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Voir-ou-revoir

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Mes visites d'expositions, de musées et autres lieux culturels.

Articles avec #chateaux catégorie

Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

De la forteresse construire au Xe siècle par le redoutable guerrier et puissant comte d'Anjou, Foulque III "Nerra" ("le noir", surnom qu'il doit à la couleur de son armure), ne subsiste qu'un fragment d'enceinte, les vestiges d'une chapelle et deux pans de murs de la tour surplombant le château du XVe siècle.

Nota - cliquez sur les photos pour les agrandir.

Le château de Langeais - Août 2014

En 1206, à la suite des victoires de Philippe Auguste sur Jean sans terre, Langeais entre dans le domaine royal français. En 1422, le château, occupé par des bandes armées, est racheté par Charles VII qui fait abattre l'enceinte excepté le donjon carré en pierre, le plus ancien de France.

En 1465, Louis XI confie à Jean Bourré, Trésorier de France et ami, la construction d'un nouveau château. Les travaux sont achevés en 1469. C'est à la fois une vaste demeure avec des ouvertures sur le jardin et la campagne, et face à la ville, une forteresse avec des tours et un pont levis (encore en parfait état de fonctionnement). Louis XI n'occupera jamais le château et en fera cadeau à son cousin, François de Dunois et de Longueville (fils du Dunois, bâtard du duc d'Orléans, compagnon de Jeanne d'Arc).

Le château de Langeais - Août 2014
Le château de Langeais - Août 2014
Le château de Langeais - Août 2014
Le château de Langeais - Août 2014

François de Dunois continue les travaux et aménage les grandes salles du rez-de-chaussée et du premier étage où seront célébrées au petit matin du 6 décembre 1491, le mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne. La mariée n'a que 14 ans, le marié 21. Un contrat a été signé : si le roi meurt, Anne s'engage à épouser son successeur (elle épousera Louis XII). Le mariage réunit la Bretagne au royaume de France.

Dunois se tue le 25 novembre 1491en tombant de cheval, il n'assistera pas au mariage qu'il a incité. Il n'a pas d'héritier, le château est vendu et les propriétaires se succèdent.

En 1886, Jacques Siegfried, négociant alsacien, s'établit à Langeais. C'est un grand voyageur qui a fait deux fois le tour du monde. Conseillé par des experts il entreprend de rendre au château l'allure qu'avait au XVe et début XVIe une demeure aristocratique. Il le meuble richement de lits, coffres, chaises, objets divers, avec aux murs tentures et tableaux. Il léguera Langeais en 1904 à l'Institut de France.

Le château vu du jardin avec le donjon carré et la vue sur Langeais
Le château vu du jardin avec le donjon carré et la vue sur Langeais

Le château vu du jardin avec le donjon carré et la vue sur Langeais

A la fin du Moyen Age la production des tapisseries est en plein essor, elles habillent les murs et protègent du froid et de l'humidité. Jacques Siegfried rassemble entre 1880 et 1900 des tapisseries de la fin du XVe et du début du XVIe, dont celles célèbres des "Preux".

Les "Neuf preux" sont cités dans le roman de Jacques de Longuyon, Les vœux du Paon, qui s'inspire de La légende dorée de jacques de Voragine : ce sont neuf héros guerriers qui incarnent l'idéal de la chevalerie de l'Europe du XVe : trois païens, Hector, Alexandre le Grand, Jules César, trois héros de l'ancien testament, Josué, le Roi David, Judas Macchabée, trois chrétiens, le Roi Arthur, Charlemagne, Godefroy de Bouillon. (La liste de "Neuf preuses", héroïnes mythologiques, sera crée par la suite, probablement par Jehan Le Fèvre dans Le livre de Lëesce).

Le château conserve sept tapisseries, il manque celles de Judas Macchabée et de Charlemagne. C'est la collection la plus complète que l'on puisse trouver aujourd'hui. Tissées à Aubusson ou à Felletin (Creuse), elles ont été réalisées entre 1525 et 1540 pour le seigneur du château de Chauray, lieutenant sénéchal du Poitou afin d'orner la grande salle de son logis. C'est un ensemble admirable, récemment restauré. Les couleurs, sans doute altérées, nous offrent encore une belle harmonie de bleus et de bruns.

