tempête - huile sur toile

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Jan Van de Cappelle - huile sur bois - 1650
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 Un dernier regard sur le grand hall, et la promesse de revenir. ...

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PHOTOS MP 

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La semaine de Noël, j'ai retrouvé Amsterdam que je n'avais pas vue depuis longtemps. J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir la ville et son réseau de canaux en forme de toile d'araignée (ceux du XVIIe sont depuis 2010 inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO). A l'origine ce n'était qu'un village de pêcheurs. Au XIIe un barrage (dam) fût construit sur la rivière Amstel, le village prit le nom d'Amsteldam qui devint par la suite Amsterdam, et c'est à cet endroit précis que se trouve la place la plus connue de la ville, la place du Dam (ci-dessous).
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    Canaux
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Amsterdam n'est pas très étendue, sa visite se fait très agréablement à pied. L'ambiance y est décontractée, les Amstellodamois sont accueillants. Les vélos, plus nombreux que les habitants (880.000 vélos - 790.000 habitants) envahissent la ville à l'arrêt comme en circulation ; certains parkings à vélos comme celui de la gare sont impressionnants.
On ne peut qu'aimer Amsterdam, harmonieusement marquée par la forte présence de l'eau comme le sont les trois villes de mon coeur, Paris, Venise et New-York.
....Mais la vocation de mon blog n'est-elle pas l'évocation des musées ?
Je commencerai, aujourd'hui, par le Rijksmuseum. Situé près du Vondelpark, il a rouvert ses portes en avril 2013 après des années de travaux.
Je l'ai visité le matin précédent le réveillon de Noël, c'était le jour idéal : pas de groupes, peu de monde dans les salles, tout juste quelques difficultés à s'approcher des oeuvres universellement connues (La ronde de nuit de Rembrandt - annoncée comme le chef d'oeuvre qu'on se doit d'avoir vue au moins une fois dans sa vie, mais ce n'est pas "mon coup de coeur" - La laitière de Vermeer - devenue objet publicitaire, à coup sur, contre la volonté de Vermeer). Nous connaissons ce même phénomène au Louvre où la ruée des aspirants-contemplateurs de la Joconde sont canalisés par un fléchage dès leur entrée.
Je vous propose dès lors de me suivre dans les salles du "Rijks" qui, au deuxième étage, sont consacrées au siècle d'or (1600 à 1700). Je ne ferai pas de commentaires, je vous laisse regarder pour ce premier article les peintures de portraits qui m'ont attirée.

Le Rijks vu du canal
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L'entrée
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Frans Hals - 1635 - Huile sur toile - Portrait d'une femme
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Cesar Boetius Van Everdingen- 1648 - huile sur toile
Jeune femme se chauffant les mains au dessus d'un brasero - Allégorie de l'hiver
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Attribué à Ferdinand Bol - 1640/1645 - Huile sur toile - Portrait d'une vieille femme, peut-être Elisabeth Bas
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Rembrandt - 1639 - Portrait d'une femme -probablement Maria Trip - Huile sur toile
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Rembrandt- 1693 - Portrait de Johannes Wtenbogaert - Huile sur toile
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Rembrandt - 1628 - Autoportrait - huile sur bois
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Antony Van Dyck - 1640 - Willial II Prince d'Orange et sa femme Mary Stuart - Huile sur toile
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Jacob Jordaens - Portrait de Rogier le Witer - 1635 - huile sur toile
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Frans Hals - 1635 - Portrait de Feyntje van Steenkiste - Huile sur toile
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Frans Hals - 1628/1630 - Un milicien tenant un verre connu comme "le joyeux buveur". huile sur toile
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Jan de Baen - 1670 - Johanna le Gillon, femme de Hieronymus van Beverningk - huile sur toile
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Galerie d'honneur, au fond "La ronde de nuit"
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Frans Hals - 1639 - Portrait de Maritge Claesdr Vooght - huile sur toile
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détail
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Bartholomeus van der Helst - 1642 - Portrait de Gerard Andriesz Bicker - Huile sur toile -
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Jan Havicksz Steen - 1655 - femme à sa toilette
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Rembrandt - Portrait de Haesje van Cleyburg - huile sur toile 1634
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Rembrandt - Une vieille femme lisant  - probablement la prophètesse Hannah - Huile sur bois - 1631
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Et pour finir le tableau de rembrandt qui m'émeut le plus par sa tendresse, l'éblouissante association des couleurs jaune et rouge et la densité de la matière. Le voir et le revoir est un bonheur. 
    "La fiancée juive" 1667
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AUTRE ARTICLE SUR LE RIJKS A PARAITRE PROCHAINEMENT ....

Photos MP

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En 1886, Antoni Gaudi présente à son mécène les plans de son palais : cinq étages au dessus d'un rez-de-chaussée et d'un sous-sol. L'ensemble de la structure est traversé par une colonne de vide qui s'élève au dessus du grand salon et culmine sur la terrasse par une coupole étoilée de petites ouvertures. L'axe s'appuie sur une rampe à spirale qui va du rez-de-chaussée aux écuries du sous sol. La façade comporte deux élégantes portes de fer forgé, une tribune, puis une rangée de fenêtres sous la corniche. Le toit est hérissé de vingt cheminées aux formes oniriques.

C'est le premier ouvrage d'art total de Gaudi. Une merveille !!