Au XVIe, les "Neuf preux" sont un sujet à la mode. On les retrouve aussi en cartes à jouer. Il ne reste de nos jours dans les jeux classiques, que le carré de rois (Alexandre, David, César, Charlemagne). En architecture, le nom de ces neuf personnages a été donné à chacune des tours du château de Pierrefonds (Oise).

La "Salle des Preux"

La "Salle des Preux"

Le château de Langeais - Août 2014Le château de Langeais - Août 2014Le château de Langeais - Août 2014
Détail des tapisseries de Godefroy de Bouillon et d'Alexandre le Grand
Détail des tapisseries de Godefroy de Bouillon et d'Alexandre le Grand

Détail des tapisseries de Godefroy de Bouillon et d'Alexandre le Grand

Bien meublé, salles ornées de grandes cheminées et de belles tapisseries, chambres confortables, le château de Langeais semble vivre encore. On ne visite pas Langeais, on y flâne et on y rêve, tout au long des alignements de pièces parfois peu éclairées, comme elles devaient l'être autrefois aux seules lueurs des chandeliers. L'atmosphère de cette fin de Moyen Age qui glisse doucement vers la Renaissance est renforcée par l'exposition de costumes Renaissance qui se tient dans les combles du château.

Salle des mille fleurs

Salle des mille fleurs

Salle de la devise

Salle de la devise

Salle de banquet

Salle de banquet

Chambre de parement (on y reçevait contrairement à la chambre de retrait pour s'isoler)

Chambre de parement (on y reçevait contrairement à la chambre de retrait pour s'isoler)

Tapisserie dans la chambre de retrait

Tapisserie dans la chambre de retrait

Reconstitution du mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne dans la grande salle

Reconstitution du mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne dans la grande salle

Tapisserie "mille fleurs" dans la chambre de la dame

Tapisserie "mille fleurs" dans la chambre de la dame

Chambre des enfants - berceau et miroir
Chambre des enfants - berceau et miroirChambre des enfants - berceau et miroir

Chambre des enfants - berceau et miroir

Cabinet d'Art sacré - châsse du XIIIe - Vierges sages et vierges follesCabinet d'Art sacré - châsse du XIIIe - Vierges sages et vierges folles

Cabinet d'Art sacré - châsse du XIIIe - Vierges sages et vierges folles

Garde-robe : houpelande à freppes XIVe - robe XVe

Garde-robe : houpelande à freppes XIVe - robe XVe

COSTUMES DE LA RENAISSANCE

A la Renaissance, le commerce et les échanges sont relancés grâce aux richesses du nouveau monde. En France, l'industrie textile qui traite essentiellement la soie, la laine et le lin est florissante (les villes les plus prospères Tours et Lyon). Les artisans se regroupent en corporation, les paysans se spécialisent dans la production des matières premières. Les hommes, tailleurs, rubaniers, passementiers fleurissent. Les peauciers fournissent les gantiers qui sont aussi parfumeurs. Les femmes font les travaux minutieux, le linge fin, la broderie, la dentelle.

La mode française subit les influences de l'Italie et de l'Espagne. Les poupées de mode, petits mannequins, circulent dans toute l'Europe.

Mesdames, je vous laisse rêver !

Messieurs, quittez pantalons et cravates, revêtez pourpoints et hauts de chausse, enfilez vos bas de soie, ajustez vos fraises !

Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".
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Robes de nobles dames et gentilhommes français du XVIe (sauf la 2e - vénitienne et la 3e germanique), la dernière est une tenue de fillette dite "marlotte".

CHATEAU ET PARC DE LANGEAIS

37130 LANGEAIS

L'exposition "Costumes de la Renaissance" s'est terminée le 31 août.

photos de l'article MP sauf reconstitution du mariage de Charles VIII et la salle des Preux

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

Depuis le 12 mars  se tient,  au Musée du Luxembourg à Paris, une exposition pour le bicentenaire de la mort de l'impératrice Joséphine. J'envisageais de m'y rendre mais le jour choisi, un beau soleil incitait plutôt à une promenade dans la campagne, ou dans un parc. Au fond, le souvenir de Joséphine étant intimement liée à la Malmaison, pourquoi ne pas  la retrouver dans son château ?

Le château de la Malmaison est situé sur la commune de Rueil, sur la rive gauche de la Seine, tout près de Paris. C'est une belle demeure, à deux étages, édifiée au XVIIe siècle, là où se trouvait une grange, la Mala Domus (mauvaise maison).
Joséphine (Marie-Josèphe Rose Tascher de la Pagerie) naît le 23 Juin 1763 aux Trois-Ilets à la Martinique. Ses parents possèdent un immense domaine et une sucrerie. Marie-Josèphe aura deux soeurs cadettes : Désirée et Marie Françoise. Ses études chez les Dames de la Providence à Fort-Royal sont interrompues à la mort de Désirée.
Un mariage "arrangé" avec Alexandre de Beauharnais, fils de l'ancien Gouverneur Général des Isles d'Amérique, la contraint à quitter son île : le mariage à lieu en 1779 à Noisy-le-Grand, elle a 16 ans. Alexandre, capitaine au régiment de Sarre-infanterie se révèle vite exigeant et emporté, Marie-Josèphe, elle, trop frivole. Deux enfants naissent : Eugène et Hortense. Une liaison d'Alexandre avec Mme de Longpré de la Touche entraîne la séparation du couple. Marie-Josèphe, trop jeune pour être indépendante, demeure quelques temps chez ses beaux-parents, puis part retrouver sa famille en Martinique.

Quand elle revient à Paris, en 1790, Alexandre, toujours son époux, a embrassé une carrière politique : il succède à Mirabeau à la présidence des Jacobins. Durant "la Terreur", Alexandre, puis Marie-Josèphe sont incarcérés à la prison des Carmes. Alexandre est guillotiné le 23 Juillet 1794, précèdant Robespierre de cinq jours. Marie-Josèphe échappera de justesse à l'échafaud.
A sa sortie de prison, elle se tourne pour survivre vers les gens en place, Mme Tallien, Barras (Membre du Directoire). Un peu plus tard, elle loue un hôtel rue de la Victoire qu'elle arrange à son image et à son goût, elle y reçoit le jeune et talentueux Napoléon Bonaparte. Tombé immédiatement sous son charme, fou d'amour, Napoléon précipite le mariage. Il a lieu le 9 mars 1796. C'est Napoléon qui lui donne le surnom de Joséphine.
En 1799, Napoléon achète à Joséphine le château de La Malmaison. Devenue très vite épouse du Premier Consul, et plus tard de l'Empereur des français, elle aura toujours plaisir à aller s'y ressourcer loin des contraintes de la cour. Joséphine, naturelle, toujours et partout à l'aise, élégante et raffinée, au goût sûr, est admirée et aimée de tous. Pour ses invités elle ressuscite la douceur de vivre, alternance de liberté et de plaisir partagés : promenades, lectures, jeux, théâtre... L'austère Napoléon lui-même participe, elle fait son bonheur, il le dira plus tard à Saint Hélène : "c'est la femme que j'ai le plus aimée .... elle était l'art et les grâces".
Pourtant, Joséphine ne pouvant donner un héritier à Bonaparte, le mariage est dissous pour raison d'état en 1809. Richement dotée, elle conserve son titre "d'impératrice douairière", la Malmaison, le Palais de l'Elysée à Paris et le château de Navarre près d'Evreux.
Elle se retire définitivement à la Malmaison en 1811 où elle continue à recevoir des hôtes de marque.
Au fil des années, Joséphine a agrandi, embelli, raffiné La Malmaison. Les architectes se sont succédés : Percier et Fontaine clôturent le parc, construisent des écuries, Morel bâtit une grande serre chauffée, un chalet et trois maisons au bord de l'étang de Saint-Cucufa pour abriter un couple de vachers venus de Suisse, une vacherie, une laiterie...Pour le troupeau de mérinos (il comptera plus de 2000 têtes en 1812), Thibaut et Vignon installent une bergerie. Berthault, lui, retrace un parc paysagé avec une rivière, un petit lac et il achève  la grande serre de 50 mètres. Car la botanique passionne Joséphine : à La Malmaison 200 plantes fleuriront pour la première fois en France (magnolia pourpre, hibiscus, camélia, dahlia), 250 espèces de roses seront plantées en buisson dans le parc, ou dans des pots que l'on sort des serres en juin.
Joséphine s'intéresse aussi à la zoologie : elle tente d'acclimater dans le parc, autruches, émeus, kangourous, zèbres, singes, gazelles. Leur entretien se révèle très vite onéreux et impose un important personnel. Dès 1805, certains animaux sont donnés au Muséum et Joséphine se consacrera essentiellement à sa chère botanique.
A l'énoncé d'un parc aussi extraordinaire on comprend l'étonnement et le plaisir des visiteurs.
A l'intérieur du château, peintures, sculptures, objets d'arts, vases antiques abondent. Pour tous ces travaux, ces aménagements, ces décorations, pour sa toilette et ses bijoux, Joséphine a dépensé sans compter (c'est là son énorme défaut). Elle aura toujours recours à Napoléon pour éponger ses dettes.
Le 14 mai 1814, elle accompagne le tsar Alexandre 1er chez Hortense à Saint Leu. Elle prend froid en visitant le domaine qui jouxte la forêt de Montmorency. Elle meurt le 29 mai. Les plantes, faute d'entretien, ne lui survivront pas. Le domaine sera morcelé.
Joséphine reposera onze ans dans la cave du presbytère de Rueil. En 1825 Eugène et Hortense lui feront élever, dans le choeur de l'église Saint-Pierre Saint-Paul de Rueil, un monument en marbre de Carrare. Josephine y est représentée en prière, telle que l'a peinte David dans sa grande toile du Sacre de Napoléon. Plus tard, Napoléon III fera élever pour sa mère Hortense, un mausolée dans le même choeur, seront ainsi réunies mère et fille.