 

La façade et les cheminées apparentes de la rue

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 du hall d'entrée, L'escalier qui monte à l'étageSAM_0978.jpg

 au sous sol les magnifiques écuries et l'escalier à visSAM_0974.jpg

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 Le grand salon central qui s'ouvre jusqu'à la coupole étoilée, impossible à photographier car trop lumineuse il y avait un soleil éclatantSAM_0986.jpg

 toujours le grand salon avec les grandes orguesSAM_0989.jpg

 Le grand salon vu du premier étage, une double porte ornée de 12 peintures s'ouvre sur une chapelle privéeSAM_0991.jpg

 Dans les appartements des étages tout est somptueux fait de matériaux nobles, les sols, les plafons, les murs ,les portes en métal repousséSAM_0979.jpg

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 la lumière est présente partout. Les vitraux aussi beau d'un côté que de l'autre.

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 Vitrail de la fenêtre d'une chambre, celle de la fille de GuellSAM_0998.jpg

 marqueterie au dessus d'une cheminéeSAM_0992.jpg

 Et bien sûr le toit et ses cheminées originalesSAM_1005.jpg

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Le Musée Picasso de Barcelone occupe trois palais d'origine médiévale qui subirent d'importantes transformations. Il a ouvert ses portes en 1963 grâce à la donation de Jaume Sabartès, ami et secrétaire de Picasso,  au fonds que possédait déjà la Mairie de Barcelone et le Gouvernement de la Catalogne ainsi qu'une donation de Picasso et de collectionneurs Catalan.

A la mort de Sabartès en 1968  Picasso  effectue une importante donation au Musée pour rendre hommage à son ami.

En 1970 Picasso complète cette donation par une autre de premier ordre qui fait du Musée le plus important du monde en ce qui concerne la période de formation de l'artiste, celle de 1890 à 1899. C'est celle que j'ai choisi de vous montrer ici.

 La cour intérieur du musée

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Picasso est né le 25 octobre 1881 à Malaga, fils de José Ruiz Blasco, peintre et professeur à l'Ecole des Beaux arts de San Telmo, conservateur du Musée communal et de Maria Picasso Lopez (dont il prendra le nom plus tard).

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 Picasso à 7 ans avec sa soeur Lola, il a un air très sérieux, une pose d'adulte (on le retrouve bien dans ses portraits plus âgé),  En 1892 il commence ses études artistiques à l'Ecole des Beaux-Arts. A partir de 1893 ses travaux reflètent une maturité remarquable. En 1946 alors qu'il visite une exposition de dessins d'enfants, Picasso s'exclame : "Dans mon enfance je n'aurais jamais pu participer à une exposition de ce genre :à douze ans, je dessinais comme Raphaël".picasso.jpg

 En 1895, son père est nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de la Llotja et emménage à Barcelone. Picasso passe l'examen d'entrée dans cette même école et y suit les cours durant deux ans.

 

Peinture de José Ruiz Blasco (1888) :

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1895 - Picasso -  L'homme au Beret - Huile sur toile 50,5x36 cm - signé P. Ruiz 

 1896 - Pastel sur Papier  - Portrait de Maria Picasso - 49,8 x 39 cm - 1896-Portrait-de-la-ma-re-de-l-artiste_5.jpg

 
1996 - Aquarelle sur papier - Portrait de José Ruiz 18x11,8 cm

La relation entre le père et le fils est très étroite. José soutient son fils et encourage sa vocation depuis l'enfance. Picasso gardera de la personnalité de son père une trace qui ne s'effacera jamais.

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1896 - Guidé par son père, Picasso réalise une toile d'un format beaucoup plus grand qu'habituellement (118x166cm) - La Première Communion. La toile est présenté à l'Exposition des Beaux Arts et des Industries artistiques de Barcelone. La toile a été réalisée dans l'atelier de José Garnelo Alda, ami de son père, peintre spécialisé dans les thèmes sacrés.

Picasso a 15 ans. premiere_communion_picasso.jpg


1896 - Portrait de la tante Pepa - 57,5 x 50,5cm - Huile sur toile. La légende diffusée par Sabartès raconte que le portrait fut exécuté en moins d'une heure. Pablo-Picasso-1896-Portrait-de-la-tante-Pepa.jpg

 
1896 - Malaga - Huile sur toile 60,7 x 82,5 cm

La première salle du Musée Picasso comporte un grand nombre d'études de paysages réalisés par Picasso à partir de 1895, elles sont introuvables en reproduction. Seul ce paysage montagneux est inséré dans le catalogue, il marque la distanciation de Picasso pour l'enseignement académique. Malaga.jpg

 

1897 - Science et charité - 197x249,5cm - huile sur toile - 

Picasso à 18 ans, il dispose de son premier atelier dans la rue de la Plata, son père le loue pour lui pendant quelques jours afin de lui permettre de peindre le tableau qu'il présentera à l'exposition des Beaux Arts de Madrid. Croquis et ébauches précèdent le tableau. Le médecin est personnifié par son père, la femme est une mendiante accompagnée de son fils que Picasso a rencontrée dans la rue, il l'engage pour dix pesetas. La religieuse est une amie de son oncle à qui on a prêté un habit de la communauté de Saint Vincent de Paul.

Picasso obtient une mention d'honneur à l'exposition de Madrid. Il présente la toile à l'Exposition provinciale des Beaux Arts de Malaga et obtient la médaille d'honneur. science-et-charite-picasso-1897.jpg

 1897 - Portrait en homme de cour - 55,8x46cm        Pablo-Picasso-1896-Autoportrait-en-gentilhomme-du-XVIIIe-si

 1898 - Picasso se rend à Horta de Sant Joan, invité par son ami Manuel Pallarès. Il y reste jusqu'en janvier 1899. Il réalise un ensemble de dessins et peintures de paysages dont un grand nombre visible au Musée.

huile sur toile 27x40cmle-mas-de-quiquet.jpg

 

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