Aujourd'hui le parc est réduit à six hectares (il en comptait 800). La perspective paysagère a été conservée, la grotte et le bassin surmonté de la statue de Neptune sont toujours là, quelques arbres remarquables subsistent, tel le cèdre de Marenzo. Certaines plantes que Joséphine a connues ont été réintroduites. Cela ne nous donne qu'une petite idée du parc sur lequel Joséphine régnait, mais son charme n'a pas totalement disparu.
Au rez-de chaussée du château les salons se succèdent : dans celui de musique le piano d'Hortense est encore là (la harpe de Josèphine a été prêtée au Musée du Luxembourg). Dans la salle à manger de style pompéien des danseuses aux teintes raffinées animent les murs. La salle du Conseil simule, en coutil rayé, une tente militaire. J'aimerais m'asseoir dans la bibliothèque, prendre un livre, faire tourner le magnifique globe céleste.
Les appartements sont à l'étage. Joséphine y avait deux chambres, l'une fastueuse, rouge et or, l'autre, plus modeste, était sa préférée. Toutes les pièces nous donnent à voir des objets et des peintures remarquables.
La Malmaison est, à vrai dire, plus une demeure aux dimensions humaines, qu'un château comme on l'entend habituellement. J'y poserais volontiers mes valises pour m'y ressourcer, un temps, moi aussi.

   
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La salle à manger
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la bibliothèque
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Dans toutes les pièces de superbes pendules
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Dans la salle du Conseil. Portrait de Joséphine par GERARD - 1801 - réplique autographe de l'original (aujourd'hui au Musée de l'Ermitage à Saint-Petersbourg) qui se trouvait à cet emplacement sous l'empire
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Huile sur toile - Joséphine par Henri François RIESENER 1806
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Huile sur toile - François Baron GERARD - vers 1802 - Napoléon en costume de Sacre
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Huile sur Toile - Joséphine par GROS - 1809
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Jacques Louis DAVID - huile sur toile -  Le premier Consul franchissant les Alpes au Col du Grand St Bernard - 1800/1801 - Commandé par Charles IV pour le Palais royal de Madrid. David exécuta quatre répétitions avec des variantes de ce tableau. Les trois autres se trouvent à Versailles à Berlin et à Vienne.
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Chambre de Napoléon
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Chambres de Joséphine
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Huile sur toile - Portrait inachevé de Josephine - avant 1805 - Pierre-Paul PRUD'HON
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Eglise Saint-Pierre Saint-Paul de RUEIL
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Mausolée en marbre de Carrare - Joséphine est représentée grandeur nature
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Photos - Michèle PELLEVILLAIN
Musée National du château de La Malmaison - 92500 RUEIL MALMAISON
Ouvert tous les jours sauf le mardi 

Pour l'anecdote, ci-dessous  la bague de fiancailles - diamant et saphir disposés en "toi et moi" - offerte par Napoléon à Joséphine en 1796. Cette bague (18mm de diamètre) a été vendue au enchère le 24 mars 2013 pour 896.400 euros (elle était estimée entre 8.000 et 12.000 euros !)  
photo internet

bague-fiancailles-en-or-diamant-et-saphir

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

Situé au nord-ouest de Paris, à quelques kilomètres de Magny en Vexin, le parc de soixante dix hectares du domaine de Villarceaux enchante par ses pièces d'eau, son jardin renaissance, sa terrasse italienne bordée de palmiers, son manoir et ses deux châteaux.
Le domaine a appartenu à la famille de Mornay durant plus de quatre siècles. Le dernier héritier, Louis de Mornay marquis de Villarceaux (1619-1691), Capitaine de la meute royale des 70 chiens courants pour la chasse au renard et au lièvre de Louis XIV, n'ayant pas eu d'enfant, le domaine fut transmis à son neveu Charles de Tillet. La famille du comte de Villefranche, dernier propriétaire, sera expulsée en 1975. La fondation Léopold Mayer se portera acquéreur et la gestion de Villarceaux est assurée par le Conseil Régional de l'Ile de France depuis 1989.
Le château du bas
Son histoire commence au XIe ou XIIe siècle. Reconstruit, fortifié, agrandi durant la Renaissance, il n'en reste aujourd'hui qu'une tour d'angle dénommée "Tour Saint Nicolas" avec les murs qui l'encadre et l'ancien logis seigneurial. Françoise d'Aubigné (1635-1719) y séjourna après la mort de son mari, le poète Paul Scarron. Elle fut durant trois ans la maîtresse de Louis de Mornay avant de devenir l'épouse secrète de Louis XIV. L'histoire la retient sous le nom de Madame de Maintenon. Louis de Mornay serait l'auteur d'un portrait de Françoise Scarron aujourd'hui exposé dans le château du haut.

Le manoir
Construit au XVIIe, situé au bord de l'eau, il comporte une tour et un passage vouté. Il abrita les amours de Louis de Mornay et de Ninon de Lenclos.

Ninon (1616-1705) a vecu le règne de Louis XIII et le Siècle de Louis XIV. Figure presque légendaire de femme galante et savante du XVIIe - peu de personnalités de ce temps eurent une aussi riche collection de souvenirs que la sienne - c'est elle qui accueillit Françoise d'Aubigné à Villarceaux.
Le château du haut
Il a été construit entre 1755 et 1759 pour Charles du Tillet, marquis de Labuissière. Cette maison de villégiature bourgeoise, de style Louis XV classique, abrite une belle collection de meubles du XVIIIe.

L'histoire est intéressante - la visite obligatoirement guidée nous l'apprend - mais c'est surtout le plaisir de la promenade dans le parc, sur les terrasses, dans le jardin des simples et autour des plans d'eau qui m'a séduite. Le jardin sur l'eau est remarquable. J'ai également beaucoup aimé la montée au château du haut par un talus dit "en vertugadin" et la vue que l'on découvre de sa terrasse.

         photos MP
        L'entrée du parc,  la Tour Saint Nicolas et le château du bas
1

 3        Le manoir de Ninon - vue de l'accueil2       Les écuries4

        L'entrée du manoir5

       Le manoir après avoir franchi le passage vouté       6       Le jardin des simples7        8        Le jardin sur l'eau11        Au loin le chateau du haut12

        Le grand plan d'eau - Au XVI- siècle les Mornay y développe la pisciculture. L'activité est très profitable du fait de l'obligation religieuse de "faire maigre" de nombreux jours de l'année. Le domaine approvisionne entre autres Versailles et Paris.15

       La montée au château16 17         La  salle à manger- au fond le portrait de Françoise Scarron19

      Le grand salon - de larges baies donnent sur le bassin et sur les collines du vexin20

 

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C'est l'un des plus beau site de l'Ile de France, l'un des plus méconnu aussi. Peu de monde à la visite guidée qui dure presque deux heures. L'entrée est gratuite.

Ouvert du 6 avril au 20 octobre - en basse saison de 14 h à 17 h, mercredi, samedi, dimanche
du 1er juin au 31 août, tous les après midi sauf le lundi.

DOMAINE DE VILLARCEAUX

95110 CHAUSSY

Tel 01 34 67 74 33     

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                         Photo MPSAM 2861

  La ville d'Ecouen est située dans le département du Val d'Oise, à vingt kilomètres au Nord de Paris, non loin de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le château  a été construit sur les hauteurs de la ville, à partir de 1538, pour Anne de Montmorency, connétable de France, et principal ministre de François Ier, puis d'Henri II.
Propriété de la Légion d'Honneur depuis Napoléon Premier, l'édifice a été transformé, selon la volonté d'André Malraux, en Musée national de la Renaissance. Il a ouvert ses portes en 1977.
On y retrouve l'atmospère d'un véritable palais Renaissance et tous ses attraits, chapelle, salle d'armes, appartements, mobilier, remarquables collections. J'ai toujours le même grand plaisir à "voir et revoir" dans la galerie de Psyché, l'histoire de David et de Bethsabée (une superbe tenture tissée à Bruxelles vers 1520/1525). A mon immense regret, je ne verrai, ce jour là, qu'une petite partie de la tenture dans deux salles voisines. La galerie est en phase de rénovation.
Poursuivant ma visite, et pour me consoler, je découvrirai, au deuxième étage, une petite salle, la "salle des Cassoni" (Peut-être n'est elle pas toujours ouverte).
Les cassoni étaient des coffres, offerts souvent par paire, en cadeau de noce. Destinés à recevoir le trousseau de la mariée, associés au cortège nuptial, il étaient remis au couple le jour des noces et placés par la suite dans la chambre des époux. Ils portaient sur le devant un décor évoquant des thèmes de l'histoire ancienne ou de la mythologie gréco-romaine, l'image représentée devant être un exemple moral pour le couple.
Très peu nous sont parvenus entiers. Les panneaux peints ont été détachés des coffres au XIXe siècle, et présentés comme des tableaux par les collectionneurs et les marchands. Les cassoni étaient commandés à des peintres célèbres qui en avaient fait une spécialité. Ils sont un témoignage des recherches nouvelles dans le traitement de la perspective, dans l'évocation de l'architecture et dans la reproduction des vêtements contemporains.
Les quinze panneaux d'Ecouen ont été exécutés dans la deuxième moitié du XVe siècle, en Ombrie et en Toscane, par les Florentins Scheggia et Apollonio di Giovani (frère de Masaccio). Douze d'entre eux faisaient partie de la collection Campana acquise par Napoléon III en 1861.
Sous le même nom de "cassone" on désigne dans le langage de l'histoire de l'art à la fois le coffre décoré et les peintures qui l'ornent.

En haut - Histoire de Lucrèce et Tarquin  - En bas - Le départ d'Ulysse - photos MP
 Guidoccio Gozzarelli - vers 1480 -  (longueur des panneaux- environ 100 cm)histoire de lucrèce et ulysse

 l'histoire d'Ulysse - détail  Le départ d'Ulysse - photo MPpanneau-de-cassone---le-depart-d-ulysse

l'histoire d'Ulysse - détail -Pénélope - photo MPle départ d'ulysse

Le Cheval de Troie - Scheggia - vers 1460-1465 - photo WEBcheval de troie
Le Cheval de Troie - détails - photo MPle cheval de troie
le cheval de troie
Combat de Cavalerie sous les murs de Troie - Scheggia - vers 1460-1465 - détail - photo MP  combat de cavalerie sous les murs de troie

Histoire d'Enée - vers 1460 - Apollonio di Giovanni - détail - photo MP histoire d'énée

Scène de bataille - atelier florentin vers 1460-1470 - détail - photo MPscène de bataille
scène de batailles

 Tiberius Gracchus et Cornélie - Scheggia et atelier - vers 1460-1470 - détail photo MP
          
tiberius gracchus et cornelie

Le cassone complet  ci-dessous se trouve à New-York au Metropolitan Museum - photo WEB

exemple de cassone d'appolonio di giovani metropolitan muse

Site du château d'Ecouen - cliquer : link

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

 Un temps magnifique ce mardi en allant rechercher des gravures à l'exposition qui a eu lieu dans le Manége Royal. J'en profite pour revoir le chateau et le parc. Des travaux important sur la chaussée devant le château ne permettent pas de faire des photos de la façade.

 

En 1514 le chateau devient la résidence favorite de François Ier. En 1539 il confie à Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connait actuellement.

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 Le chateau vu de la terrasse

 

 

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La très belle cour intérieure 

 

Louis XIV passe une partie importante de son temps à Saint Germain en Laye de 1661 à 1682 et fait aménager par le Nôtre des jardins à la Française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680, longue de près de 2 Km, et large d'une trentaine de mètres , la terrasse proprement dite est bordée de tilleuls avec la forêt d'un côté et une  vue sur l'ouest Parisien de l'autre (vue impossible à photographier avec la brume de chaleur).

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Le parc possède aussi un jardin anglais, qui contraste avec les alignements rigoureux des arbres taillés  pour une revue militaire. Il était très  agrèable d'y trouver la fraicheur.st-germain6 

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Ma rencontre  avec un  acacia dont je ramasserai quelques grosses gousses brunes termine cette magnifique journée.

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

François Ier n'a que vingt-cinq ans lorsqu'il lance en 1519 l'immense chantier de Chambord. Il n'y séjourne  que 72 jours en 32 ans de règne. À défaut de pouvoir dévier le cours de la Loire, on détourna  le Cosson par un canal qui alimente les douves.

La vie y était rude, d'autant plus que le château a été construit sur des marécages, beaucoup d'ouvriers meurent de la fièvre. Les charpentiers enfoncent des pilots de chêne jusqu'à 12 mètres de profondeur afin d'établir les fondations du château sur un solide pilotis au-dessus de l'eau.

Henri II le fils de François Ier et Louis XIV, passionnés de chasse (le chateau a été voulu comme relais de chasse) donneront au château de Chambord l'allure qu'il a aujourd'hui. Le maréchal de Saxe reçoit le domaine de Louis XV puis le duc de Bordeaux, comte de Chambord, petit-fils de Charles X reçoit le château en 1821 par souscription nationale. L'Etat français le rachète aux héritiers du comte de Chambord en 1930. Il est inscrit sur la liste du parimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

 Malgré ses dimensions colossales, 156 mètres de long, 56 de haut, la silhouette du chateau séduit par sa grâce et son équilibre.

 L'escalier à double révolution permet d'accéder aux toits de Chambord, ou plus exactement à une terrasse qui fait le tour du donjon et permet une vue parfaite sur les cheminées, tourelles et clochetons, symbiose de gothique flamboyant et de Renaissance italienne revisitée par les artisans français :  c'est  là tout le charme de Chambord avec sa vue sur l'immense parc (5440 hectares).

 L'intérieur hormis les très belles sculptures des voûtes des grandes salles du second étage n'a pas présenté pour moi un grand intérêt, d'autant plus qu'il y faisait un froid glacial.

 Pour une découverte agréable de Chambord, il se trouve en face du chateau un hotel restaurant aux chambres simples, "Le Saint Michel",  qui permet de se promener tôt le matin dans le parc sans la foule et le soir après le départ des nombreux visiteurs. Les chambres de façade on voit très bien le chateau éclairé durant la haute saison.

 

 

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Publié le par voir-ou-revoir
Publié dans : #Chateaux

Le château de Maintenon, situé entre Rambouillet et Chartres est une demeure Renaissance. Il a été édifié au début du XVIème siècle  à l’emplacement d’un ancien château fort, dont il ne reste que la Tour carrée. 

Je l'ai visité par une très belle journée d'avril, c'est un chateau magnifique et assez méconnu.la-tour-carréLa tour carrée

 

 

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Vu d'une fenêtre

 

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Françoise d’Aubigné, la future Madame de Maintenon, y effectue les principaux travaux d’embellissement avant de devenir la maîtresse, puis l’épouse secrète de Louis XIV.

Dans le parc, les parterres et les allées sont dûs au jardinier du Roi, Le Notre

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Au fond du parc, on découvre l’aqueduc de Maintenon, construit en 1683 par Vauban, à la demande de son souverain pour acheminer les eaux de l’Eure à Versailles. Il ne fut jamais achevé.
par-la-fenêtre,-l'acqueducL'aqueduc vu d'une fenêtre du chateau

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L'aqueduc vu de la grande allée.


La Marquise fit don du château à sa nièce, épouse du Duc de Noailles. Aujourd’hui, le domaine appartient toujours à cette  famille. 

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L'ancienne chambre de Louis XIV

 

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la grande galerie

 

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La magnifique bibliothèque

 

Si vous passez par là ne manquez pas de vous arrêter, c'est un chateau  à l'ambiance intérieure chaleureuse qui donne l'impression d'être encore habité, Cela m'a aussi donné envie de connaître mieux Madame de Maintenon et je dévore en ce moment le livre de Françoise Chandernagor : l'Allée du Roi. Passionnant.

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